‹ Œuvres diversesChapitre 119 sur 221 · SA VIE ET SES OUVRAGES. CCXXV · texte numérisé non relu

SA VIE ET SES OUVRAGES. CCXXV

croix, qui, quoique âgé de qualre-vingi-six ans, reprit le travail avec une nouvelle aclivité.

Avec les trois belles lettres au Père de la Compagnie de Jésus (1704, 1705 et 1706), publiées par l'abbé d'Olivet, nous avons des dernières années de sa vie quelques petites pièces, épigrammes et madrigaux, qui prouvent suffisamment que les transformations habituelles chez l'homme qui vieillit n'avoient pas sensiblement affecté le naturel et l'existence de Maueroix. On a dit que ces trois lettres, qui sont comme la couronne littéraire de Maueroix, étoient à l'adresse du Père Bouhours, avec qui Maueroix, plus âgé que lui de neuf années seulement, étoit en relations d'amitié : mais cette attribution ne souffre pas l'examen, puisque le Père Bouhours mourut en 1702, et que ces lettres sont postérieures à celte date. Leur éditeur est l'abbé d'Olivet.

Joseph Thouilier, plus connu sous le nom d'abbé d'Olivet, naquit en 1682, à Salins, dans la Franche- Comté bourguignonne. 11 entra de bonne heure chez les Jésuites, et y essaya, tout jeune encore, ses talents comme poète, comme prédicateur et comme humaniste. Le jeune Thouilier quitta rinslilut des Jésuites en 1715, âgé de trente-trois ans. A l'époque de la première des trois lettres de Maueroix au Père *** de la Compagnie de Jésus (30 mars 1704), Thouilier n'avoit que vingt-deux ans, et à la date de la troisième, le jeune Jésuite en avoit vingt-quatre. Le ton qui règne dans ces lettres est tout à fait pédagogique : c'est celui du maître avec

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