‹ Œuvres diversesChapitre 144 sur 221 · SUR LA TRAHISON DE · texte numérisé non relu

SUR LA TRAHISON DE

Assez souvent sur le minuit Cerlain quidam sort de chez e)le; Mais sans suite, mais sans ciiandelle.

iMais surtout sans faire de bruit ; La dame, dit-on, n'est pas froide; On le dit, mais je n'en crois rien, Car, après tout, elle est trop laide Pour n'être pas femme de bien.

ÉPÏGRAM.\]E.

Ta femme en lient pour ses neuf mois Tu n'as pas raison toutefois De te faire honneur de sa bosse :

Car chacun sait bien, dieu merci. Lorsque la femme devint grosse.

Que Licidas éloit ici.

78 poÉsiis

STANCES*

Heureux qui sans souci d'augmenter son domaine Erre, sans y penser, où son désir le mène,

Loin des lieux fréquentés; Il marche par les champs, par les vertes prairies, Et de si doux pensers nourrit ses rêveries, Que pour lui les soleils sont toujours trop hâlés.

Et couché mollement sous son feuillage sombre, Quelquefois sous un arbre il se repose à l'ombre,

L'esprit libre de soin ; Il jouit des beautés dont la terre est parée ; Il admire des cieux la campagne azurée, Et son bonheur secret n'a que lui de témoin.

Il se remet aux grands des soins du ministère, Et laisse au parlement à se plaindre ou se taire

De nos malheurs divers.

Son cœur esta l'abri des tempêtes civiles Et ne s'alarme point, quand pour piller nos villes. D'escadrons ennemis il voit ses champs couverts,

il ril de ce.^ priidenls, qui par Irop de sagesse S'en vont dans l'avenir chercher de la tristesse

Et des soucis cuisants :

Le futur incertain jamais ne l'inquièle, Et son esprit content, toujours en même assiette, Ne peut être ébranlé, même des maux présents.

Cependant vers leur fin s'envolent ses années, Mais il attend sans peur des fières destinées

Le funeste décret ; Et quand l'heure est venue et que la mort l'appelle, Sans vouloir reculer et sans se plaindre d'elle, Dans la nuit éternelle il entre sans regret.

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