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XXXIV MAUCROIX

reux écondiiit n'avoit peut-être pas revu depuis le collège.

Celte première réunion des deux amis est de quelques années antérieure à V Historiette que Tallement nous a laissée sur La Fontaine et dont voici le singulier début : « Un garçon de belles-lettres et qui fait des vers , nommé La Fontaine , est encore un grand rêveur... » A la date de cette historiette, 1657, La Fontaine, âgé de trente-six ans , n'avoit encore publié que sa traduction de VEunuque de Térence, et n'étoit connu que par quelques badinages poétiques et quelques fables que se communiquoient manuscrites les amateurs du genre. Mais au passage de Maucroix à Château- Thierry, La Fontaine sortoll du séminaire: il avoit vingt-deux ans et conservoit cet air bon garçon, ce maintien sage et modeste que Maucroix signaloit dès l'année 1633 ou 1634.

Il y a sur certaines phases de la vie des hommes illustres des opinions toutes faites et que la tradition impose sans contrôle à la postérité. Les débuts poétiques de La Fontaine, de Molière et de quelques autres sont comme stéréotypés dans les biographies. Bazin, dans l'excellent morceau qu'il a laissé sur sur les premières et les dernières années de Molière, a rectifié bien des fables de ce genre. Il en existe en non moins grand nombre dans l'histoire de La Fontaine, et M. Walckenaer ne les a pas toutes détruites. Voici la façon dont le savant académicien raconte les débuts littéraires de notre fabuliste; auxquels il mêle un peu Maucroix : • La Fontaine

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