‹ Œuvres diversesChapitre 42 sur 221 · LXXII MAUCROIX · texte numérisé non relu

LXXII MAUCROIX

avoit été à confesse elle disoil à son amant : Ils m'ont dit que c'étoit un sacrilège. »

Ces détails que nous donne Tallemant, qui les te noit de Mancroix lui-même, viennent certainement à la décharge de la marquise, et prouvent que dans son amour pour Maucroix , comme dans toutes les galanteries que lui imputent les Hisiorietfes. il y eut plus de légèreté que de véritables atteintes à la foi conjugale ; et ce qui le fait mieux croire encore, c'est que lemarquis n'en fit jamais le prétexte de ses brutalités. « Cependant, dit Tallemant, son mari la maltraita fort, sans la soupçonner pourtant d'aucune galanterie : mais il étoil mal satisfait du père qui ne lui donnoit point ce qu'il lui avoit promis. »

La liaison de la marquise et de Maucroix avoit toutefois une certaine notoriété; mais quel qu'en fut le caractère, le mari, comme il est assez d'usage , fut le dernier à la soupçonner , tant Maucroix s'étoit insinué dans son esprit. Tallemant raconte delà crédulité de De Brosses une preuve assez plaisante : « Le père (M. de Joyeuse), s'étant aperçu de l'attachement du chanoine, en écrit à sa filie, et il lui représenloit qu'après avoir résisté au favori d'un Roi, c'étoit M. Le Grand (Cinq-Mars), qui en avoit été un peu épris en un voyage de Champagne, il lui seroit honteux, etc. Elle en avertit Maucroix, et lui dit : « Mon père enverra tout dire à mon mari. » Le chanoine prend les devants et déclare au marquis que pour ne pas les brouiller davantage , M. de Joyeuse et lui, il se vouloit retirer et

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