CXXXII MAUCROIX
émanent de ses propres raisonnemenls : en un mot, il réussit d'autant mieux qu'on se méfie moins de lui. » Le roi, persuadé, approuva l'idée du surintendant et le chargea du soin de trouver l'homme propre à l'affaire, de l'instruire des choses qu'on en souhailoit, afin qu'il travaillât sur les lieux dans le sens convenu.
Pellisson, consulté par Fouquet, proposa Maucroix : c'éloit l'homme d'une telle mission et qui réunissoit toutes les qualités de l'emploi. Pellisson, ami de Maucroix, se rendit garant de son caractère et de ses capacités. Il assuroit le surintendant qu'aimable, insinuant, délié, versé dans les littératures anciennes et parlant l'italien, Maucroix avoit depuis longtemps le désir de faire le voyage de Rome, et qu'étant homme d'Eglise, son séjour en cette ville y seroit moins suspect que celui de tout autre. Fouquet donna ordre qu'on fît venir Maucroix, qu'on s'assurât de son consentement, et que sur sa réponse, on dressât immédiatement l'instruction dont il devoit être porteur.
Pellisson écrivit à Maucroix et lui offrit, au nom du surintendant, une mission en Italie. Il ne s'agissoit quant à présent que de se mettre à la recherche et d'acquérir, pour les musées de Vaux et Saint-Mandé, des tableaux, des médailles et autres objets d'art et d'antiquité. Maucroix , dont cette offre flattoit les penchants, prit la poste et fut en quelques heures à Fontainebleau, à l'hôtel de la surintendance.
Je ne sais si Pellisson dit sur-le-champ à Mau-