CXXXIV MAUCROIX
réussiroit pas et qu'il regrettoil ce que le suriiiten- (laul avoil lui-même proposé d'abord. Fouquet répondit qu'à la vérité il ne pouvoit garantir le succès de d'Aubeville; que sans doute le ministre qui l'avoit proposé l'eslimoit capable ; qu'en tout cas, si Sa Majesté l'agréoit, lui Fouquet ne laisseroit pas de faire partir M. de Maucroix, qui, tout en agissant pour des affaires personnelles , ne manqueroit pas d'apprendre et de savoir les choses et d'en informer Sa Majesté. Le roi témoigna qu'il agréoit cette nouvelle combinaison.
Maucroix n'ignoroit point la part que le roi prenoit à son voyage : aussi n' hésita- t-ii point , malgré la commission de d'Aubeville. L'instruction ostensible que lui remit Pellisson étoit conçue en termes vagues et généraux. Elle contenoil, avec un Mémoire des droits publiquement prétendus par le roi en Cour de Fiome, trois recommandations expresses : la première , d'apprendre la cour de Rome; la deuxième, de s'appliquer aux moyens de servir utilement le roi ; la troisième, de voir ce qui se pourroit faire pour M. le surintendant en particulier dans les occasions qui s'en présenteroient. — Le soin de développer chacune de ses prescriptions étoit remis à une correspondance ultérieure.
Maucroix partit. Soit que ce fût une recommandation du surintendant ou de Pellisson , soil que Maucroix le jugeât plus honorable pour lui , dans un pays où la gloriole des titres est si grande,