‹ Œuvres diversesChapitre 84 sur 221 · CLIV MAE CROIX · texte numérisé non relu

CLIV MAE CROIX

au cliâliment que lui infligèrent les rigueurs impériales. Les plus riches citoyens, dit M. Villemain, étoient arrêtés et battus de verges ; des femmes d'une illustre naissance étoient chassées de leurs maisons, privées de leurs biens, errantes auprès des prisons pour demander la grâce de leurs époux et de leurs fils; la terreur du peuple étoit à son comble.— Dans ces homélies, prononcées au peuple d'Antioche tremblant sous le courroux de Théodose, l'orateur rappelle les événements dont les esprits sont occupés : il déplore la triste situation de sa patrie, il essaye de relever le courage de ses concitoyens et mêle le reproche à l'exhortation; puis, faisant un appel àla clémence du prince, à la pitié des grands , il passe à ces paroles de saint Paul : Dites aux riches de ce siècle de ne point s'enorgueillir , et paraphrasant cette sublime apostrophe , il provoque les secours et les aumônes en faveur de son peuple si misérablement traité.

Les Homélies au peuple d'Antioche, qui, nous le répétons, semblent le premier ouvrage du genre grave auquel ait travaillé Maucroix , parurent au commencement de l'année 1671 , et sous les auspices de M. LeTellier, encore coadjuteur. L'épître dédicaloire est du style relevé , et quoique raisonnablement courte , rien d'essentiel n'y est omis : ni l'éloge de Jean Chrysostôme et de son œuvre , ni l'appréciation plus qu'humble de la traduction, ni surtout la glorification du personnage , sous le patronage duquel l'ouvrage est placé... « Que pourr oit-on offrir à un grand archevêque qui fut plus

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