CLXVIII MAUCROIX
sans oublier la louable émulation de son esprit, l'inépuisable bienveillance de son caractère et les éminentes qualités de son cœur, se rappellera que cette institution littéraire, qui a jeté tant de gloire sur la France, l'Académie françoise, a pris jour dans sa petite maison de la rue Saint-Martin.— En ses dernières années, Conrart s'étoit lié avec Marie Le Vieux , cette charmante Olinde qu'aima ratru,elàqui celui-ci écrivoit, en 1659, les jolies lettres que l'on trouve dans ses œuvres. Les recueils Conrart, que possède la bibliothèque de l'Arsenal et qui renferment tant de documents précieux pour notre histoire littéraire, contiennent, entre autres preuves de l'esprit poétique de leur auteur, plusieurs épitres et madrigaux à l'adresse de la belle Olinde; et l'on verra queMaucroix, dans ses lettres à l'amie de Patru , fait allusion aux soins qu'elle recevoit du grave Théodamas.
C'est vers ce temps que Maucroix publia ses Vies des cardinaux Polus et Canipége, en manière de suite et de second volume à son Histoire du schisme d'Angleterre. La vie de Polus étoit traduite de Becatel, archevêque deRavenne, cl longtemps secrétaire intime du ministre de Henri VIII; celle de Campége venoit de Sigonius, ami du cardinal et parfaitement bien informé; aussi le livre de Maucroix eut-il un véritable succès en raison des circonstances politiques du moment.
Nous venons de nommer Patru: c'est ici le lieu