SA VIE ET SES OUVRAGES. CLXXVII
Et en vérité, cet impromptu poiirroit bien n'être que l'expression des habitudes de la vie de Maucroix, et donner juste la mesure de ses relations avec le beau sexe. Ainsi, sous la date de 1680, nous retrouvons une élégie d'une touche assez délicate, et qui évidemment n'est plus qu'un jeu d'esprit, une affaire de badinage :
Reviens, chère Philis, reviens, chère inhumaine!
Cette pièce, qui fut composée en l'honneur d'une des cliarmantes cousines , offre encore de la grâce et de la facilité :
C'est en vain qu'à Fleury je cherche des secours, Ah ! j'ai beau m'éloigner, mon mal me suit toujours. Fleury, qui si souvent m'avoit servi d'asile Contre les vains soucis qui naissent à la ville, Oà je bravois du sort la haine et l'amitié, Où le bonheur des rois m'a souvent fait pitié; Fleury, ce lieu de paix, ce séjour si tranquille, Philis, est contre vous un refuge inutile...
L'auteur feint la passion, la douleur, mais on sent que le cœur n'est plus pour rien dans ce pastiche. Aussi, quoi qu'en dise le poète, l'occupation de sa vie n'est plus l'amour, mais le travail plus sérieux du cabinet et de la méditation.
Celte année, en effet, Maucroix publie la traduction du Traité de Laclance, De la mort des persécuteurs de V Eglise K
Ce traité, sans contredit l'une des plus belles et
1 Paris, F. Muguet, iG80, iu-1-2 de loi p.