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Histoire d’Éggpte, p

SUR LES MOTS ÉGYPTIENS

côtés de la personne, et il est tout naturel qu’il s’agisse du côté droit, le côté qui agit, qui frappe : ils ont pour corrélatifs les noms à’ Ammonhi/opeshef, Monthi/opeshef, Am mon est sur son glaive , Mont est sur son glaive. On remarque d’ailleurs que l’on ne rencontre aucun nom de ce genre en combinaison avec ^ J a , ainsi qu’on doit effec¬

tivement s’y attendre, si ce dernier groupe signifie la gauche. Notons enfin que l’idée de force qu’emportent ces dénominations composées est bien caractérisée par la variante

^ T f T n > fi110 vous avez n°tée dans votre Kônigsbuch, n° 428, b.

Mais, dans une question dont les données paraissent si simples, il semble qu’on ait le droit d’exiger autre chose que des inductions; on doit s’attendre à trouver quelque preuve matérielle d’une distinction si matérielle. Les considérations que j’ai rassemblées, sur ce sujet, dans mon mémoire sur Les Inscriptions des Mines d’or ' , n’ont point ce caractère décisif. Je vous apporte aujourd’hui quelque chose de plus significatif.

Dans l’une de ses premières et très remarquables études sur l’Astronomie des anciens Égyptiens1 2, M. Brugsch fait ressortir la valeur d’un texte hiéroglyphique qui confirme le témoignage de Sextus Empiricus, cité par Jablonski, d’après lequel les Égyptiens assimilaient le soleil à l’œil droit et la lune à l’œil gauche. Ce texte, qui provient de la stèle de Naples3, se lit ainsi:

i\\ n fi Son œil droit est le soleil, son œil gauche est la lune. Ici, la distinction entre l’œil gauche et l’œil droit repose uniquement sur la forme spéciale, très significative du reste, que le dessinateur a donnée à chacun d’eux.

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