Mémoire sur une stèle égyptienne, p. 96, note
LETTRE AM. LE DOCTEUR R. LEPSÎUS
Mais, dès cette époque, des doutes s’étaient élevés dans l’esprit des explorateurs de la langue égyptienne. Un nouvel adepte qui tiendra, il faut l’espérer, les promesses de ses débuts, M. Auguste Baillet, dans un travail destiné à combattre le système de M. Seyffartb, rendait la même légende par : son fouet est sur 1 2 3 4 5 son bras gauche' .
Il me paraît, du reste, que c’est à vous-même, Monsieur, qu’il faut faire remonter la première réaction contre les idées de Champollion sur le point de détail qui m'occupe, car, dans votre Kônigsbuch, qui porte la date de 1S58, vous avez donné les transcriptions suivantes :
Amun lii unamif' ,
Pra hi unamif *,
II or hi unamif'.
Vous assimiliez ainsi ' \\ au copte oto«.jul, la droite. M. Brugsch a adopté les mêmes vues ’.
Mais ni vous, Monsieur, ni M. Brugscli n'avez fait connaître les motifs qui vous avaient décidés l'un et l’autre à cette grave altération d’une définition donnée par le fondateur de la méthode et acceptée jusqu’alors sans conteste.
Au premier abord, on peut supposer que vous avez été guidé par l’analogie des dérivés coptes et aussi par les exigences de la signification des noms par vous transcrits. Ces noms, en effet, indiquent clairement la puissance d’Ammon, de Plira, d’Horus, placée sur l’un des bras ou à l’un des