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REPONSE A LA CRITIQUE

posée de deux termes bien connus : chercher,

rechercher, et , le ventre. Il existe une phraséologie à peu près pareille : ^i, explorer, tâter le

ventre. Tout cela est trop simple pour M. Brugsch, qui nous fabrique ici un mot nouveau : j, Uh'cihet,

auquel il donne le sens ventre; il supprime ainsi le verbe chercher et bouleverse le sens de la formule. Effaçons toujours.

XYI

M. Brugsch cite les groupes j\ et ^ a, dont il fait des variantes de . , ouvrir. Ce changement de

AWM V«— =rü

déterminatif n’aurait rien de surprenant; mais les citations de notre lexicographe se rapportent à des phrases dans lesquelles le sens ouvrir n’est aucunement acceptable. Que faire de cette valeur, par exemple, dans des passages tels que Todtenbuch, chap. clii, 1; Papyrus Anastasi I, pl. 6, 1. 8; Papyrus hiératique de Leyde 344, pl. 12, 1. 4? Pour l’explication de ces groupes, il faut tenir compte de l’équivalence a, et ^ fl, et de la

forme donnée, Papyrus Rhind, 14, 2. L’article du Dictionnaire de M. Brugsch est, sous ce rapport, entièrement à refaire.

m a est un verbe qui n’est pas précisément rare, mais dont le sens exact n’est pas encore facile à déterminer. Je l’ai rendu deux fois par présenter, offrir, remettre, dans l’explication des premiers paragraphes du Papyrus Anastasi /(pl. 10, 5; pl. 17, 5). M. Brugsch, que le copte trompe si aisément, assimile ce mot à ore, o-yei, repudium, dissol - Bibl. égypt., t. xi. 16

voyage d’un égyptien en syrie, etc.

vere, disperser, exempter, faire remise. Ces acceptions sont impossibles dans tous les passages que je connais. Si le démotique donne à un mot de cette forme le sens acte de cession, cela me confirmerait dans mon opinion, car cession est essentiellement dation, tradition, transmission, et non pas répudiation.

Mais le but de cette note est de rectifier la grosse erreur de M. Brugsch, qui découvre deux fois le mot en question au chapitre xcix, 1. 30, du Todtenbuch; il n’y a là, comme dans les passages similaires, Todtenbuch, lviii, 2; lxxii, 5;

lxxxix, 7, etc., que le verbe ’ au sujet duquel

voyez Voyage d’un Egyptien, glossaire, n° 425.

Je ne sais dans quel texte M. Brugsch a pu rencontrer le groupe csr . qu’il fait figurer dans son Dictionnaire avec la valeur lèvres; le phonétique du signe des lèvres est le même mot qu’en copte, ciiotot; mais, de même que la plupart des autres signes figuratifs, l’ hiéroglyphe des lèvres s’emploie souvent seul, et signifie alors tout aussi bien les lèvres que la forme orthographique complète. Dans l’inscription de Kouban, où le mot se rencontre deux fois, la partie phonétique n’est pas exprimée. On y lit à la ligne 18 : Le lieu de ta langue est le temple de la Vérité; un dieu est

assis sur tes deux lèvres et à la ligne 14,

dans le même ordre d’organes : L’équilibre de ta langue, le centre de les deux lèvres est pour le poids juste, de Thoth. Le texte entend par là que les jugements rendus par Ramsès sont assimilables, sous le rapport de l’équité, à ceux que décide le poids de la balance du jugement des morts, et auxquels Thoth préside sous la forme d’un cynocéphale placé au-dessus du poids régulateur, et aussi comme greffier ins-

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crivant la sentence1. C’est ce que M. Brugscli avait traduit : La balance de la justice est au milieu de tes lèvres, et le vase de l’équilibre est établi par le dieu Tauud (établi où?).

Dans cette traduction fautive, l’expression ^ entre les lèvres, au milieu des lèvres, n’avait pas été méconnue par notre critique. Cette expression n’est-elle pas cependant l’unique source du mot ak, signifiant lèvres, qu’il nous présente aujourd’hui? Rayons toujours ce mot malencontreux de nos vocabulaires.

Au nombre des choses offertes aux dieux on voit quelquefois un objet de la forme f), que le présentateur tient dans la main par sa partie inférieure. Cet objet est nommé

J’ignore ce qu’il représente, et M. Brugscli n’est pas

mieux informé que moi. Mais je veux lui demander compte de la transcription qu’il donne de la phrase suivante :

jUUIUU^

turt abu enAmoti [Dictionnaire ,

p. 177), j’y lis : p-r*, ins- n «.un, faire donner le Bon ci

Ammon, et j’engage les égyptologues qui ont confiance en moi à biffer les mots turt et abu; ils n’existent que dans l’imagination de M. Brugsch.

On voit sur la muraille septentrionale du temple de Chons à Karnak une scène fort intéressante dans ses détails. Le Pharaon Amon-si-Pehor se tient debout devant Tum, qui lui envoie dans la bouche le symbole de la vie heureuse j.

1. Voir mon mémoire sur les Inscriptions des Mines d’or, p. 24, 1. 1 [cf. t. II, p. 212-213, de ces Œuvres diverses].

VOYAGE D UN ÉGYPTIEN EN SYRÎE, ETC

Derrière le roi, le prêtre officiant adresse cette allocution aux dieux parèdres du temple :

« Parce que le roi Amon-si-Pelior vous a fait de grands » monuments dans la demeure de son père Ammon, et qu’ils » sont parfaits en travail de durée éternelle, qu’il a donné » davantage que n’avaient fait les rois de la Haute et de la » Basse-Egypte, qu’il se renouvelle pendant des myriades » d’années, la vie stable et parfaite s’unissant à ses membres ; » qu'il abatte les ennemis sous ses pieds; que son nom » prospère comme prospère votre nom, » etc.

Dans ce texte, d'une extrême simplicité, des trois impératifs soulignés, le premier et le dernier sont gouvernés par

la formule

(| le deuxième par la particule (j déjà

tant de fois signalée dans cette fonction. Mais pour M. Brugsch l’occasion était trop belle; il s’est hâté de placer ici une de ses huitièmes formes, qui lui a fourni le verbe et il traduit, sans se préoccuper du con¬

texte, qui n’est pas autre chose qu’une prière : Il a frappé les nations étrangères ! ! !

Continuons à effacer.

boucher'. Le déterminatif qui représente l’objet lui-même ne permet ni hésitation, ni erreur. Or, dans un passage du Papyrus magique I 348 de Legde, on trouve, au milieu d’une phrase criblée de lacunes, le groupe incomplet . Il paraîtrait naturel de restituer ici, au moins conjecturalement, le groupe connu bouclier, d’autant mieux qu’il fournit un sens très satisfaisant pour la phrase. Mais M. Brugsch aime mieux se lancer dans l’inconnu. Il imagine

Tous les égyptologues connaissent le mot (I / i

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