Papyrus Sallier II, pl
Bibl. ÉGYPT., T. XI.
voyage d’un égyptien en syrie, Etc.
On a généralement attribué au groupe (j Jp le sens dévoué, dévot; l’idée pieux me paraît acceptable aussi pour un mot qui exprime les sentiments d’une épouse envers son mari, d’un ills envers son père, d’un homme religieux envers les dieux, de l’homme de bien envers ses semblables, etc. M. Brugsch tente ici une innovation : il décompose le mot en (j Jp, qu’il fait égal à - qui est inter, et
qu’il assimile au copte ujot, dignus ; de là, pour notre lexicographe, le sens être parmi les dignes, être déclaré digne. Je n’ hésite pas à déclarer que la dérivation imaginée par M. Brugsch est fausse de tout point, et je laisse à d’autres l’envie de suivre son exemple, lorsque, au lieu des traductions simples : pieux envers son père, envers le roi, etc., il propose de lire : déclaré digne par son père, par le roi, etc.
est une particule de connexion, d’intimité, et nullement d 'origine, d’ extraction, etc.
Le triage de mes notes nous ramène ici à une de ces huitièmes formes inventée par M. Brugsch : qu’il
rapporte au radical . Notre critique la trouve au Papyrus d’Orbiney, dans un passage que j’ai déjà expliqué1. La mer, éprise de la fille des dieux, pousse ses eaux contre elle pour la saisir, mais la belle s’enfuit; alors la mer, déconcertée dans ses espérances, crie au cèdre :
Que je me .saisisse d’elle !