‹ Œuvres diversesChapitre 144 sur 273 · On peut · texte numérisé non relu

On peut

passer de l’égyptien au copte, jamais du copte à l’égyptien sans justification spéciale.

Le dernier groupe cité est le nom d’une sorte de bouquet qu’on présentait devant les dieux, et qui servait ensuite comme un talisman contre la mort. Il s’agit sans doute de ces fleurs combinées avec le signe de la vie, dont on voit la représentation sur divers monuments; le signe c=^\ après le mot 01155 donne ordinairement à ce mot cette valeur spéciale; il en est autrement de <-*■*-., qui s’emploie très fréquemment dans des cas où le sens vie est incontestable. Le passage démotique cité par M. Brugsch signifie vie de Dieu! et non pas jura' par dieu; c’est du reste la même formule qu’au Papyrus Abbott : Vie du Roi! L’expression vie de Dieu! vie du Roi ! est la formule du serment égyptien, comme nvr "n, Çf, xâ p>.o;, vivit do minus, est la formule du serment des Hébreux, "n signifie vie et non pas jurer; il en est

f/wwv\

M. Brugsch enregistre dans son Dictionnaire le groupe 1 li^x’ clu ^re ^es ^ aPUrus dihind (pl. 6, 1, et pL 13, 7). C’est une erreur de transcription; la forme hiéroglyphique correspondant aux groupes hiératiques dans les passages cités est de ce groupe, je ne connais de bien

authentiques que les variantes '|<^^ et La f°rme

1. Souvent l’animal est représenté debout, connue s’il sautait ou s’élançait.

RÉPONSE A LA CRITIQUE

donnée dans l’inscription rapportée par M. Dümichen ( Kal . Inschr., p. 67, B, 2) figure, à la place de la chèvre qui saute, un oiseau à longues oreilles, que je regarde comme une faute de transcription pareille à celle qu’a commise M. Brugscli dans l’exemple qu’il cite. Je suspecte de même le groupe reproduit par M. Dümichen ( Inscr . hist., pl. 22, 31). Avant d’admettre la finale m, je crois qu’il convient d’attendre la découverte de variantes hiératiques bien certaines.

LYII

M. Brugsch attribue au groupe - ûj - la valeur

du copte Wie, evanescere, parler, dire des bêtises (sic), des niaiseries; mais il ne cite pas une seule phrase dans laquelle ce sens soit apparent. Considérée isolément, la phrase ■ST xx. ôJAA signifie tout aussi probablement parler sérieusement que parler en plaisanterie (Hochnasicj reden). Je ne crois pas d’ailleurs que ce soient des gens qui plaisantent qu’on menace de priver du souffle de la vie.

On peut voir des emplois de ce mot dans des phrases louangeuses : Denkmdler, III, pl. 73, en c; ibid., pl. 223 (e.Ti n ôüieJi u pn~q p k*. ne), Papyrus Sallter III, pl. 8, 3, et passage correspondant, Brugsch, Recueil de Monuments, I, pl. 31, 29, etc.

Cette même phrase se rencontre avec la forme simple dans une énumération des titres de Tliothmès IV : Roi des rois, Souverain des souverains, et Jj

si nous continuons la traduction avec l’assistance du Dictionnaire de M. Brugsch, nous devrons lire : chef suprême à se moquer de lui!!!

La statuette funéraire du prince Schaemab, fils de 1. Denkmaler , III, pl. 69.

voyage d’un égyptien en sYrie, etc.

Ramsès II, publiée par M. Prisse d’ A vernies1 2, est décorée d’une légende des plus claires, où se rencontre la phrase suivante :

fJ^

térieuse.

Tu distingues la retraite mys-

M. Brugsch copie mal son texte, et se méprend (Empiétement sur l’arrangement des mots; il traduit : tu vois l’abîme de la terre, sans s’apercevoir que le signe est la dernière syllabe du mot ujro, secret, mystère. Cette valeur a été expliquée par moi il y a plus de douze ans. Elle est aujourd’hui acceptée par tous les égyptologues.

On trouve dans le Recueil d'inscriptions publié par M. Dümichen, II, pl. 60, un texte*indiquant l’attitude respectueuse de divers peuples livrés par la divinité à l’un des Ptolémées :

Res uns touchent la terre de leurs fronts devant le roi; d’autres se plaisent à respirer la terre en sa présence; il en est qui :

I ' ° h ra ^ , dirigent leurs bras vers lui

Page 1