Profond mystère
voyage d’un égyptien en syrie, etc.
De grâce si ton cœur se trouve blessé par là, que ton
cœur reste tranquille. Ne prépare pas une privation à celui qui vient manger. J'ai corrigé la fin de la lettre, je te renvoie tes paroles. Tes communications s’accumulent sur ma langue et restent sur mes lèvres ; elles sont confuses pour le sens. Un inhabile ne pourrait pas les interpréter. Elles sont comme l'entretien d’un homme de la Basse-Égypte avec un homme d’Éléphantine. Mais toi, tu es le scribe du
Pharaon . Sois aimable voyant cela. Que tu ne dises
pas : Tu as rendu répugnant mon nom au public.
Vois! je t’ai dit ce que c’est qu’un héros, je t’ai déroulé le tableau des pays étrangers , je t'ai guidé en réunissant l'ensemble des villes selon leur ordre. Sois gracieux pour nous. Regarde ( ces choses) avec faveur, tu trouveras l’occasion pour le communiquer quand tu seras avec le maître Uah '.
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Citer cette pièce de mystification, c’est en faire justice. Je ne prendrai la peine de réfuter en détail M. Brugsch et de prouver toutes les erreurs que j’ai indiquées dans les passages guillemetés, qu’autant qu’il essayerait de justifier ses prétendues rectifications. Ce serait, dans ce cas, un devoir à remplir envers la science. Quant à la tâche de dessiller les yeux de M. Brugsch, elle serait bien au-dessus de mes forces. Plus de vingt années d’études l’ont jeté dans la voie qu’il suivra fatalement jusqu’au bout. A moins qu’il ne brûle tout ce qu’il a adoré et qu’il n’adore tout ce qu’il a brûlé, il doit renoncer à jamais devenir un interprète solide de la langue égyptienne; mais il y a quelque chose de plus grave que le grand nombre et l’énormité de ses erreurs. On peut être très mauvais traducteur, mais il n’est
1. J’avertis que la ponctuation adoptée par M. Brugsch a été scrupuleusement respectée.
RÉPONSE A LA CRITIQUE
pas permis, même à un mauvais traducteur, de supprimer des mots ou de substituer arbitrairement un mot à un autre. Je ne m'étonne nullement, par exemple, de voir M. Brugsch couper d’une manière absurde (il n’y a pas d’autres mots admissibles) la phrase qui décrit les hyènes ( Voyage, p. 222 et sqq.), et faire le tour de force suivant :
terribles
etc.
/WWV\
Sns-s.fi
Un débutant, après un mois d’études, ne saurait assurément garder son sérieux devant cette fabrication d’un verbe fns-iMt, voir, au moyen de la négation fry et du groupe être gracieux, dont le sujet leur cœur vient après. Mais ce que je ne comprends pas, c’est que M. Brugsch, qui attribue ce sujet au verbe écouter de la phrase suivante, n’ait pas aperçu le pronom pluriel ^>j, elles ( les hyènes), qui est attaché à ce dernier verbe et le met au pluriel. De même dans cette inimaginable version : les chefs dont les yeux sont d’ailleurs si excellents, mais dont la main s’affaiblit' , il n’a pas pu ne pas voir qu’il est écrit , ta main
et qu’il ne saurait par conséquent être question de la main des chefs. Nous avons affaire ici à autre chose qu’à des erreurs de traduction, car il n’y a pas lieu à erreur de traduction sur ces détails. C’est, je le répète, un cas infiniment plus grave.
Dans ce qui précède, je n’ai pas encore touché à la grosse question soulevée par M. Brugsch, celle de savoir si toutes les phrases commençant par la négation !ns- doivent être tra-