Charlataneric en allemand
2. Voir, pour la fausse acception donnée à ce mot par M. Brugsch, le paragraphe LXIII.
Bibl. égypt., t. xi.
voyage d’un égyptien en syrie, etc.
une version des premières lignes plus littérale que celle que j’ai donnée' :
« Scribe d’élite, ample de cœur, éloquent, la joie de ceux » qui se tiennent auprès de lui lorsqu’ils l’entendent; ar- » liste de la langue divine, il n’ignore rien; hardi pour le » combat (et) dans les travaux de la déesse Safekh; l’esclave » du dieu d’Hermopolis, dans la bibliothèque; professeur » actif dans la chaire des lettres; la tête de ses compagnons, » celui qui est devant ses concitoyens, le chef de sa fa- » mille, » etc. La litanie continue à peu près sur le même ton jusqu’à la fin du chapitre, toujours à la troisième personne; la deuxième section n’est pas moins emphatique, et c’est à la troisième seulement que le scribe adresse la parole à son maître, en se servant de l’appellation respectueuse
, empruntée au formulaire de la cour pharaonique. Ici,
tout est à la seconde personne. Nous sommes bien loin, on le voit, du style des scribes qui donnent des avis et des leçons à leurs inférieurs 1 2.
Or, c’est dans le texte dont je viens de donner la traduction que M. Brugsch trouve la phrase : Je suis le premier parmi ses semblables ( primus inter pares). Où a-t-il vu cette première personne, qui n’existe ni dans cette phrase, ni dans aucune autre de la section? Quelle que soit la cause de son erreur, elle peut avoir eu pour conséquence de le porter à attribuer cette légende louangeuse à l’écrivain luimême, et par suite à intervertir les rôles des deux personnages. De là nécessairement une fausse appréciation du document tout entier. Sans doute, la méprise de M. Brugsch est énorme et inexplicable, mais enfin j’éprouverais quelque satisfaction à me persuader qu’il y a au fond de l’attaque de mon adversaire une erreur de bonne foi.
Le héros du papyrus, que j’ai désigné par le titre de