‹ Œuvres diversesChapitre 176 sur 273 · Voir ci-devant, p. [317-319 du présent volume · texte numérisé non relu

Voir ci-devant, p. [317-319 du présent volume

Mohar, appellation redoutable qui, selon l’expression clu texte, frappait les gens de stupeur, avait rempli, dans sa longue carrière, des emplois variés ; il avait été chef d’armée ; il avait surveillé d’importants travaux; des missions lointaines lui avaient été confiées; l’une de ses expéditions militaires avait eu pour objet la répression du peuple des Arunas, qui s’était révolté'; les longs voyages qu’il avait entrepris étaient aussi pour ce personnage des titres de gloire.

Aussi, la cinquième section du récit du voyage commence-t-elle par une adresse dans laquelle l’écrivain fait allusion à ces grands épisodes de la vie de son héros. J’en répète ici la traduction1 2 3 : Mapu! ô scribe d’élite, Mohar qui connaît sa main, conducteur des Arunas, chef des Tselamaou , explorateur des limites les plus reculées du pays de Paka .

Le souvenir de l’expédition contre les Arunas est ici nettement relaté. Je suis bien forcé, par ma discussion avec M. Brugsch, de répondre quelques mots à M. de Rongé, qui, d’un trait de plume, supprime ce nom de peuple de la liste des ethniques, et me donne à la fois une leçon de grammaire et une leçon de géographie’. Je ne puis accepter ni l’une ni l’autre.

C’est précisément parce que j’ai réfléchi à la règle de transcription du i? sémitique que je me suis bien gardé d’admettre la valeur identique des deux mots : vu/

,L=4V&!eti^ . ^ ; M. de Rongé,

violant la règle qu’il pose, les considère comme deux variantes d’un même mot. Je n’ai eu garde de méconnaître l’article pluriel ne, les, devant le deuxième de ces groupes; c’est là, de la part du savant académicien, un fâcheux em-

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