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Voir Mémoire sur les attaques, etc., appendice B

voyage d’un égyptien en syrie, etc.

ploi de la sagacité de M. Munck. Si cette polémique doit se poursuivre, je donnerai mes preuves, et montrerai que cette erreur de linguistique n’est pas la seule à relever dans le court paragraphe de M. de Rougé. Mais il suffira, quant à présent, non seulement pour les égyptologues, qui n’ont sans doute pas manqué de remarquer ces erreurs, mais encore pour le public en général que cette discussion peut intéresser, de produire ici une preuve toute matérielle, appréciable par le premier venu.

Le nom des Arunas se rencontre deux fois au Papyrus Anastasi I : la première fois (pl. 17, 1. 3), sous la forme hiératique

, les Arunas ; la transcription en est donnée par le second groupe hiéroglyphique ci-dessus. L’autre exemple se trouve pl. 27, 1.1; l orthographe du nom géographique est identiquement la même, y compris les déterminatifs dont les débris se distinguent encore dans la lacune sur le papyrus; seulement l’article n’y est pas préfixé comme dans le premier cas ; les mots qui sont devant l’ethnique sont guide

de (Arunas). Voici l’hiératique, auquel j’ajoute, pour dispenser les lecteurs de toute recherche, les deux signes qui le précèdent, et qui sont l’homme, déterminatif du titre de guide, conducteur, et la particule du génitif *a/w* :

33.^ . M. de Rougé a tort, du reste, de me ^ “-s? croire embarrassé de ce nom d’Arunas, qu’il n’y a pas lieu, en effet, de rapprocher des Narunas. Je le place à côté de plusieurs centaines d’autres qui ne me sont pas mieux connus, et j’engage mes collègues à en faire autant sans craindre d’augmenter la confusion.

A la place de la traduction que j’ai proposée ( Voyage, 52) pour cet épisode, M. de Rougé propose de lire ceci : Es missus ad inspiciendam Rahan, ducens milites fortes ad delendas iniquitates contumacium; dicuntur juvenes auxi-

liarii milites qui sunt penes te esse, 1900 Sardonii .

Cette traduction est inexacte sur tous les points où elle

RÉPONSE A LA CRITIQUE

diffère de la mienne, sauf en ce qui touche les nombres, qui n’ont aucune importance relativement à la signification réelle du document. J’aime mieux m’étre trompé sur les chiffres, en bonne et nombreuse compagnie du reste, que de les avoir regardés comme entrant dans un récit allégorique1.

A ce titre de conducteur des Amenas, qui rappelle bien un fait de l’histoire de notre héros, le narrateur ajoute celui de scribe d’élite. C’est précisément la qualification par laquelle commence le papyrus tout entier; puis celui de Mohar habile, Mohar qui connaît sa main. On sait que ce titre imposant de Mohar avait été attribué au héros à l’occasion de ses expéditions périlleuses. Ce titre est tout aussi sérieux que celui de scribe d’élite et que tous les autres qui y sont accolés. Pour refuser adhésion à cette appréciation, il faut de toute nécessité admettre que, sans préparation, sans transition aucune, l’allégorie ironique imaginée par M. Brugsch commence, non pas seulement avec le récit du voyage, mais avec le premier mot du papyrus. Un fait aussi étrange, aussi impossible en apparence, ne peut être accepté sans une étude bien approfondie, dans le secret de laquelle personne que je sache n’a encore été admis.

1. Il est absolument impossible, même aux égyptologues les plus exercés, d’éviter toute erreur; mais tous les hommes de sens seront comme moi d’avis qu’un peu d’attention peut être exigé de la part de ceux qui critiquent vertement leurs collègues. Cet appendice B est probablement l’une des recherches nouvelles de M. de Rougé, auxquelles M. Brugsch a fait allusion (voyez ci-devant, p. [207 du présent volume]). On voit aisément que je n’y ai trouvé aucun motif de modifier mes vues. L’appendice A est donné aussi comme une traduction d’un passage du Papyrus Anastasi I, mais le texte dont il est traité ne fait nullement partie de ce document. Cette indication fautive est sans doute le fait d’un lapsus calami de l’auteur, aussi bien que l’attribution du texte relatif aux Arunas, à la ligne 32 de la page 17. Cette page n’a que huit lignes. Une erreur plus inexplicable, c’est la traduction de [J C===ïï> par üxor.

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Rentrant dans notre discussion, nous citerons encore la

mention des extrémités du pays de Paka . , qui nous

rappelle invinciblement le nom géographique de Pakaikna, cité dans le Voyage' . Quant aux Djabaou, que j’ai comparés dubitativement à l’hébreu xn*, année, mon accord avec M. Brugscli sur ce point incertain me détermine à renoncer à cette assimilation. La comparaison de ce groupe avec celui que j’ai transcrit Djarau (pap., pl. 21, 1. 3) 2 me fait soupçonner une erreur graphique dans l’un ou dans l’autre3 4. Les deux premiers signes sont identiques; à raison de leur forme hiératique très voisine, les signes suivants ont pu très facilement être confondus à la copie. Restent les finales

dans l’un, et 1 2 dans l’autre, admettant toutes les deux la lecture ai^, ait. Ainsi donc la ville que le Mohar fit réduire en cendres se nommait très probablement Tselama. Pour arriver à la certitude sur ce point, il faut découvrir de nouvelles variantes. Mais, quel que soit au juste le nom de la localité, le traitement cruel que le Mohar lui avait infligé5 pour s’en rendre maître la signalait tout naturellement à l’attention du panégyriste, qui la cite effectivement dans le récit du Voyage à côté de Pakaikna.

Pour tout savant consciencieux, ces passages sont, décisifs. M. Brugsch l’a bien senti lorsqu’il en a dénaturé le sens en transformant le titre Scribe d’élite en ceci : Scribe, j’ai

choisi . ! ! ! Qu’on me permette de le répéter, dépareilles

traductions sont la négation de notre science, qui devrait

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