‹ Œuvres diversesChapitre 18 sur 273 · Prisse, Monuments, pl. XIX · texte numérisé non relu

Prisse, Monuments, pl. XIX

A l’encontre de mon explication qui ne laisse subsister que Séti Ier dans la formule dédicatoire, on pourrait peutêtre objecter que le texte immédiatement antécédent parle d’élever la stèle au grand nom de ses pères. Si, par cette expression, on entend les rois prédécesseurs de Ramsès II, elle comprendra virtuellement Ménès comme Séti, le premier et le dernier de la série, et il n’y aurait pas lieu de nommer ensuite spécialement ces deux pharaons. Mais, dans la réalité, l’expression ses pères sans détermination, s’adresse aux dieux du temple. C’est ainsi, par exemple que Séti Ier bâtit le temple de Radesieh au grand nom de ses pères les dieux' , et, en effet, le texte explique plus loin que le temple contenait les images d’Ammon, de Plira, de Phtah, d’Osiris, d’Horus, d’Isis et de Séti divinisé2. Le roi adresse ensuite à ces divinités une prière dans laquelle il leur demande de rendre son nom stable ci jamais3. Le monument de San suit une marche analogue.

En rapportant aux dieux du temple cette mention indéterminée des pères de Ramsès II, toute amphibologie cesse donc à l’instant. C’est le cas de répéter ici une observation que j’ai déjà faite bien des fois, à savoir que le style égyptien est simple et clair, et que, toutes les fois que nos traductions sont obscures ou embrouillées, il y a lieu de soupçonner des erreurs, soit dans l’interprétation, soit dans la correction du texte original.

Si, cependant, on persistait à attribuer, non pas aux dieux du temple, mais aux rois prédécesseurs de Ramsès, l’indication ses pères , il faudrait admettre ou que la stèle, qui est brisée à ses deux extrémités, contenait un troisième registre rempli de cartouches royaux, comme les tables d’Abydos et de Memphis, ou qu’elle était placée tout auprès d’une autre stèle ou d’une muraille portant une liste de ce

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