Denkinüler , Abth. III
genre. Mais que Ton adopte l’une ou l’autre de ces hypothèses, ou que l’on regarde la stèle comme complète dans l’état où nous la voyons, il n’en faut pas moins renoncer à y retrouver Ménès ou tout autre roi intentionnellement désigné comme aïeul de Ramsès IL
Je conclus donc, sans aucune hésitation, que le graveur
du monument après avoir écrit une fois le groupe mi , à la suite du mot pe.it, nom, l’a répété, par mégarde, au lieu du simple possessif qui devait terminer la même ligne.
Je conviens que l'on doit être extrêmement sobre de ces hypothèses d’erreurs attribuées aux écrivains originaux d’une langue que nous ne connaissons que fort imparfaitement, cependant des erreurs de ce genre peuvent être signalées dans un grand nombre de textes, qu’on a pu rectifier à l’aide de variantes fournies par des duplicata. Nous pouvons, d’ailleurs, prendre en flagrant délit le graveur de notre monument, qui répète deux fois le groupe dans les titres du fonctionnaire Séti, à la première ligne du troisième paragraphe de l’inscription. Cette répétition est assurément due à une inadvertance du graveur, car si l’on trouve quelque chose d’analogue, au papyrus Anastasi V, dans la désignation de a^y Aê 1 , l’analogie
n’est qu’apparente, puisque dans ce cas l’on doit lire tout simplement le chef de mercenaires Peherpetou. Ici, le second groupe 1 1 1 ^ est un nom propre ; conséquemment
cet exemple ne saurait en aucune manière justifier la répétition que nous relevons dans le texte de la stèle de l’an 400. C’est une erreur dans laquelle le graveur n’est pas retombé, un peu plus loin, à propos de l’énumération des titres du père de ce fonctionnaire.
M. de Rongé qui, depuis longtemps, a étudié cet important monument, n’a pas voulu reconnaître ici une erreur.
1, Anastasi V, II, 7, 25, 7.
De même que M. Mariette, il a cherché à trancher la difficulté en supposant un nom sous-entendu, mais le savant académicien n’a pas songé à Ménès, il lui a paru nécessaire de retrouver sur la stèle elle-même un nom royal, qui y fût bien réellement inscrit, ainsi que l’exige la teneur de l’ordre royal. Ce nom royal, M. E. de Rougé le rencontre dans le troisième paragraphe, dont nous allons reproduire textuellement le commencement :
Lig. 7. |
AAAAAA ■ ■ AAAAAA I I AAAAAA
L'aii 400, mois de mesori, jour 4, du roi Set-aa-peh-ti, fds du Soleil
qui l’aime, Noubti, aimé d’Har-em-khou, existant pour les siècles
et à toujours.
Lig. 8. ^
Q -Il —LL AAAAAA
Venue faite par
le noble préfet,
porteflabellum à la
droite du roi, chef d’auxiliaires, intendant des provinces étrangères
üïi^i m
intendant de la forteresse de Djor , général des Madjou, basilicog rammate ,
intendant des cavales,
Lig. 9.
AAAAAA AAAAAA
prêtre du bélier, seigneur de Tattou, premier prophète de Set,