‹ Œuvres diversesChapitre 184 sur 273 · JA Q · texte numérisé non relu

JA Q

pour travaille i

ra «w* -<2>- |

^-“8^ là. 2^1

aux affaires de

1. Jomard, Voyage à l'oasis de Thùbcs, etc., 2e partie, pl. 25, n‘ 4.

ses fermes; le pêcheur Keferho s’est occupé à. . Hora,

le teneur de licres

est

nn i

cenu, le 21 ,

et a chômé

couché ;

chômé; Nekhtteh

s’est

Pentaour

a fait ce qui lui a plu.

On voit que nous trouvons ici les notes dans lesquelles un surveillant de quelque grande exploitation rurale a consigné les faits à la charge des ouvriers et des employés placés sous son autorité. Des scribes d’ordre supérieur étaient préposés aux domaines du pharaon et des grands personnages de l’État; ces fonctionnaires recevaient de fréquents comptes rendus de la part de scribes secondaires directement en rapport avec les chefs des différents travaux, qui à leur tour tenaient les ouvriers sous leur surveillance; nous possédons, dans les papyrus, de nombreux monuments de cette hiérarchie de services et de l’ordre parfait que les Égyptiens observaient, aussi bien pour la gestion de leurs intérêts privés que dans l’administration de l’État.

Notre ostracon nous offre en quelque sorte une page des notes d’un surveillant d’ordre secondaire, qui inscrivait, au jour le jour, ses observations sur les cailloux du Nil, re-

gistres beaucoup plus économiques que ne l’était le papyrus. Ces notes étaient conservées jusqu’à ce qu’elles eussent été résumées dans les rapports du scribe supérieur, après quoi il y a lieu de croire qu’on les effaçait et que les pierres servaient à en recevoir de nouvelles.

A la charge des travailleurs délinquants, le surveillant relève surtout le fait de . Ce mot nous est connu

depuis longtemps comme étant le thème antique du copte o-Yiocq, vacare, otiosus esse. Mais sa présence dans le document étudié fait encore mieux comprendre la portée de la recommandation si fréquemment adressée par les maîtres égyptiens à leurs élèves :

O scribe , ne sois pas oisif !

L’cmocq des étudiants égyptiens s’est continué jusqu’à nos jours dans l’école buissonnière de nos écoliers, et quant aux ouvriers modernes, tous n’ont pas cessé de chômer ce qu’ils nomment le Saint-Lundi . C’est le jour d’oimcq, contre lequel les maîtres égyptiens s’élevaient avec tout de force, il y a plus de trente siècles :

Ne t’arrête pas;

ne fais pas

-<s>- ra oi

cle jours

d’ oirüjcq .

Mais les maîtres ne se bornaient pas à des remontrances : le bâton venait fréquemment en aide à leur éloquence : Ne fais pas de jours d’ oimcq, écrit l’un d’eux à un de ses élèves, sinon tu seras battu; puis il ajoute avec une pointe d’ironie : il y a un dos chez le jeune homme , et il écoute quand il est frappé 3. On te châtiera vertement

Page 1