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(Si
[Pour) faire être connu
le procédé des Je ne sais pas au juste ce qu’il
faut entendre par le procédé des ^ JJ ^ f]j | j ’ Ie me c^s“ penserai d’exposer ici mes hypothèses. Ce serait un problème très probablement facile à résoudre, si l’on venait à rencontrer quelques autres fragments du même papyrus, comme on l’a fait pour certains papyrus du British Muséum et du Musée de Turin. Je dirai seulement que, d’après les indications de la première ligne, il s’agit d’une opération pour laquelle l’intervention d’un scribe est nécessaire. On y lit cette phrase, qui est des plus claires :
Il prend la palette dans sa main.
„ „ ! n ÔX
fait un
at un
en elle.
Cette singulière marque caractérisait le procédé; elle est répétée à la deuxième ligne :
abu
que l’on dit
Le
LETTRE DE M. F1. CHABAS A i\l. LEPSIUS
Il s’agit, on le voit, d’un sujet entièrement nouveau. Il m’a semblé que la chose présentait assez d’intérêt pour mériter l’attention de mes confrères en égyptologie et de tous les possesseurs d’antiquités égyptiennes. Puissent leurs recherches réussir à compléter le curieux débris de la littérature pharaonique, que je viens de leur signaler.
Je n’ai rien dit du sujet de la quatrième ligne. Cette ligne est entrecoupée par trois déchirures; elle n’offre que des mots vulgaires qui, bien que lisibles, ne contiennent absolument rien de caractéristique.
Je terminerai ma lettre par quelques considérations sur les deux signes que, d’après le premier texte, l’on devait inscrire sur la palette du scribe.
Le premier, est le déterminatif du mot po-sr, dont les diverses significations sont déjà bien connues'; il n’y a pas lieu de s’y arrêter ici, si ce n’est pour rappeler que l’une de ses acceptions s’est conservée dans le copte pioT, cjcrminctre, efflorcscere, qui en reproduit la prononciation.
Le second signe | a pour variantes jj et hiéroglyphes (pii proviennent peut-être de types originellement distincts, mais (pii ont été confondus dans l’usage. Champollion et ses premiers disciples le lisaient nu; plus tard on l’a rencontré comme déterminatif ou complément phonétique d’un groupe écrit , et on a généralement adopté la lecture ou *.u.
/\ A/VWVS
Cette lecture est certainement bonne pour un grand nombre de cas; le plus souvent alors le signe jjj est suivi de O, N. Mais je ne la crois pas applicable au plus important des mots écrits au moyen de ce signe. Je veux parler
du nom de peuple : j| | ( ( , dont on peut voir les variantes dans le second volume de la Géographie de M. Brugsch.
1. Voir Voyage d’un Égyptien, Glossaire, n° 440. Ce mot s’emploie aussi adverbialement avec le sens vigoureusement, vertement.