SUR LE PAPYRUS HIÉRATIQUE DU MUSÉE DE VARZY
Presque toujours, dans ce nom, le signe a pour complément ^ ou Cette finale caractérise un nom que doit terminer la syllabe té ou ti, ou bien elle indique la répétition de la syllabe antécédente. Mais la question est tranchée par ce texte de Karnak publié par M. Dhmichen :
Je donne mon arc ( pite ) à S. M.
pour poursuicre les Peti.
On voit que le scribe a voulu faire ici un de ces jeux de mots familiers à la littérature de son pays. Ce mauvais goût des Égyptiens pour les allitérations a déjà rendu de grands services; c’est une source d’information qui est loin d’être épuisée.
Je conclus conséquemment qu’il n’y avait pas de peuple nommé les Hcinnou ou les Hanti, mais seulement des Peti ou Piti, c’est-à-dire des ares ou des archers.
Il est remarquable que cette dénomination significative ait été usitée concurremment avec celle de les Neuf-
arcs. Le phonétique du signe est EL, , ht; mais il n’en résulte pas nécessairement que cette valeur convienne au groupe des Neuf-arcs. Ce qu’il y a de certain, c’est qu’au moins à l’époque des Ptolémées, ce groupe avait une signification plus générale que le groupe j^^1 2.
Ce nom d’arcs paraît dériver du même ordre d’idées que celui de flèches, ^i'i’ fi11* désigne aussi certains
peuples ennemis de l’Égypte. Ce nom, dont j’ai plusieurs fois étudié les curieuses variantes, se trouve rapproché de celui d ’Arcs dans le texte d’Edfou que je viens de citer. On y lit :