Le groupe a été gauchement rétabli, il faut lire jul-xm
3. Le signe pronominal a disparu; mais il faut remarquer que les pronoms de la deuxième et de la troisième personne descendent le plus souvent en traits hardis au-dessous de la ligne; on en verrait les débris; celui de la première personne est plus probable.
LES PASTEURS EN ÉGYPTE
» qui sont dans le pays entier, à l’exception d’Ammon-Ra, » roi des dieux.
» Après beaucoup de jours en suite de ces choses, le roi » Apapi envoya au chef du Midi, dans le pays du Midi, la » déclaration que lui avaient dite ses scribes savants1. Puis » le messager du roi Apapi marcha vers le chef du Midi. » On le conduisit devant le chef du Midi.
» Il dit au messager du roi Apapi : « Qui t’envoie dans le » pays du Midi? Comment es-tu arrivé pour espionner ? »
» Le messager lui dit : « C’est le roi Apapi qui envoie vers
» toi pour dire que . sur la fontaine du bétail, qui est
» dans . de la ville. Réellement je n’ai pas laissé venir à
» moi le sommeil, ni le jour ni la nuit (avant d’avoir rempli » ma mission) 2 . »
» Le chef du pays du Midi resta stupéfié un instant, et » il arriva qu’il ne put pas répondre au messager du roi » Apapi.
» Ensuite le chef du Midi lui dit : Ainsi donc ton maître
» ne t’a pas envoyé pour . au chef du Midi . toutes
» les paroles pour lesquelles il a envoyé vers moi . Il
» lui fit donner des vivres de ses mets . Tout ce que tu
» as dit, je le trouve . Le messager du roi Apapi repartit
» pour l’endroit où (page 3) était son maître.
» Alors le chef du pays du Midi appela ses grands géné- » raux et aussi ses officiers, ainsi que les guides habiles qui » étaient avec lui, pour leur dire toutes les déclarations au » sujet desquelles le roi Apapi avait envoyé vers lui.
» Ils se turent d’une seule bouche, dans une grande stu- » peur, ne sachant lui répondre ni bien ni mal.
» Le roi Apapi envoya à . »
Ici, malheureusement, le scribe du papyrus a changé subitement d’idée; il abandonne son. curieux récit au milieu
1 . Les pes5oTr-*,55TO'S'. Cette mention importante est certaine.
2. Il y aurait un grand intérêt à la restitution des trois passages incertains de ce paragraphe.
LES PASTEURS EN ÉGYPTE
d’une phrase inachevée, pour traiter un sujet tout à fait différent.
Le deuxième document, par ordre d’importance, est l’inscription biographique du capitaine de marins Ahmès, fils d’Alma. M. de Rougé en a traduit les sept premières lignes’ et M. Brugsch, dans son Histoire d’Égypte i 2, a essayé de pousser la version jusqu’à la dix-septième ligne. J’en donne ici la traduction intégrale, mise au niveau des progrès de la science 3 4 5 :
O Le commandant de marins Ahmès, fils d'Abna, justifié, » dit :
» Je vous parle à tous, ô hommes. Je vous fais savoir les » faveurs qui me sont échues. J’ai été gratifié du collier d’or » sept fois, à la face du pays tout entier, et d’esclaves » hommes et femmes en grand nombre. J’ai été pourvu de » champs très nombreux. Le nom de vaillant, que je me » suis fait', ne s’anéantira pas en ce pays à jamais.
' » Il dit :
I. n J’ai pris naissance dans la ville d’Eil itliyia ; mon » père était ollicier du roi Sekenen-Ra, justifié; Baba, fils de » Roan, était son nom. Voilà que je fis (le service d’) officier » à cause de lui sur le navire le Taureau-de-sacrifice, au » temps du roi Neb-peh-Ra (Ahmès Ier). J’étais jeune; je » n’avais pas de femme, et je couchais dans le lit des Ré- » servés3.
H. » Mais, après que j’eus pris maison, je me rendis sur » le vaisseau le Nord pour combattre. J’avais à suivre le » chef suprême, vie-santé et force, sur mes pieds, lorsqu’il
I . L' inscription du tombeau d' Ahmès, chef des nautonniers.