‹ Œuvres diversesChapitre 215 sur 273 · Même observation · texte numérisé non relu

Même observation

LES PASTEURS EN ÉGYPTE

farouches conquérants d'Egypte le nom de -oî^eve?, qui signifie pasteurs. Ce nom paraît être une traduction du mot par lequel les Égyptiens les désignaient. Mais quel était ce mot?

Nous avons v u (pie le Papyrus Sallier I se sert, pour nommer les Pasteurs, du mot Fléaux, en égyptien (j ^^•r. J’ai montré que ce groupe, déterminé par l’hiéroglyphe do la mort ou par celui du mal, exprime l’idée malheur, calamité, Jléau, germe pestilentiel' . Il n’est pas nécessaire de revenir sur ce point philologique, qui est au-dessus de toute discussion, mais il faut bien fairé ressortir cette circonstance, (pie les Égyptiens ne se bornaient pas à rappeler l’époque des Pasteurs comme une époque de calamité ; ils donnaient le nom de Fléaux aux Pasteurs eux-mêmes. C’est ce que prouvent les phrases : l’Egypte était aux Fléaux ; les Fléaux étaient à la ville des Amous. Mais cette qualification haineuse n’a évidemment jamais servi d’ethnique.

L’inscription du chef des marins Ahmès emploie, pour désigner le peuple qui fut chassé d’Avaris, la dénomination de Men-Sati, ou Men-ti-Sciti . Je ne suis pas certain qu’il ne faille pas comprendre Men-ti et Sali; dans ce cas, il devien¬

drait nécessaire d’admettre que les Pasteurs appartenaient à deux races distinctes. On trouve, en effet, ces noms de peuples employés indépendamment l’un de l’autre, et de plus, ils sont quelquefois rapprochés dans des textes, où ils ne conservent pas moins leur indépendance; par exemple, au Papyrus magique Harris, où le dieu Shou est invoqué comme l’immolateur du Men-ti et du Sati\

On trouve aussi la combinaison Petti-Sali et même celle de Petti-Menti1 2 3 , qui ne me paraissent pas être autre chose

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