‹ Œuvres diversesChapitre 216 sur 273 · Planche 2, ligne · texte numérisé non relu

Planche 2, ligne

3. Pour la lecture Petti au lieu de Hannu, voir Zeitschrift far àggptische Sprache , 1867, p. 78 [ ; cf. p. 352-353 du présent volume].

LES PASTEURS EN ÉGYPTE

que l’accouplement des noms de peuples différents : les Petti et les Men-ti; les Petti et les Sati. Je crois même que ces trois désignations Men-ti, Sati et Petti s’appliquent plutôt à des races, à des familles de peuples, qu’à des nations bien définies. C’est dans tous les cas la désignation la plus ancienne des peuplades voisines de l’Egypte, vivant avec elle dans un état habituel d’hostilité. Les Men-ti caractérisaient les ennemis qui menaçaient sans cesse la frontière du Nord- Est. Les Petti de Nubie exerçaient leurs déprédations au Midi.

Cet emploi de ces deux dénominations est rendu manifeste par une inscription de l’an Ier de Thothmès II ' ; on y lit : « que tous les Barbares étaient abattus aux pieds du pha- » raon; qu’à lui venaient les Menti avec (des tributs)1 2 et les » Petti de Nubie , avec des fardeaux, que la frontière méri- » dionale avait été portée à Ap-to et la frontière septen- » trionale aux extrémités les plus reculées. » On remarquera facilement ici l’intention antithétique du texte, qui oppose les Men-ti aux Petti de Nubie, comme le Sud au Nord.

Ainsi donc le double nom Men-ti-Sati, donné aux Pasteurs par l’inscription d’Ahmès, nous apprend seulement que ces Barbares faisaient partie de deux groupes de peuples de race asiatique. J’avais admis que le premier de ces noms men ou menti'3, se trouvant quelquefois déterminé par le signe du pasteur, est le thème antique du copte juocme, pascere. Cette dérivation est possible et même probable. Toutefois, il y a lieu de remarquer qu’à la place de ce déterminatif on trouve parfois l’homme muni d’une espèce de pioche, et que dans ce cas le mot men se dit du travail de la

Page 1