Lacune
3. Ti est une particule de redoublement, qui indique le plus souvent que la lettre ou la syllabe précédente doit être répétée deux fois. Le nom pourrait donc être articulé incinneii.
terre ou de la pierre1 2. D’un autre côté, le signe du pasteur, même dans la désignation des ennemis de l’Egypte, est souvent accolé à d’autres noms que celui de men. Je le trouve notamment employé à propos de peuplades méridionales dans l’inscription de ThothmèsII, citée plus haut5.
Il n’est pas bien certain en définitive (pie les anciens Egyptiens aient attribué le sens de pasteur à cette dénomination ethnique; les déterminatifs n’ont qu’une valeur relative; lorsqu’ils se contredisent dans un même groupe de signification unique, on ne doit pas y attacher d’importance.
Si l’on accorde quelque confiance au récit de Manéthon, rapporté par Josèplie, on est d’ailleurs amené à reconnaître que le mot égyptien rendu par -oQevï;, était de la forme eue, sôs. A la vérité, nous ne connaissons aucun mot hiéroglyphique de cette forme, ayant cette valeur ; mais le copte a conservé ujioc, pastor, auquel conviendrait parfaitement la transcription grecque ko,-. Malheureusement la citation de l’historien juif témoigne, comme je l’ai déjà fait remarquer, d’une ignorance absolue de la langue égyptienne3. Manéthon n’a jamais pu hésiter entre l’acception roi et l’acception captif pour la première syllabe //?/» du nom de Hyl csos. On ne comprendrait pas d'ailleurs la composition de ce nom, au moyen de deux mots empruntés l’un à la langue sacrée, l’autre à une prétendue langue vulgaire, qui aurait été en usage même sous b Ancien-Empire. Comment d’ailleurs supposer que le peuple tout entier des Pasteurs ait pu être appelé rois pasteurs? Que le mot hik signifie roi ou qu’il signifie captif, il ne resterait pour exprimer l’idée Pasteur que la syllabe sôs, que nous ne rencontrons
1. Voir Papyrus magique Harris , loc. cit.; Anastasi I, pl. 1, 8; S allier II, pl. 4, 9.