Papyrus Anastasi IV, pl
3. Le composé grec èYX£lP°,JPYéw rcn4 un peu l’idée du mot égyptien, tel que je le comprends.
Lettre a m. j. lieblein
déjà fait ressortir cette circonstance, qu’ils avaient les Semtot sous leur dépendance’.
D’autres fonctionnaires, tels que le
tendant-contrôleur de la ville), intervenaient dans les affaires des Kher. Cet intendant était chargé de recueillir les taxes affectées à la rétribution des gens du quartier funéraire et de les faire tenir aux distributeurs, qui étaient les aa-kati (chefs-ouvriers) et les scribes2 3 4.
La garde des Kher était confiée aux Madjaiou, espèce de gendarmerie du quartier funéraire, dont le Papyrus Abbott nous a fait connaître l’emploi. Cette milice porte le nom d’une peuplade étrangère qui avait été en hostilité avec l’Égypte, dès les premiers temps de la XIIe dynastie. Il est probable qu’après leur défaite, les Madjaiou avaient fait leur soumission et s’étaient mis à la solde de leurs nouveaux maîtres. Le nom copte des soldats, paraît dériver de
celui des Madjaiou.
Nous sommes maintenant suffisamment renseignés sur la qualité des personnages que concernent nos comptes, et sur le lieu dans lequel ils étaient casernés et occupés. Ce lieu, c’était le quartier funéraire de la ville de Thèbes; il était fermé d’une porte1 et comprenait dans son enceinte des établissements de diverses natures : tombeaux, chapelles, temples, logements des fonctionnaires, etc. Lorsque les gens de ce quartier se rendaient à la ville, ils avaient à tra¬
verser le Nil en barque
Examinons maintenant le rôle des différents fonctionnaires cités dans notre texte.