Voyage, loc. cit
Bibl. égypt., t. ni 30
Lettre a m. J. lîebleN
nautiques, sont bien connues; celle du 14 de Paoni concernait la reine Noferariti. Le culte rendu à l’épouse d’Ahmès Ier était donc encore en vigueur vers la fin de la XXe dynastie. Une stèle de Tlièbes, publiée par Sliarpe', nous montre Ramsès II en adoration devant cette même reine et devant son fils Aménopliis Ier.
Au point de vue philologique, un seul groupe me parait demander un instant d’attention; c’est jl ^ , sc/jer,
mot qui signifie s'étendre, se coucher. Mais cette signification comporte deux ordres d’idées fort distincts, d’abord l'idée de repos, de tranquillité, comme dans cette phrase : nous nous couchons dans ta joie chaque jour'1 2 3 4. La seconde idée est celle de l'affaiblissement, de la maladie qui ne permet pas à l'homme de se tenir debout; les expressions françaises être alité, s'aliter, rendent assez correctement compte de cette nuance de signification du mot égyptien. La maladie qui alite était désignée quelquefois par ce seul mot, qu’on trouve, dans ce cas, déterminé par le signe Ç3:l. Dans la triste énumération des infirmités qui accablent la vieillesse, le Papyrus Prisse, le document le plus ancien qui existe, cite la décrépitude qui couche, qui alite'. Les influences morbides, les maladies, sont conjurées dans certaines formules magiques, sous la désignation de ce qui alite, ce qui fait coucher.
Il est très essentiel de ne pas perdre de vue cette double signification du verbe 1 ^ coucher; elle nous révèle
le sens de la plainte des ouvriers devant les magistrats : S'il ne nous est pas donné des rations de grains plus qu’il ne nous en est donné , nous nous couchons sur place (pl. III,