‹ Œuvres diversesChapitre 29 sur 273 · Lepsius, Todtenbuch, Yorwort, p · texte numérisé non relu

Lepsius, Todtenbuch, Yorwort, p

sur l’antiquité de dendéra

caprice sur lesquels j’ai déjà plusieurs fois appelé l’attention des investigateurs. Dans l’un et l’autre cas, il faut lire m-f, snti. Le même groupe hiératique représente aussi la forme hiéroglyphique t il . c*A, copte cooTe, sagittaire, lancer

la flèche , et ^ qui se lit de même et signifie irradia¬

tion, rayonnement. Enfin on trouve variante du nom de la déesse

^fj, dont le phonétique et que les inscriptions grecques transcrivent par La combinaison AAAAAA représente donc eu, mais plus souvent ct. Aux temps romains, on la prenait simplement pour c, s, ainsi qu’on le voit dans les transcriptions fournies par l’un des papyrus démotiques de Leyde pour les mots magiques grecs EâÇ et ’Aêpao-A ; le premier est devenu j a

Bv

comme

est jl

, skktiaks, et le second /iJJ

abraskktiaks ; il est aisé de voir que, dans l’une et l’autre

transcription, toute la partie , skkti, n’est prise que

pour la consonne s. Ce fait n’est ni exceptionnel, ni limité à l’orthographe des basses époques, et il convient d’en tenir un compte sérieux.

Ces bizarreries jettent de l’incertitude sur le nom du peuple qui nous est représenté par les textes comme le plus

ancien des ennemis de l’Égypte ; je veux parler des

2r . Ce nom offre les variantes /WWA

et probablement aussi

. Cette der-

nière forme, qui est celle du papyrus de Berlin n° I, est la plus ancienne. Nous trouvons ici 'ww et surabondants, et devons lire très vraisemblablement Sati. Une nouvelle variante nous est révélée par les textes géographiques d’Edfou sur lesquels M. Jacques de Rougé et M. Brugsch ont commencé d’intéressants mémoires; il y est question

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des fil X il <r=> aam« T ; c’est le même peuple que il \\ L ^ Il ' ■ \\ J I I

les X] ' X ! déjà connus par d’autres documents et quelquefois confondus par l’inattention des scribes avec les j o . Cette confusion a fait parfois figurer ces derniers, qui sont des Nubiens, dans les listes de peuples septentrionaux. A Edfou, le contraire est arrivé, et le lapicide a placé les Sati en rapport avec les Nègres. Dans tous les cas, il ne s’agit pas, comme le pense M. Jacques de Rougé, d’un nom nouveau, mais bien du nom ethnique le plus ancien que nous connaissions. Sous les Lagides, ce nom et celui des Kliétas étaient restés dans le formulaire officiel, mais sans qu’on eût conservé une idée bien claire de ce qu’avaient été ces antiques populations, aux dépens desquelles les anciens pharaons avaient conquis leurs titres de gloire. Le monument d’Edfou, qui représente des nations telles que Khar, Naharaïn, les Shasous et les Hanebou, comme occupant un territoire que le Nil traverserait en se rendant à la mer, ne mérite pas, à mon avis, les appréciations favorables dont il a été l’objet; nous ne tirerons rien de cette géographie fantastique.

Chalon-sur-Saône, 12 septembre 1865.

SUR

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