Publié dans la Zeitschrift. , 1866, p
QUELQUES OBSERVATIONS SUR L’ÉCRITURE
la langue égyptienne doit rester à l’état de science d’observation. Il y a même intérêt à ce qu’il en soit ainsi, car mieux vaut ne poser aucune règle que de s’exposer à admettre des règles fausses.
Rédigés de nos jours, une grammaire et un dictionnaire nouveaux marqueraient l’étape parcourue par la science depuis son origine; à ce point de vue, et malgré les erreurs qui s’y glisseraient inévitablement, ils ne seraient pas sans utilité; mais cette utilité, essentiellement temporaire, ne serait nullement proportionnée aux efforts qu’ils auraient coûtés à leur auteur. 11 ne faudrait pas s’imaginer d’ailleurs que les notions puisées par les débutants dans des ouvrages de ce genre auraient la solidité de celles que procure l’analyse directe des écritures égyptiennes : les hiéroglyphes ne livrent leur secret qu’à un travail assidu, corps à corps avec les textes. Dans cette lutte contre l’énigme et l’inconnu, l’esprit s’assouplit progressivement; il s’habitue à vaincre des difficultés sans cesse renaissantes. Sans cette préparation intellectuelle, on peut, à la rigueur, réussir à se former une idée de la langue égyptienne; on peut en suivre les progrès; mais il faut renoncer à l’espoir de marcher en avant et de se faire le pionnier de nouvelles voies.
Pour ma part, au lieu de tenter ce travail de récolement et de classification, je le remplace de la seule manière que je crois pratiquement profitable à l’étude, c’est-à-dire par l’analyse et la discussion des traductions que je publie et dont je me fais un devoir de reproduire les textes, non seulement lorsqu’ils sont inédits, mais même lorsqu’ils ont déjà été publiés par d’autres. Tel est le plan auquel je me suis assujetti, dans les limites de mes possibilités, depuis ma publication du Papyrus magique Harris en 1860 jusqu’à ma dernière série de Mélanges égyptologiques en 1864.
Mes divers ouvrages contiennent ainsi un assez grand nombre d’explications nouvelles portant sur des mots ou sur les formes grammaticales; mais chacun d’eux est toujours
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en avance sur ceux qui l’ont précédé; des explications données par le premier sont souvent modifiées, complétées ou même radicalement anéanties par les suivantes; la découverte d’une erreur n’est pas moins utile que la constatation d’une vérité. Nous avons encore beaucoup d’erreurs à rectifier et beaucoup de vérités à découvrir. L’analyse de textes nouveaux sur le plan que j’indique nous y aidera puissamment, et l’ensemble des publications de cette nature formera la seule grammaire et le seul dictionnaire vraiment rationnels, c’est-à-dire une grammaire et un dictionnaire toujours ouverts aux constatations nouvelles, appelant et recevant toujours les observations de tous les égyptologues.
Grâce à un bonheur inespéré, je possède aujourd’hui des moyens parfaits d’exécution pour les publications avec citations textuelles; avant six mois, je l’espère, je mettrai à la disposition du public une traduction analytique, longuement commentée, de la majeure partie du Papyrus Anastasi Ier, accompagnée du texte hiératique avec transcription complète en caractères hiéroglyphiques, de cette sorte que chacun pourra s’en servir sans recourir à d’autres ouvrages. Cette dissection serrée d’un long texte touche à un si grand nombre de mots et à tant de questions de syntaxe et de style, qu’elle formera à elle seule un ouvrage méthodique susceptible de faciliter l’étude même pour les non-initiés.
Je devais ces explications aux personnes bienveillantes qui m’ont plusieurs fois pressé de rédiger l’inventaire méthodique de la science égyptologique. Si je ne puis obtempérer à leurs invitations, j’ai du moins la conviction intime d’avoir disposé mes travaux de la manière la plus convenable pour rendre cette science accessible à tous.
Depuis que l’attention s’est portée sur les documents hiératiques, l’égyptologie a pris un essor tout nouveau; les savants qui sont résolument entrés dans la nouvelle voie, s’étonnent eux-mêmes du chemin qu’ils ont parcouru et des modifications profondes qui se sont produites dans leur
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esprit. Ce sentiment d’assurance et de force chez les égyptologues a été contagieux. On ne trouverait plus aujourd’hui parmi les corps savants cette majorité d’indifférents ou de sceptiques qui existait encore, il y a peu d’années, en France, et dont Sir Cornwall Lewis fut, en Angleterre, le plus hardi champion. Ce savant ne voyait dans l’égyptologie qu’une inconcevable illusion ou une malice inouïe. De semblables critiques n’exciteraient aujourd’hui qu’un sourire de pitié; c’est ce que méritaient les attaques méthodiques et d’apparence savante dirigées par Klaproth contre Champollion. On en jugera par les citations suivantes : Puisque, disait Klaproth, le signe J se lit, à lui seul, nofre, il ne saurait avoir besoin de f et de r complémentaires ; par conséquent, le
groupe T ne doit pas être lu nofre. Si
— /vvvvv\ / ' i
sente tnhu et correspond à aile, le groupe
ne peut se prononcer tnhu ni signifier aile, par le motif qu'il serait absurde que ce mot fût représenté une fois par les signes phonétiques qui expriment ses éléments et
une autre fois par un caractère figuratif. Si I est sou-
ten et signifie roi, il ne saurait en être de même de ^ où Von ne trouve que s et t, et, à plus forte raison, de !j. seul, qui ne représente que s.
S’il y avait quelque chose d’absurde, ce n’étaient pas, à coup sûr, les idées hardies de Champollion, mais bien les critiques raisonnées de Klaproth. Il est vrai de dire que les deux adversaires avaient un tort commun, celui de vouloir méthodiser, poser des règles; on voit ce que valent les règles de Klaproth. Quanta Champollion, il en laissait tomber de sa plume de non moins critiquables, mais il travaillait avec un esprit d’indépendance prime-sautière, marchait de l’avant, devinait les problèmes et franchissait les obstacles, sans se soucier des règles qu’il avait formulées, et que Klaproth lui jette sans cesse à la tête. Il n’en résulta pas moins de fâcheuses
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préventions : Champollion parut téméraire, et sa méthode arbitraire; les savants en firent peu de cas; il a fallu plus de trente années pour débarrasser la science des effets de ce fâcheux précédent.
Encore de nos jours, l’abus de la méthodisation est un grave écueil : on aime à convertir toutes les observations de détail en principes de linguistique; on veut légiférer sur la prononciation, sur la syntaxe, etc. Rien ne serait plus aisé que de recommencer le rôle qu’avait pris Klaproth vis-à-vis de Champollion, en opposant les uns aux autres, et souvent eux-mêmes à eux-mêmes, les égyptologues contemporains. Hâtons-nous de dire que ces critiques n’effleureraient la valeur de la méthode pas plus que celles du savant berlinois; elles n’auraient d'autre valeur que celle de faire ressortir l’inexactitude, l’inutilité ou même le danger de la méthodisation.
Ces réflexions me sont suggérées par une phrase du dernier travail de M. E. de Rongé, inséré dans la Zeitschrift' . Le savant académicien critique, avec grande raison selon moi , la lecture duclu adoptée par M. Brugsch pour le signe jj, et se livre, à ce propos, à quelques considérations sur l’avantage qui résulterait d’un mode uniforme de transcription des hiéroglyphes: Je crois, ajoute-t-il, qu'au point où en sont arrivées les dissidences , il serait facile de s' entendre.
Sur ce chapitre, je me permets de différer complètement d’opinion avec mon honorable confrère en égvptologie. D’une part, je répéterai, et avec une conviction plus intime que jamais, ce que j’ai déjà écrit bien des fois, que la question de transcription n’a d’importance que dans les cas où il s’agit de remplacer des phrases qu’on ne cite pas textuellement. Quand tel est le cas, la condition à remplir est, à mon avis, bien facile à définir : remplacer les groupes hiéroglyphiques par les équivalents les plus propres à faire
1. Sur le nouveau système proposé par M. Brugsch, etc., Appendice A.
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reconnaître les mots égyptiens. Cette condition, je crois que la transcription en lettres coptes la réalise le mieux possible, ou du moins le moins mal possible, car rien ne saurait remplacer les types hiéroglyphiques. Le véritable, l’unique moyen de progrès consiste dans l’emploi fréquent, exclusif s’il est possible, de ce type; il est aussi indispensable pour l’étude de la langue égyptienne que les caractères chinois, sanscrits, hébreux, etc., pour celle des langues auxquelles ils se réfèrent. Cette vérité a été méconnue, ou intentionnellement dissimulée, et, dans tous les cas, en France et même partout, sauf à Berlin, la confection d’un type hiéroglyphique est restée à peu près inutile, grâce à une réglementation déplorablement aveugle et à des privilèges injustifiables. Si l’on veut le progrès de ce côté, qu’on attaque les abus, qu’on fasse tomber les obstacles. Se borner à des vœux stériles, c’est se déclarer satisfait, c’est pactiser avec l’abus, c’est laisser supposer qu’on y trouve son compte.
Lorsqu’il s’agit simplement de représenter en lettres modernes des mots égyptiens qu’on cite textuellement, le mode de transcription n’a qu’un intérêt très secondaire. Le copte me paraît encore devoir être préféré, par les motifs que j’énumère dans les chapitres d’introduction de mon travail sur le Papyrus Anastasi Ier. Ce côté de la discussion ne m’occupera pas ici. Si l’on ne veut pas se servir du copte, il n’y a pas un grand inconvénient à cela, pourvu cependant qu’on n’accepte pas d’articulations étrangères à la langue égyptienne. Je crois que, sous ce rapport, le système proposé par M. Lepsius dans son ouvrage intitulé Stanclart Alphabet peut être adopté sans inconvénients. Cependant il y a lieu de remarquer que, pour les égyptologues exercés, cette transcription est inutile, puisqu’ils ont le texte sous les yeux, sauf dans le cas où il s’agit de signes nouveaux ou de valeurs nouvelles pour des signes connus; mais ces cas spéciaux méritent et réclament des explications séparées et des justi-
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fications pour lesquelles la simple transcription est insuffisante.
A l’égard des personnes étrangères à la science ou des débutants, la transcription est commode comme exercice continu de lecture; elle habitue à lire couramment les hiéroglyphes usuels, mais ce n’est pas là toutefois qu’il convient de faire ses premières armes, si l’on ne veut pas se créer des idées très fausses sur une foule de points essentiels.
Il faut d’abord tomber d’accord sur un point fondamental : Transcrira-t-on servilement les lettres qu’on trouve figurées, ou bien représente! a-t-on avec leurs éléments naturels les mots égyptiens qu’on reconnaît dans des formes abrégées ou surchargées? Par exemple, et puisque Klaproth nous a mis
sur la voie de cette citation, quand on rencontre 1, |q, et
avec le sens roi, transcrira-t-on cois-, covt, cottu, ou
A/WAAA
bien covth dans les trois cas indistinctement? Il est difficile de ne pas admettre cette dernière manière, qui seule permet de reconnaître le sens de l’égyptien; mais si l’on admet ce principe, et je ne crois pas qu’on puisse faire différemment, la question de transcription, si simple en apparence, se subordonne à une connaissance parfaite de la langue, à une expérience suffisante de l’élasticité du système graphique; elle se rattache, en un mot, de la manière la plus intime à toutes les difficultés qui nous arrêtent et à la solution de tous les dissentiments qui nous divisent. Je crois que M. de Rougé se trompe lorsqu’il exprime l’opinion qu’il nous est facile de nous entendre.
La question de savoir ce qu’était réellement la prononciation de l’ancien égyptien est un problème que je n’hésite pas â regarder comme absolument insoluble; il en est de même, mais à un moindre degré, pour le grec ancien et pour l'hébreu. Si d’un côté le grec moderne et la ponctuation massorétique fournissent quelques points de repère, le copte peut remplir le même rôle par rapport à l’égyptien, mais,
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pour l’une comme pour les autres langues, il faut se contenter d’une approximation plus ou moins vague. Toutefois le copte nous procure des moyens de comparaison très précieux : on y remarque, en effet, la variabilité des sons-voyelles dans un grand nombre de mots; la présence de mots écrits seulement avec des consonnes, la chute accidentelle des voyelles initiales et même quelquefois de l’aspirée au commencement de certains mots. Les mêmes observations s’appliquent à l’ancien égyptien, qui possède en outre d’autres singularités non moins saillantes. L’étude de tous les cas déjà observés serait une longue tâche; combien ne nous reste-t-il pas d’ailleurs d’observations à faire? De celles qui me sont personnelles, j’ai été amené à admettre les principes suivants :
1. Les hiéroglyphes-voyelles ne sont que des supports susceptibles de représenter chacun tous les sons-voyelles indistinctement.
2. Il peut se faire que des voyelles écrites au commencement ou à la fin des mots soient des voyelles médiales et doivent être articulées, non pas à leur place apparente, mais dans le corps des mots.
3. Lorsqu’un groupe commence par un signe-consonne, il peut arriver qu’un son-voyelle doive y être préfixé dans l’articulation.
4. Dans les signes syllabiques, les sons-voyelles ont la même variabilité que dans les signes-voyelles; les sonsvoyelles s’y meuvent comme dans les groupes et peuvent se placer suivant les cas avant ou après la consonne pivotale.
5. Dans certains cas, les signes monosyllabiques ne figurent dans les groupes que pour la valeur de leur première consonne.
6. Les signes polysyllabiques et les mots-polysyllabes sont quelquefois introduits dans les groupes pour la valeur phonétique de leur première syllabe, et même pour celle de leur première consonne seulement.
J’arrête ici cette série de remarques que je pourrais pousser
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plus loin. Elles trouvent leurs justifications dans les discussions philologiques de mon travail sur Anastasi Ier. J’ignore jusqu'à quel point mes vues seront partagées, et ne demande pas mieux que de les voir discutées. En attendant, je les appuierai par quelques observations.
S’il est vrai que le système graphique des Égyptiens ait eu l’élasticité que je lui reconnais, je n’admets pas pour cela que les mots de la langue fussent eux-mêmes aussi peu constants dans leurs sons. Non pas cependant qu’il ne faille pas reconnaître certaines intonations dialectiques, certaines modifications brèves ou longues provenant de l’allongement des mots, comme c’est le cas dans les langues sémitiques; il a dû se passer quelque chose d’analogue à ce qu’on remarque pour le radical hébreu -pït, tsdclok, qui s’est altéré en tsacliq, tseclka, et tsidkôt au cas construit. Sans changer ses voyelles lorsqu’elles étaient écrites, l’égyptien, qui pouvait se passer des voyelles, exprimait ces diverses nuances de son pour le langage parlé.
Mais il n’est pas admissible qu’un mot monosyllabique, un nom propre surtout, fût articulé de diverses manières. Par exemple, Plutarque nous fait connaître le nom égyptien SrjO de l’adversaire d’Osiris, et l’exactitude de ce nom est établie par des documents d’origine égyptienne dignes de toute confiance. Or, on trouve ce nom écrit dans les textes
sous les formes suivantes : fl , si; fl , sti ; 1%\, su; ^ q u I Bnni ! \\ t 2f
suti ,
i; I , sat/i'. Je n’hésite pas, pour ma part,
. \\ Y AMWl
à lire set dans les uns comme dans les autres de ces cinq groupes; mes remarques 1, 5 et 6 ci-dessus m’y autorisent pleinement. Mais cette solution sera-t-elle acceptée par tous?
Deux autres noms divins, dont la prononciation nous est révélée, sont ceux d’Osiris et d’Isis; les renseignements des auteurs, d’accord avec les transcriptions grecques d’écritures
C1TTS5, est aussi dans le même cas; mais je l’excepte, pour
ne me servir que de formes indiscutables.
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égyptiennes, donnent constamment les formes "Oj-piç, qu’on retrouve dans les composés Xsvo<r.p'.ç, nîxÔŒ-p-ç, et 'L-.;, avec les composés Ssvîdtç, iist'ü’.;, ii'gtp.;, etc. Dans le nom combiné ’Ocropo^piç, la deuxième voyelle s’est modifiée, peut-être d’après les préférences euphoniques du transcripteur grec. Dans tous les cas, la première syllabe, o; dans un cas, te ou v dans l’autre, demeure invariable, et je tiens pour certain que les noms égyptiens étaient Osir et Is; conséquemment je refuse mon assentiment à tout système de transcription qui permettrait de lire cisiri, comme le fait M. de Rongé, ou asar, ou se-ra, ou su-ra, comme le veut M. Brugsch. Le nom ne varie jamais; il faut savoir le reconnaître sous les formes graphiques diverses qui nous le figurent. Dans jj est
os ot O est /■; dans j j" est is; les variantes des basses époques admettent les mêmes explications. j O ^ nous donne os/\ osiri ou osir, et toutes ces solutions sont con¬
formes à mes remarques philologiques.
Dans les noms de (j Q ne faut pas lire Anepu, Nmou ou Khnmou, ni Tmou. En décidant d’après les analogies et les transcriptions grecques “AvouSiç, Xvoôêiç, Xvoütptç, nous conclurons que la voyelle ^ n’est pas finale et que la forme égyptienne est Anoup, Num, Tum. Ce dernier nom est riche en variantes; on n’en trouve pas, que je sache, la transcription grecque; ces variantes
sont
et corres-
>o:' >=nr
pondent identiquement à la forme de la négation que les Coptes ont transcrite par tü, et dont la voyelle doit être e, à en juger, par la forme ujTexi. Dans la variante
(j est-il initial? L’est-il dans (j , variante de ^ , dans
(j © variante de
encore dans ( / |^j,
, dans (j- -, variante de dont on trouve la variante
-? L’est-il
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Un autre nom divin, dont les Grecs et les papyrus nous fournissent des transcriptions nombreuses et toujours con¬
cordantes, est celui de
ou
Xwvffiç, d’où 'Fsv-
yà'/a tç, iisi^ôjvo'tç, Sev^wvai;, Uyipyj^yt^Lç, , etc.; de même que dans les précédents, le son ou n’est pas final; il faut lire khons et non khnsu. Le syllabique ^j. cède sa voyelle qui devient médiale; de la même manière, un fervent adorateur de ce dieu thébain, la seconde jeunesse d’Ammon dans la Thébaïde, a-t-il pu remplacer
par un autre syllabique, |, dont la valeur ous, os, était connu de Cliampollion et a été par moi longuement discutée1 2; il n’y a dans ce fait rien de nouveau, rien d’étrange, mais la simple application de mes principes d’observation 4, 5 et 6 ci-dessus. Il ne s’agit pas,
en effet, d’exprimer le son su, mais le son ôns, écrit
nso, dans la forme habituelle du nom divin étudié, et * nos, dans la variante relevée par M. BrugsclU, l’ornement ajouté à la consonne ^ et les déterminatifs de ville ne comptant pour rien, si ce n’est peut-être pour un rapprochement intentionnel de la figuration du nom de la ville où le Dieu avait son temple principal. Cette singularité n’a pas plus de portée que la présence du nom géographique dans le nom d’une pièce d’armure :
ip^n t , , © <©> AAAA/vi
n Ijy La variante du nom de ^
plique tout aussi aisément au point de vue philologique et
de plus par la signification du mot.
Je crois donc qu’il faut des raisons bien plus sérieuses pour combattre la lecture ab, êb, que j’ai découverte pour le nom de Thèbes; il s’agit, en effet, d’une forme orthographique pleine, vjjTj J servant de phonétique au signe
s ex-