Lettre à Salvolini, Appendice, p
DÉTERMINATION MÉTRIQUE
découvre toutefois l’expression hiératique, dont la trans-
AA/VWv
cription en hiéroglyphes donne ra0 ^cnn, km 12; le chiffre est bien certain. S’il y avait une légère différence dans l’orthographe du nom du vase, cela n’aurait absolument aucune importance dans la question.
Enfin, sur le plus petit des trois vases on lit : 1-0111 1
hin 7 114' .
Ces vases, tous de la même matière, et provenant de la collection Anastasi, me paraissent avoir fait partie d’un seul et même matériel officinal, tel que celui où se préparaient les parfums à l’usage des temples. Les inscriptions publiées par M. Dümichen nous font connaître les noms de plusieurs de ces récipients et les emplois auxquels ils étaient destinés; il fallait pour les différents dosages, et aussi selon la nature des substances, des vases plus ou moins grands et de formes variées. Les trois vases du Musée de Leyde, qui sont dans la proportion 7, J 2 et 25, forment une série telle qu’on peut croire qu’ils avaient été calibrés de manière à contenir à peu près, pour la manutention, le premier uue quantité double de la contenance du deuxième, et le deuxième le double du troisième.
M. Leemans a mesuré avec soin la capacité de ces trois vases et obtenu les résultats suivants :
Pour le vase de 2o hin . litres 12,2 2
Pour celui de 12 hin . — -0,44
Pour celui de 7 hin lj4 . — 3.28
Le pesage de l'eau contenue a donné des résultats un peu moindres, savoir :
1 . Au-dessus de l'indication de sa contenance, ce vase porte les cartouches de Thothmès III : Le dieu bon Mcn-lchcpcr-Ra, fds du Soleil Thothmès, donnant la rie éternellement. Cette légende lui donne date certaine.
Pour le vase de 25 hin . litres 12,050
Pour celui de 12 hin . — 6,315
Et pour celui de 7 hin lj4 . — 3,265
Mais il y a lieu d’observer que le fond et les parois du dernier vase étaient revêtus d’une couche do substance calcinée assez épaisse, qui a nécessairement atténué les résultats du mesurage.
Il faut remarquer encore que ces vases devaient être habituellement recouverts de couvercles ou de bouchons, pénétrant plus ou moins profondément dans les orifices, de sorte que leur contenance utilisable dans la pratique n’est pas de l’intégralité absolue de leur capacité. Un bouchon antique est reproduit dans le Recueil de Monuments publié par M. Prisse d’Avennes'. On en voit un autre placé sur le vase n° 5 de la planche jointe à ce mémoire, et ici il s’agit précisément d’un vase dont la capacité est indiquée par une légende; il contenait 8 hin 1/G ; malheureusement je n’en connais pas le mesurage et ne puis en utiliser les données dans ce travail.
Soit pour faire place au couvercle, soit pour éviter que le liquide se répandit dans les opérations de transvasement, on remplissait incomplètement les vases, et la mesure indiquée sur chacun d’eux exprime seulement la quantité réelle de liquide qu’on était dans l’usage d’y verser.
Prenant pour base la valeur de 46 centilitres que j’ai déterminée pour le hin, j’arrive aux chiffres suivants pour la contenance utile de chacun des vases de Leyde :
Celui de 25 hin . litres 11,500
Celui de 12 hin . — 5,520
Celui de 7 hin 1/4 . — 3,335
Le premier avait donc environ 50 centilitres de non-rem-