Le hin hébreu contenait un peu plus de trois litres
Toutefois, il faut se défier de ces ressemblances et se garder d’en conclure qu’elles proviennent d’un emprunt fait par l’une des nations à l’autre. Elles ne prouvent même pas que les mesures de noms semblables soient de la même nature. L’on doit donc considérer ces analogies comme purement accidentelles, et n’en tenir aucun compte dans les recherches métrologiques. Il faut des preuves directes, telles que celles que nous venons de passer en revue; tout autre moyen d’observation expose à de très graves erreurs.
On serait tenté, par exemple, de regarder comme un instrument destiné au mesurage des grains, comme une espèce de boisseau, une mesure figurée dans les inscriptions sous la forme d’un vase qui paraît verser des grains, Sur
les monuments de l’époque pharaonique, le vase est figuré d’une manière un peu différente, celle d’un cylindre un peu allongé; il ressemble alors à peu près parfaitement à un boisseau, à cela près que le plus souvent il est légèrement renflé à la panse.
Je ne connais, quant à présent, aucune variante qui permette de reconnaître avec certitude la valeur phonétique du signe employé comme désignation de mesure de capacité. Pour ce motif, je me contenterai de l’appeler tasse, d’après l’usage auquel je le vois spécialement appliqué.
Il servait à doser et à mesurer les essences et les mélanges aromatiques au moyen desquels les prêtres embaumaient divers objets sacrés, et en particulier les quatorze membres d’Osiris, lors des cérémonies commémoratives de la mort et de la résurrection de ce dieu. Ce sont précisément les cérémonies dont Hérodote, sur la recommandation des prêtres, a respecté le mystère. Les inscriptions d’Edfou, publiées par M. Dtimichen dans le second volume de son Recueil d’inscriptions, pl. 1 à 27, donnent sur ce point important de la mythologie égyptienne des détails du plus grand intérêt. Malheureusement le texte est entrecoupé de fréquentes lacunes; il exigerait un travail très considérable, qu’il mérite
DÉTERMINATION MÉTRIQUE
certainement, mais pour lequel les loisirs me font absolument défaut en ce moment. Je suis forcé, à mon grand regret, de m’en tenir à ce qui a trait spécialement à mes recherches métrologiques.
La tasse, 4F*®, est définie en ces termes par un passage de ce texte :
La tasse du lieu de la frie de Khebs-tn est faite
r»m«<Q rn <=> 1
C /WVWX /WWV\
o o o Q. Dlll
d'or; elle, fait hin 1/3.
Le lieu de Khebs-to est un endroit du temple dans lequel avaient lieu les cérémonies mystiques de la fête de ce nom. Je ne crois pas que cette désignation soit limitative, en ce sens qu’il ne s’agirait que de la tasse spéciale à ce lieu. En effet, la tasse est mentionnée dans toute l’étendue du texte, et toujours sans cette spécialisation, qui se rencontre seulement à la dixième ligne.
La justification de ma traduction de la phrase qui nous livre la valeur de la tasse est administrée par une foule de réductions citées par le texte; par exemple :
ra <=>
/WW« AA/WVN
D lll
Tasse l faisant hin 1/3 ( 1/3 de hin).
Nous avons aussi l’équation fractionnaire :
Tasses 1 2/3 1/12, faisant hin 1/2 1/12;