Voir ci-devant, p. [111 du présent volume
pourra presque toujours se déduire directement du texte égyptien.
Lif/ne 3
Cette ligne nous olïre les restes du texte égyptien correspondant aux mentions suivantes du grec :
Lig. 31. « Il a fait beaucoup de donations à Apis, à
» Mnévis et aux autres animaux sacrés en Égypte, prenant
» beaucoup plus de soin que les rois ses prédécesseurs de » ce qui concerne
32 » ces animaux, en toute circonstance, et ce qui était » nécessaire à leur sépulture, il l’a donné largement et no- » blement, ainsi que les sommes accordées pour leur culte » particulier', y compris les sacrifices, panégyrics et autres » cérémonies prescrites.
33 » Les privilèges des temples de l’Égypte, il les a » maintenus sur le même pied, conformément aux lois. »
est des plus faciles, car on reconnaît au
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premier coup cî’œil que les groupes / -
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a, de plus que n'avaient fait les Anciens, représentent
signifie les anciens, les ancêtres, et ne se dit pas seulement des anciens rois; mais, dans notre texte, il s'agit des pré¬
décesseurs d’Épiphane, et le grec a traduit le sens plutôt
que le mot. On trouve fréquemment ce groupe dans des expressions telles que : la parole des anciens, les écrits des anciens, etc., ce qui exclut toute possibilité d’en restreindre l’emploi à la désignation des souverains d’autrefois.
Ce point acquis, nous nous expliquerons facilement les
1. Le texte hiéroglyphique montre qu’il faut traduire ici temples , et non culte.
l’inscription hiéroglyphique de rosette 117
groupes précédents :
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tous les animaux
augustes, sacrés.
Le premier est ordinairement déterminé par la figure d’un animal de l’espèce chèvre; mais, déjà depuis bien des années, j’ai expliqué qu’il se disait des animaux en général, surtout des quadrupèdes'. Nous retrouvons donc ici l’équivalent du grec : xoiç àXXoi? LpoT; Le naos qui suit le
groupe indique qu’il s’agit des animaux ayant une place
dans les temples, c’est-à-dire des animaux sacrés, ainsi que l’explique le grec; et l’épithète ® n, auguste, illustre, complète cette idée, en rappelant celle des honneurs qui leur étaient rendus.
Le membre de phrase qui suit se comprend aisément :
L1 T ?(Wrr;^=1^
Son cœur est pénétré de les honorer à tout instant.
Le plus ordinairement, dans cette phraséologie, les scribes n’emploient pas la tournure passive; ils écrivent : Il est entré au cœur, ainsi que nous allons le voir à la cinquième ligne de notre texte. Il n’y a plus rien à dire sur le sens du verbe variante de et de c’est un mot des
plus anciennement connus2. Entra * dans le cœur signifie
» yj '"X d
plaire, convenir; d’où la qualification v AAAAAA I
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entrant au cœur du roi, plaisant au roi3. Dans la phrase étudiée, le grec rend cette idée par cppovxîÇwv, s’occupant de, prenant soin de, ayant à cœur de.
Les honneurs qui devaient être rendus aux dieux, les
1. Hymne à Osiris, pi . , 1. 11; texte, p. 10 [cf. t. I, p. 106, de ces Œuvres diverses; Voyaye d'un Égyptien, p. 351.
2. Voir Papyrus magique Harris, Glossaire, n° 31; Voyage d’un Égyptien, Glossaire, n° 231.