Les deux signes sont très altérés sur la pierre
120 l’inscription hiéroglyphique de rosette
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Nous avons à retrouver ce qui se rapporte aux mentions suivantes du grec :
Lig. 33. « Il a embelli l’Apiéum de magnifiques ouvrages, » ayant dépensé, pour ce temple, d’or, d’argent,
34 » et de pierres précieuses une quantité non petite; il » a fondé des temples, des naos, des autels; il a restauré, » à son tour, ceux qui avaient encore besoin de réparations, » ayant, pour tout ce qui concerne
35 » la divinité, le zèle d’un dieu bienfaisant; après nou- » vellc information, il a réparé les plus honorés des temples » sous son règne, comme il convient. »
A cette version comparons la traduction littérale des hiéroglyphes :
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(or), argent, pierreries, nombreuses, cl toutes choses en abondance, au
; ï I- Pi 11:
temple de la résidence d'Ha/u cirant ; cl (l‘)a orné S.M. d’ourrages
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exécutés à neuf, beaux en perfection craie. Il a magnifié Hapi
ni
ni
itencecju’ il a fondé des temples, des naos, des autels...
Comme on le voit, le grec a paraphrasé plutôt que traduit l’égyptien; toutefois les deux textes sont en parfaite concordance. Un petit nombre de remarques suffiront à l’élucidation de la partie hiéroglyphique.
Le groupe n’a encore été rencontré dans aucun
l’inscription hiéroglyphique de rosette 121
autre teste que celui de Rosette, qu’on trouve au
Todtenbuch* , n’est pas nécessairement le même mot. Champollion et tous les égyptologues après lui, en traduisant des grains, se sont laissé guider par le déterminatif. Mais c’est là un motif très faible pour quiconque se défie du caprice des scribes. Il y a lieu d’abord de remarquer que le déterminatif le plus ordinaire des fruits et des grains, o°0 ou o, est identique à celui des substances minérales. A la vérité, cette confusion ne parait pas avoir été communément étendue au boisseau, autre déterminatif des grains, mais elle a pu très bien se produire quelquefois, même pour ce signe.
Il est évident, dans tous les cas, que l’énumération donnée par le texte égyptien correspond bien exactement au grec : ypuaîou ■zb x(aî àpyi)p!)ou xxt )d0u>v uoXu-csXûv, d’or et d’ argent, et de pierres précieuses . . . , à quoi l’égyptien ajoute sa formule ordinaire : et toute espèce de choses selon leur quantité, c’est-à-dire, tant qu’il y en a, en abondance s. Pour ne pas suivre ici l’indication du grec, il faudrait avoir affaire à un groupe dont la signification différente fût bien constatée; une irrégularité dans le déterminatif ne suffit pas. A la ligne 11, le texte grec fait la distinction des revenus en argent et en blé, assurés aux temples par la générosité d’Épiphaneb Cette distinction eût été renouvelée dans le passage étudié si elle avait été réellement exprimée par le décret.
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. On a lu généralement , et l’on
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a voulu voir ici le temple de la nutrition d' Apis, d’après le
1. Je laisse de côté les décrets mutilés de Philæ, dont on ne peut rien tirer de suivi.