‹ Œuvres diversesChapitre 76 sur 273 · CX /O V- -, — . -Z · texte numérisé non relu

CX /O V- -, — . -Z

du roi Ptolémêe . . .

l’inscription hiéroglyphique de rosette

La restitution des premiers mots est forcée; on ne peut pas s’y tromper1. Le grec parle des prêtres, Lpsiç, d’une manière générale; mais l’égyptien paraît avoir une intention limitative en ce qu’il désigne spécialement les prêtres des temples au nom du roi. Il y avait en effet des temples de divers ordres; l’inscription de Rosette et les décrets de Philæ, ainsi (pie d’autres documents, nous font connaître ceux du premier, du second et du troisième ordre; peutêtre la série allait-elle plus loin; peut-être aussi le culte d’Lpiphane n’était-il pas établi dans tous les temples.

Avant la constatation faite par M. Brugsch de la valeur du groupe ( “ ©, epne, temple, on décomposait les élé¬

ments de ce mot, et alors l’ensemble du membre de phrase donnait le sens : dans les portes de maison du pays à son nom. On comprenait toutefois que l’expression portes de maison devait se rapporter aux temples, mais on n’en séparait pas moins le ©, qu’on rattachait seul à ^ , ce qui

paraissait faire : le pays à son nom, c’est-à-dire désigner l’Egypte. L’erreur est aujourd’hui reconnue, et l’on sait que le signe ©, qui d’ailleurs ne signifie pas pays, mais seulement ville, emplacement construit, entre comme déterminatif dans les diverses dénominations des temples. Le sens limitatif que je reconnais à la phrase égyptienne me paraît donc bien certain; j’en conclus que la mesure prise n’était pas absolument générale à l’égard des temples; ceux de minime importance en étaient dispensés. On conçoit que le grec ait passé sur ce détail, tandis que la rédaction égyptienne a pu tenir à le mentionner.

Le pronom démonstratif exige quelques explications : il est composé des éléments phonétiques e^nn; mais je ne

1. Ici, Chabas avait ajouté eu marge de son exemplaire la note sui-

vante : Dümichen, Resultatc, II, 99, Horus — G. M.

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l’inscription hiéroglyphique de rosette

crois pas que ces éléments en donnent la prononciation véritable, car on trouve des variantes fort différemment écrites.

M. de Rougé a cité, d’après un document de l’ Ancien- Empire, la forme ^ qui se lirait mit, si l’on prenait chaque signe pour sa valeur phonétique absolue. Un papyrus hiératique de l’époque des Ramessides1 2 nous donne celle de (j ^ , eomt, trois fois répétée dans des énumérations où la

forme simple ® est également employée. Il s’agit de formules magiques destinées à expulser les germes morbides

qui, ayant envahi le corps d’un malade, A~n

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,font être V ébranlement dans ses chairs ,

cel les-ci ; dans ses organes, ceux-ci ; dans tous ses membres, ceux-ci’'.

Cette forme (j ® est fort remarquable; c’est l’expression graphique la plus prolixe du démonstratif dont la forme la plus simple, , nn, est d’occurrence si fréquente au singulier. Le texte que je viens de reproduire nous la montre cependant employée pour le pluriel. Il en existe du reste un exemple bien plus ancien encore3 4 5. Je crois que le mot se prononçait uniformément nu; que, dans les variantes, (j représente la voyelle médiale, et que est paragogique et n’entre nullement dans le son du mot.

1. Mémoire sur les monuments qu'on peut attribuer aux six premières dynasties, p. 123.

2. Papj/rus hiératique de Leyde I, 348, rev., p. 7, 1. 2, 5 et G.

3. Voir, pour le mot ct*,, Voyage d’un Égyptien, p. 247. Ce mot exprime le contraire de l’état de force, de solidité.

4. En prononçant la formule, le charmeur indiquait du doigt ou du regard les parties malades sur lesquelles il voulait agir; de là l’emploi réitéré du pronom démonstratif.

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