Denlunülcr , IV, pl. 60 et CL
L INSCRIPTION HIEROGLYPHIQUE DE ROSETTE 147
Au milieu cle cet appareil ! aùtwv èy tu jjTjw , de¬
vait être placé le Schent, c’est-à-dire la double couronne que le roi avait portée lors de la cérémonie de sa prise de possession du trône. La phrase hiéroglyphique est très claire; elle fait entendre que cette coiffure royale a été choisie pour occuper cette place d'honneur au milieu des dix basilics, par le motif que le roi en était couronné lors de la cérémonie qui inaugurait son règne.
11 est ensuite prescrit de placer (q q ^ , ixiOsïw. Si), su/’ le dessus (L ; , ^ ,) du , qui est derrière (iK ^ )
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ces ornements (J ! (j^) aa droit du Schent , certains objets dont l’indication a disparu dans la lacune. Le grec nous apprend qu’il s’agit de destinés à recevoir une
inscription.
La rédaction grecque donne des détails moins circonstanciés; elle prescrit simplement de placer des phylactères d’or sur le tétragone des coiffures, au susdit pastXst ov, et d’y inscrire, etc.
Mais si nous traduisons aisément les mots, nous n’en sommes guère plus avancés pour comprendre la forme des objets auxquels ils s’appliquent. Letronne a cru que par phylactères on devait entendre les cartouches ellipsoïdes dans lesquels sont presque toujours inscrits les noms des rois. Cette hypothèse est inadmissible, parce que ce n’est pas d’un nom royal qu’il s'agit, mais d’une légende dont on ne trouve jamais l’analogue dans les cartouches. Conséquemment, la reconstruction théorique du Basileuin proposée par le savant critique’ ne remplit assurément pas les conditions ordonnées par les prêtres. Malheureusement le texte hiéroglyphique qui se réfère à la description de cet appareil est interrompu par la lacune de la fin de la neuvième ligne et par celle du commencement de la dixième.