‹ Œuvres diversesChapitre 86 sur 273 · Loc, laml,, p, 35, note · texte numérisé non relu

Loc, laml,, p, 35, note

L INSCRIPTION HIEROGLYPHIQUE DE ROSETTE

On voit tout d’abord, d’après les mentions qui subsistent et d'après l’étendue du texte perdu, que le décret égyptien était encore ici notablement plus détaillé que le texte grec. L’expression qui répondait à ouXajmt,pia ^pusà a disparu dans

la lacune; mais on retrouve le Texpay1070’ dans www

le lieu supérieur du hapi. Je comprends qu’il s’agit

d’une plate-forme carrée placée derrière

) les couronnes

royales disposées autour de la corniche du naos. Cette plateforme, sur laquelle devait être posé le Schent, était ellemême supportée par le tf", ge.ni; je crois que ce mot désigne soit un globe ailé, soit un globe garni de deux cornes de bélier, soit quelque autre ornement de ce genre, tels que ceux qui servent de supports aux grandes coiffures des rois

et des dieux.

11 faut remarquer que l’égyptien ne dit pas positivement derrière ces couronnes ; la copie de M. Lepsius emploie ici le groupe | j, qui ne désigne pas des couronnes, mais une espèce d’ornement ou d’insigne. L’endroit correspondant de la pierre parait endommagé; du moins le groupe que donne la copie d’Young est d’une forme assez différente. On ne peut donc rien fonder de certain sur l’étude directe du texte relatif à cette particularité. Heureusement le démonstratif (j^ nous guide ici et nous permet d’affirmer que la phrase hiéroglyphique remplace directement le grec : à-;. -où w-pî xàç jîaîtXsîa; -îTpaytôvou, sur te têtragone qui se rapporte aux cou¬

ronnes.

Le dernier membre de phrase de la ligne hiéroglyphique exprime 1 idée que l'objet à placer au-dessus du globe ailé,

qui est derrière ces insignes, doit être au droit (jby jj'J ) du Schent.

La forme 'l 'i h est évidemment fautive. L’on doit voir ici

le mot “ ja 'j'| , dont la valeur radicale est justesse, exaeti-

l’inscription hiéroglyphique de rosette 149

tilde, droiture; de là l’idée point d’équilibre , milieu. Je ne crois pas toutefois qu’il faille traduire au milieu du Schent et comprendre que les phylactères devaient être posés au milieu de cette couronne. A mon avis, ces objets devaient être fixés au rebord supérieur de la base qui supportait le Schent, et au droit du centre de ce Schent pour la symétrie.

Ce que nous avons à dire relativement aux phylactères trouvera sa place dans l’analyse de la ligne suivante.

Ligne 10

Le grec nous fournit la version suivante :

Lig. 45. « (Qu’on mette au susdit ornement royal) des » phylactères' d’or (sur lesquels on écrira)

46 » que c’est celui du roi qui a rendu illustre le Pays » haut et le Pays bas; et puisque le trentième jour de » Mésori, dans lequel on célèbre la naissance du roi, ainsi » que (le 17e de Méchir), dans lequel il a pris la couronne » de son père, (les prêtres) les ont reconnus comme épo- » nymes dans les temples; lesquels jours sont en effet pour » tous la cause de beaucoup de biens. »

Voici la rédaction égyptienne :

— fl

à son angle gauche : ce que cela représentera, c'est

m pni

le seigneur des diadèmes , illuminant la Haute et la Basse-Égypte. Puisque

rxm

ra

est Mésori, dernier jour , jour de la naissance du dieu bon , üioant

1. Letronne traduit dix phylactères et suppose une inscription à chacune des basilics; dans cette hypothèse, il n’y en aurait pas eu au Schent.

J r>0 l’inscription hiéroglyphique de rosette

ts, \> \>

ffi

éternellement, établi en fétu à exode dans les temples antérieurement;

de même de Puophi , 17* jour (où J sept à lui la cérémonie delà

rapide sortie, quand il prit la royauté , de son père; voilà que

cela lut

oriyine pour toutes choses heureuses

La, première phrase se rapporte à l'inscription à placer sur 'ce que le grec nomme les phylactères. En reprenant les mentions de la neuvième ligne des hiéroglyphes, nous formerions la phrase suivante :

« Qu’il soit place au-dessus du y lobe ailé qui est derrière » les insignes, au droit de ce Schent, ( des bandes d’or sur n lesquelles il sera écrit, de son angle droit) ci son angle » gauche : Ceci représente le seigneur des diadèmes, qui a » illustre la Haute et la Basse-Égypte. »

Il n’est pas douteux, à mon avis, que les <puXæ«j{pia du grec ne doivent s’entendre de bandes étroites d’étoffe, de bois ou de métal, destinées à recevoir des inscriptions qu’on voulait rendre très apparentes. L'Evangile désigne par ce nom de ©■jXa*-»;icia les bandes ou petites plaques que les Juifs portaient, soit appliquées au front, soit suspendues au bras droit, et sur lesquelles étaient inscrits les préceptes du Décalogue ou quelques autres textes bibliques. Aux Pharisiens, qui faisaient toutes choses pour être vus par les hommes, le Christ reproche d’élargir ces phylactères, signes menteurs d’une piété toute d’ostentation1. Bien que les au-

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