‹ Œuvres diversesChapitre 87 sur 273 · Saint Matthieu, chap. xxiii, v · texte numérisé non relu

Saint Matthieu, chap. xxiii, v

l’inscription hiéroglyphique de rosette 151

teurs n’aient pas employé le mot «puXax^ptov avec cette acception, le choix qu’en a fait le traducteur grec de l’Évangile pour désigner les légendes mystiques portées par les Juifs, nous fait bien comprendre la préférence qui a été donnée à ce mot par les rédacteurs du décret grec de Rosette, dans le passage qui nous occupe.

Sur la copie de M. Lepsius, le signe qui commence la dixième ligne a été restitué de manière à figurer il est beaucoup plus méconnaissable dans celle d’Young. Malgré

sa forme insolite, l’expression * - — 0 „ o J I ip me paraît com¬

porter le sens à ou sur son angle gauche. Ici encore la copie d’Young est moins distincte que celle de M. Lepsius. Il me

semble que la véritable lecture doit être

se pourrait alors que les débris qui commencent la ligne appartinssent au signe fî, droite, droit , et j’en conclus que

le groupe hiéroglyphique qui correspond à cptAax-u/.pix était du féminin, et que le décret prescrivait de disposer l'inscription de manière à couvrir le phylactère de son extrémité droite à son extrémité gauche. Il faut dans tous les cas supposer un détail de ce genre pour occuper l’étendue de la lacune.

Dans la légende de l’inscription à placer sur les phylactères, paiiXe-jç du grec représente le groupe Ce groupe

ne répond pas précisément à l’idée roi, mais au titre que les Grecs ont traduit par -/.f pio? pa7i)>suüv1 2 et probablement

1 ^ B , copte ko<>, angle, coin, extrémité. Voir mon Mémoire

sur les Esprits possesseurs, Bulletin archéologique de l’Athenœum, 1856, p. 45, 1. 32 [cf. t. I, p. 89, note 2, de ces Œuvres diverses]. Ce mot se trouve associé aux groupes désignant les points cardinaux, la droite et la gauche.

2. Voir Brugsch, Uébereinstimmung eincr hieroglj/phischen Inschrift von Philœ, etc., p. 10.

L’INSCRIPTION niÉROGLYQHIQUE DE ROSETTE

aussi à celui de xL'.o; -Vj oixorOj-a-o;, rapporté par Ammien-

Marcellin, d’après Hermapion.

Nous pouvons nous passer de discuter littéralement les mentions suivantes de notre texte; tous les mots en sont connus depuis longtemps. Je ne crois pas même nécessaire de renvoyer à mes Glossaires, qui donnent de chacun d’eux des explications suffisantes. Je ferai seulement remarquer en passant que l’adverbe de temps m avant , auparavant, indique bien que l’institution en J été à exode du jour de la naissance d’Kpiphane a précédé la rédaction du décret de Rosette, ainsi que j’ai été amené à le reconnaître dans l’analyse de la ligne 7\

En ce qui touche la fête de la prise de possession de la couronne, Champollion a fait ressortir l’erreur commise par le lapicide, qui dans le passage étudié rapporte cette fête au 17' de Paophi, au lieu du 17 de Méchir. Le groupe TffiT

a été gravé à la place de 1 2 - ‘. Ces sortes d’erreurs

sont communes; elles tiennent surtout à ce que les hiérograinmates livraient leurs originaux, écrits sur papyrus en caractères hiératiques, h des sculpteurs qui n’étaient pas toujours assez exercés pour reconnaître tous les signes et les transcrire correctement dans l’écriture monumentale.

Je rappelle ici l’observation que j’ai faite à propos des fêtes à exode, q . C’est en fêtes de ce genre qu’avaient été

institués le jour de la naissance du roi et celui de son couronnement.

La ligne se termine par la phrase interrompue :

fV

(ou ]

j, qui commence par la

conjonction copte eic. Cette conjonction est un signe d’attention et tient la place de différentes particules séparatives, telles que : voilà, voici, or, etc. est une variante

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