Voir ci-devant, p. [137 du présent volume
l’inscription hiéroglyphique de rosette 153
de (j = , ou bien le pronom masculin employé au
neutre, précédé de <=> et formant un pronom spécial ^ • Le sens est dans tous les cas : Voilà que cela fut; or, cela fut.
Le groupe indécis qui suit a été lu par M. Brugsch, qui s’est laissé avec raison guider par le grec àp /rfK, cause première. Il se pourrait qu’il fallût lire qui aurait la même valeur. C’est d’ailleurs encore à M. Brugsch qu’est due la première constatation de la valeur de ce dernier
groupe, lequel, de même que , a pour opposé Ch. cler-
rière, extrémité postérieure, fin .
/j\ i\ biens,
est une variante bien connue de
iii ii i i i
bienfaits. Conséquemment, la phrase grecque : ï. 3;, toXXwv iyadîôv àpyj<yol nâa w slaîv, est complètement rendue, sauf pour l’expression -ào-tv, que les hiéroglyphes disparus exprimaient à la fin de la ligne. Les formules les plus probables :
^ ^ ^ j °U <=> , ne suffiraient pas pour
remplir l’espace laissé vide par la lacune. Il faut supposer que les hiéroglyphes enchérissaient encore ici sur les mentions flatteuses du grec à l’adresse d’Épiphane.
Ligne 11
On lit dans le grec :
Lig. 47. « Qu’ils les célèbrent par une fête en son honneur » et une panégyrie dans les temples
48 » d’Égypte, chaque mois; qu’ils y accomplissent des
» sacrifices, des libations, et toutes autres choses d’usage, » comme dans les panégyries .
49 » dans les temples; qu’ils célèbrent une fête et une
» panégyrie . »
La rédaction égyptienne est beaucoup plus détaillée :
154 l'inscription hiéroglyphique de rosette
ra|l° en1"
© 040 INI O
Que soient faits ces jours, le 17e jour \et) le dernier jour
tout mois , en
fête dans les
holocaustes,
libations, et
, — rni
vj y i
dans les fêtes.
en res J'êti
ŒIO
'•es fêtes,
que chacun
“7 /VWWA
Les premiers signes ; appartiennent à la phrase cpie nous . ^
avons étudiée avec la tin de la dixième ligne; ils paraissent
numili^ q
dépendre du groupe /VWWN ' f bienfaisant, et terminer l’énu-
. . . O Ci
mération des bienfaits dont la naissance d’Epiphane avait été le principe, selon la louangeuse rédaction des prêtres égyptiens.
L’impératif |] , que soient faits, est comf1 -e\ 1 -If —trxs. 11(L o a [) [) \\
posé de (j et de 1 invitatif dont j ai signale
diverses formes1. (j^\ remplit dans cette combinaison le rôle de préposition, car on trouve aussi <=> avec la
même signification.
La traduction de cette première phrase est des plus faciles ; nous n’avons pas à nous y arrêter. A la phrase suivante, il est prescrit de faire dans les panégyries mensuelles, insti-