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EN FONDATION

Tâchez, mes chères filles, de rendre votre vertu stable, permanente et très-solide, ce mot-là comprend tout, et pour cela il faut qu'elle soit fondée en Notre-Seigneur; que vous n'ayez autre chose à considérer que Lui, et que ce soit là votre seul et unique objet. Je veux dire : si vous vous humiliez, que ce soit particulièrement parce que Dieu le veut; si vous êtes recueillie et fidèle à l'oraison, que ce soit pour être encore beaucoup plus agréable à Dieu. Si vous travaillez à la mortification de vos passions et à vous rendre exacte dans la bonne observance, que ce soit parce que Dieu vous l'ordonne; ainsi de toutes les autres [vertus] que vous pratiquerez, sans jamais détourner votre vue de cette considération, pour entreprendre ni faire aucune chose pour les yeux et la satisfaction des créatures, mais qu'enfin Jésus-Christ soit l'unique objet de toutes vos prétentions et de vos actions. Oui, si cela était ainsi on ne verrait point paraître tant d'immorlifications, d'inclinations, et d'aversions parmi vous, ni tant de curiosité. Oh! certes, nous n'attachons pas assez

notre esprit à Dieu , et nous ne nous tenons pas assez ramassées autour de sa sacrée présence, car nous serions plus disposées à l'obéissance, plus indifférentes aux choses qui ne regardent ni Dieu, ni nos devoirs ; nous ne montrerions pas tant ce que nous agréons ou nous désagréons; comme dès qu'on parle de faire quelques fondations, ce n'est purement que réflexions, témoignages d'inclinations, et aversions d'aller bien plutôt à un lieu qu'à un autre, dans une grande ville que dans une petite; tout cela n'est qu'orgueil, mes Sœurs, quelque prétexte que vous puissiez m'alléguer. Mettez hardiment la main à votre conscience, car il est tout clair que cela ne vient point d'aucune autre racine; et si quelqu'une trouve ceci dans son cœur, qu'elle le mette au jour, et sans excuse, reconnaissant sa vanité qui la porterait à rechercher les choses qui sont les plus excellentes selon le monde ; autrement elle se porterait un notable préjudice, et cela ira beaucoup plus loin qu'elle ne pense. Hé ! comment donc, comment Tentendez-vous? car que sommes-nous, je vous prie, pour tant mépriser les petits lieux? sommes -nous des princesses et avons-nous été nées en de si grandes villes? avonsnous tant anobli et enrichi le monastère par nos alliances et nos richesses? Noire-Seigneur les a-t-il méprisées [les petites villes]? Ne les a-t-il pas toujours chéries et choisies? Ne savezvous pas, et ne voyez-vous pas qu'il ne voulut pas naître en Jérusalem , mais bien plutôt en Bethléem , qui était une petite ville , et dans une étable.

Il y a de certaines imperfections que je ne crains aucunement, d'autant qu'elles se font par pure fragilité ; mais celles où il y a un certain orgueil caché , et qui nous cache aussi toutes ces mêmes imperfections, ne se laissant point voir telles qu'elles sont, je les appréhende fort, car elles sont grandement préjudiciables.

Enfin, c'est pitié de voir notre peu de vertu ! et combien elle est frêle et chancelante, car maintenant nous aimons une chose

et tantôt nous y aurons de l'aversion et du dégoût : à celte heure nous avons du zèle et de la ferveur, tantôt nous sommes lâches et sans courage; tantôt nous sommes douces et ardentes pour la mortification, quelque temps après nous seront mal gracieuses, sèches, immortifiées, et toutes dégoûtées; tantôt nous sommes recueillies, et tantôt nous serons dissipées; tantôt nous sommes extrêmement fidèles et bien affectionnées à nos saints exercices et à l'oraison, et tantôt nous serons toutes refroidies et négligentes; tantôt nous sommes fort exactes à l'observance, et tantôt nous nous relâchons à l'observance. D'où vient donc tout cela? sinon parce que nous ne sommes pas solidement vertueuses, et que notre vertu n'est pas fondée en Notre-Seigneur ; nous faisons voir par-là que nous travaillons purement pour quelques créatures, en considération de quelque respect humain, et seulement pour contenter notre vanité; de sorte que tandis que nous avons une supérieure selon notre gré et contentement, qui nous est agréable et qui nous tient en courage, nous ne manquons pas d'aller toujours notre train. Mais du moment hors de la maison, l'on en voit broncher une dans une chose, l'autre en l'autre; l'une fait une échappée d'un côté, l'autre en fait une de l'autre; ainsi toutes, voire, même la communauté, ne manquera pas de se relâcher en quelque chose, et d'où vient cela? sinon que vous n'êtes pas solidement vertueuses; que vous ne regardez pas assez Dieu en la personne de votre supérieure, et que votre vertu n'est pas fondée en Notre-Seigneur Jesus-Christ; car, absolument, si cela était, vous seriez assurément toujours égales, toujours constantes, toujours ferventes et fidèles, parce que Dieu est toujours permanent, toujours égal à soi-même, toujours bon et toujours ^aint.

Or, je vous dis tout ceci de sa part, mes très-chères filles; je vous supplie de le bien retenir et d'en vouloir faire votre profit, d'autant que ce sont des choses très-désirables et très-

importantes. Croyez que c'est notre bon Sauveur qui vous parle et non pas moi; et ainsi vous devez recevoir ces choses -ci comme venant immédiatement de sa propre bouche , car vous savez fort bien qu'en toute assemblée [faite en son nom], il y est, il y préside, et tout particulièrement en celle-ci ; vous devez conséquemmentl'y regarder et vous affermir et fortifier en cette croyance.

Mais que sera-ce donc si nous n'avons cette vertu solide, nous autres qui sommes si sujettes à être envoyées de part et d'autre? Quoi donc! tout aussitôt qu'une fille se trouvera hors de céans, un peu parmi les tracas et les divertissements, ce ne sera plus désormais que troubles, qu'inquiétudes, que chagrins, que lâchetés, qu'infidélités et détraquements! Elle semblait être bien recueillie, bien modeste, mortifiée, et de bonne observance à Annecy, et néanmoins toute sa vertu s'évanouira. Travaillons donc puissamment à notre propre perfection, soit pour aller ou pour demeurer. Certes, nous devrions bien con* sumer notre âme, notre corps, et généralement tout ce qui est en nous, pour le service de notre Institut. Prenons courage, et nous affranchissons généreusement de tous ces défauts, lesquels, quoiqu'ils semblent être petits et très -légers, nous peuvent pourtant beaucoup nuire et aux autres aussi; et qu'absolument on ne parle plus de fondation pour témoigner ses inclinations et aversions, pour se faire la guerre l'une à l'autre, disant : Ma Sœur, vous vous en irez ici; vous vous en irez là; celleci demeurera ou ne demeurera pas ; enfin ces curiosités-là ne valent rien.

Je vous mets toutes surveillantes les unes des autres pour vous avertir de tous ces manquements. Hé! pour Dieu, tenonsnous un peu plus en nous-mêmes, et laissons la charge de tout cela aux supérieurs; c'est à eux de nommer et de destiner les Sœurs que l'on doit y envoyer. Mais, pour nous, de quoi nous mêlons-nous? tenons-nous seulement disposées à faire ce que

la sainte obéissance nous ordonnera , nous laissant doucement conduire à Dieu et à nos supérieurs, soit que l'on nous envoie en des pays fort éloignés, ou bien à trois pas d'ici; que toutes sortes de lieux nous soient absolument indifférents, autrement nous n'aurons aucun repos, et nous ne serons jamais de vraies filles de notre Bienheureux Père et très-saint Fondateur. En quoi devons-nous plus l'imiter, sinon en cette totale dépendance de Dieu et de sa Providence qu'il a eue en si souverain degré?

(Fait pendant une maladie de la Sainte

POUR DÉFENDRE AUX SOEURS DE PARLER EN PARTICULIER ET HORS DE LA CHAMRRE DE RÉCRÉATION.

Mes chères Sœurs, il y a environ trois semaines que je n'ai tenu de chapitre, c'est pourquoi il me tarde beaucoup de vous voir toutes assemblées pour vous parler familièrement et vous encourager ; ce ne sera pas un chapitre de coulpes, de corrections et de pénitences, mais un entrelien d'avertissements charitables qui partent d'un cœur tout à vous et désireux de votre perfection , comme de vous servir tant qu'il plaira à Dieu me conserver la vie.

Nous vous avons fait lire les défauts que nos Sœurs surveillantes ont remarqués; je n'ai pas voulu que l'on ait nommé personne; mais pourtant celles qui ont fait les fautes m'entendent bien et savent bien que je parle à elles; je les supplie de se venir accuser en particulier; et, si elles ne le font, je ne manquerai pas de les faire appeler et leur dirai moi-même leurs manquements. Je me promets tant de la bonté de vos cœurs,

que vous prendrez en bonne part ce que je vous dis, et que vous en tirerez beaucoup plus de profit que si je vous faisais de grosses corrections, et que je vous en donnasse de bonnes pénitences. Je vous conjure de le taire et de me donner le contentement de vous voir affranchies de ces défauts, qui, tout légers qu'ils sont, demandent néanmoins d'être corrigés, étant contre nos observances et nos règles.

Mais vous direz peut-être que c'est bien gêner de pauvres filles, si elles ne peuvent pas seulement se dire une parole; non, mes Sœurs, il ne faut pas se parler en particulier, cela nous est bien défendu par nos règles. Parlez autant que vous le voudrez aux récréations, de la façon marquée; mais, hors delà ne parlez que pour chose nécessaire, prestement, et vous retirez de même quand l'obéissance est donnée, surtout celles qui n'ont rien à demander et qui n'ont point de charges qui les obligent d'arrêter; et que l'on se demande, dans la chambre même de la récréation, ce que l'on a à se demander, qu'on ne se parle point dans les allées, et que l'on ne se donne point d'assignation; c'est une obéissance que je donne à celles qui font ce manquement, de ne pas parler dans les allées. J'aime beaucoup mieux vous voir privées de votre liberté en ce monde, que de vous voir privées du paradis en l'autre.

Or sus , mes chères Sœurs , voilà tout ce que j'avais à vous dire ; je vous prie encore d'en vouloir faire votre profit. Cependant, je vous remercie de toutes les prières que vous avez faites pour moi, et vous prie de me les continuer, implorant toujours la divine miséricorde de notre bon Dieu.

(Fait à nos Sœurs de KL)

sur l'oraison, la tranquillité de l'ame, et la soumission a la volonté de dieu.

[Parlant du chapitre du livre de /'Amour de Dieu, où notre Bienheureux Père traite de l'extase, de la volonté et de l'opération, cette sainte Mère nous dit :]

Les vraies extases sont ies vraies vertus. Il n'y a point de doute [illusion] en l'humilité, en l'obéissance, en la mortification et renonciation à sa propre volonté ; comme, au contraire, il y en a souvent en l'extase de l'entendement et autres oraisons extraordinaires, lorsqu'elles ne sont pas suivies de la pratique des vertus, parce que alors ce n'est pas Dieu qui les donne, mais le malin esprit qui voudrait tromper les âmes par ses illusions; c'est aussi quelquefois nous-mêmes qui nous nous imaginons des choses qui ne sont pas. Or, pour moi, je ne ferais aucun état de ces âmes-là [qui disent avoir des extases ou grâces particulières à l'oraison] si elles sont sans vertu et sans mortification , parce que ces vertus sont assurément les marques de toute bonne oraison, étant chose certaine que Dieu ne manquera jamais de donner une oraison suffisante aux âmes humbles., dévotes et fidèles à l'observance.

J'ai toujours connu que la voie des filles de la Visitation, parlant généralement, est pour l'oraison de se tenir simplement en la présence de Dieu, ou de s'abandonner à lui, et c'est là qu'il conduit infailliblement celles qui sont fidèles en ce saint exercice et à l'observance de la règle.

Notre Bienheureux Père disait que « ceux qui se tiennent

avec simplicité en la présence de Dieu se reposent dans son sein, pendant que les autres cherchent plusieurs autres choses ailleurs » , faisant cette comparaison de saint Jean qui dormait amoureusement sur la poitrine du Sauveur pendant que les autres mangeaient diverses viandes en la table du même Sauveur, ajoutant « qu'il vaut beaucoup mieux dormir sur ce sacré oreiller que de veiller en toutes autres postures. »

J'ai dit que toutes les religieuses de la Visitation sont conduites en cette sorte d'oraison, si elles veulent travailler : cela est vrai; mais ce n'est pas toutes de la même façon; chacune, selon l'attrait particulier de Dieu en elle, y ayant une différence si considérable et si grande des unes aux autres, qu'il y a presque autant de divers degrés qu'il y a des âmes qui la pratiquent, le Saint-Esprit mouvant chacune différemment selon les mesures de sa grâce ou de leurs dispositions; il ne faut pas s'y insérer de soi-même, mais oui bien s'y laisser conduire à Dieu avec humilité. On connaît bien celles qu'il y attire, par la fidélité qu'elles ont à l'observance de tout ce qui est généralement de l'Institut, par la pratique des vertus, surtout de la mortification de l'amour de soi-même, de ses commodités et propre volonté, car on connaît ordinairement l'arbre par ses fruits, selon que le dit Jésus-Christ en saint Mathieu : Vous les connaîtrez par leurs fruits, il veut dire : par leurs œuvres. Ne pensez donc pas, mes filles, attirer les faveurs de Dieu en la sainte oraison sans la mortification.

Quand on connaît bien ce qui empêche de faire ses actions purement pour Dieu, on n'a pas besoin d'aucun conseil, mais bien plutôt d'une grande fidélité à suivre ponctuellement les inspirations de Dieu. Il faut être grandement épuré et ennemi de soi-même pour ne chercher purement que Dieu : vous devez savoir que qui cherche l'honneur, le perdra; et quiconque le méprise, trouvera la vraie gloire, bien qu'il ne faut pas chercher l'humiliation pour cela, mais parce que Dieu le veut et

pour sa propre perfection. Il faut être profondément humble, sincèrement simple, etentièrement fidèle à Dieu. Il faut réserver la tristesse pour ses fautes, encore faut-il qu'elle soit humble et confiante.

C'est le grand bonheur des âmes de se savoir maintenir en tranquillité , non-seulement lorsqu'on se trouve hors du tracas et de l'embarras, mais principalement en se trouvant dans ice- !ui, faisant toutes choses sans aucun empressement, sans inquiétude, sans altération d'esprit, avec modération, avec douceur. La vraie tranquillité et le vrai repos en toutes ses actions, c'est de conserver la pureté de cœur et l'union de l'âme à son Dieu; comme, au contraire, de les faire [ses actions] avec em pressement, c'est se mettre en danger de les mal faire, et, partant, d'offenser la souveraine Majesté de Dieu. On ne saurait croire combien cette vertu [de tranquillité] aide à l'acquisition de toutes les autres.

Il est bien vrai qu'il y a deux sortes de tranquillité d'esprit, l'une desquelles nous pouvons toujours avoir, et c'est celle qui se fait par la conformité de notre volonté à celle de Dieu , en la pointe de l'esprit, rien n'est plus vrai.

On peut toujours acquiescer au bon plaisir de Dieu , en quelque tribulation, angoisse, pressure de cœur, aveuglement d'esprit, peine intérieure, où l'on se peut trouver, car si l'on peut bien chanter une chanson, dire bonjour, aussi peut -on bien parler à Dieu, quoique nous n'ayons point de sentiment de notre foi, espérance et charité, ni même des autres vertus; mais il faut parler à Dieu de tout autre chose que de la peine que l'on a. Je vous assure, mes filles, que lorsque l'on est bien résolue de souffrir ces peines, cela ne gâte plus rien, car je le sais par expérience, et notre Bienheureux Père me l'a dit fort souvent, et même trois ou quatre années après ma retraite [du monde].

Une fois il me dit, ou il écrivit : « La croix est de Dieu, mais

» elle est croix parce que nous ne nous joignons pas à elle; car, » quand on est fortement résolu de vouloir la croix que Dieu » nous donne, ce n'est plus croix; elle n'est croix que parce » que nous ne la voulons pas; et, si elle est de Dieu, pourquoi » donc ne la voulons-nous pas? » J'ai beaucoup souffert de ces peines intérieures, pendant l'espace de dix années, avant que je fusse soumise à la direction de notre Bienheureux Père, car j'étais toute champêtre, et je n'avais personne à qui les aller dire : ma pauvre àme était si enrouillée de péchés, qu'il lui fallait bien ces feux [des peines intérieures] ; j'ai dit : beaucoup souffert, car c'était beaucoup pour moi. Le Bienheureux me dit ou m'écrivit, « qu'il fallait vivre de la mort même. »

Les âmes [éprouvées] sont assurément bien favorisées lorsqu'elles ont à qui se découvrir et à parler [de leurs peines], car par ce moyen elles sont bien soulagées. Certainement, il ne faut que se soumettre à Dieu; et, après cela, on est bien certain de tout ce qui lui plaît. Pour moi, j'ai eu très-longtemps de ces peines intérieures durant la vie de notre Bienheureux Père qui ne me font aujourd'hui non plus de peine que cela (lors elle toucha îa table), et j'en ai encore qui ne me font non plus que si elles étaient sur une montagne.

Ce Bienheureux disait à une bonne àme : « Çà, pratiquez » bien votre règle, eî vous trouverez tout là. » Il voulait que l'on se tînt particulièrement attentive à l'observance, et non pas que l'on désirât certaine je ne sais quelle perfection extraordinaire. 11 me dit à Lyon : « On parle maintenant de tant de r> choses et oraisons extraordinaires, et si peu de vertu a; c'étaient les vertus qu'il aimait, aussi disait-il : « Faites, faites de )) votre côté, et laissez faire Dieu du sien tout ce qu'il lui » plaira; il le fera toujours assez; faites seulement, et ne vous » mettez pas en peine du reste. Pour ne vous surcharger, je ne » veux autre chose, sinon que nous soyons attentives à Dieu et à » nous-même, faisant tout ce qui se présentera dans la volonté

5) de Dieu, ne nous précipitant point en toutes nos actions, ni » intérieurement ni extérieurement; mais avec cette attention à » Dieu et à soi-même. »

Ce mot, mes filles, ne nous précipitons pas , veut dire : faisons toutes choses étant fort attentives à Dieu et à nous-mêmes, pratiquant régulièrement cette sentence : a Ne parlez point à la volée, ne vous précipitez point en parlant devant Dieu, ce sont les paroles de l'Ecclésiaste. Marchons devant Dieu, ne nous précipitons point, voilà notre pratique.

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