‹ Œuvres diversesChapitre 136 sur 169 · DU Nuba-Sprache, t. I, p · texte numérisé non relu

DU Nuba-Sprache, t. I, p

sances de la comédie de caractère. Oa l'accueille facilement d'où qu'il surgisse. Nerveux, léger, il voltige de bouche en bouche, de génération en génération, de tribu en tribu, franchissant les mers, suivant les caravanes à travers les continents, avivé par la distance et le temps. L'homme et le crocodile a voyagé ainsi depuis de longs siècles \ et je crois bien qu'il est parti avec d'autres allégories redites aujourd'hui du Kenus à Merawi, de notre vieille Egypte où Ésope a tant puisé, dont l'expérience et la malignité confièrent leurs aphorismes et donnèrent une voix humaine aux animaux et aux choses que sa piété avait accoutumé d'animer d'une àme divine. M. Maspero, qui a interprété pour tous, avec tant de science et de talent, les restes de la littérature populaire ' de ce pays, n'a-t-il pas lu sur une tablette de la XX® dynastie * Les membres et V estomac , cette fable avec laquelle Menenius Agrippa calmait la plèbe romaine et mettait fin à une crise sociale * ?

J'ai donné, comme un spécimen d'importation arabe, le conte n^ VII, Pauvre Ali, heureux Mohammed, dont le héros devient roi à la suite du prodige même par lequel, au dire du grave Tite-Live, les dieux de l'Étrurie voulurent annoncer à Tarquin qu'il régnerait sur Rome.

Aux spécialistes d'ailleurs le soin de circonscrire dans ces

1. Comparez Thebrahmin, thetigerandthesiwjudgesde la série des coûtes IndieDS que M. Frère a rdunis sous le titre Old Deccan days^ Murray, 1868, p. 198. Daus ces contes, le Chacal joue le même personnage que le Renard des Barbarins. Que de rapprochements à faire entre les légendes de ce seul volume et celles qui amusent encore l'artisan du Caire et le fellah, ou qui passionnent les réunions sous les palmiers de Derr et de Dongolah I

2. Contes égyptiens^ t. IV de la collection des Littératures populaires ^ Paris, Maisonneuve.

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