‹ Œuvres diversesChapitre 149 sur 169 · i^. - 3. ôy:i-l J.I. — 4. j\^. — 5. ^X^' -6. W · texte numérisé non relu

i^. - 3. ôy:i-l J.I. — 4. j\^. — 5. ^X^' -6. W

— 7. ji-l. — 8. J^j JÎ.. — 9. Mjt, — 10. JS\ — 11. Dans un conte arménien et tartare que M. Rbnan a rapproché de l'histoire de Tobie [L* Église chrétienne^ 3' éd., p. 560), l'âme d'un mort reprend une forme humaine pour s'attacher au voyageur qui a enseveli son corps laissé sans sépulture, et lui procurer tous les biens et réponse de choix que notre ingrat doit à Tin-

Itton Ulumgon Kummalin.

Undein amanni kuUi^ gamiddo dawungon^ tangis tanga Tossiga De jadis Teau toute année que s'accrut nom sou Tossi

ikkessan irkïg kindissinna Ulum-mèkka e§gu

on appela des pays lors de Tengloutissement crocodile uu emportant

ffabalin* gasko wirkosson ; Tossi tcïda wirkôsa, sukkôsongônL du désert au milieu il le jeta Tossi ensuite Tayaut jeté et fut il se retira

Gamdimèruicon bàdil*, id wè ffabalin* gaskolog Année de douze & la suite de l'homme un du désert dans le milieu

ffuwqfinian^ ulumga fin nalon ; nala wlda : « ir min

pendant qu'il est allant le crocodile couché vit voyant alors toi qui

aiion.)) — nai ulmamenn aiion.)> — nOnminikk inrC dit-il moi un crocodile je suis dit-il et qui toi ici ayant

L'homme et le crocodile. *

Jadis le fleuve s'éleva plus que toutes les autres années. Tes (c'est le nom qu'on lui donne lorsqu'il engloutit les pays) emporta un crocodile au milieu du désert, et, en se retirant, abandonna l'animal où il l'avait jeté.

Douze ans après, un homme passant dans le désert, trouva le crocodile. A sa vue, il s'écria: « De quelle race es-tu?» Le crocodile répondit : « Je suis un crocodile. » — « Et qui

dustrie du renard. Finalement, le voyageur propose le partage à son bienfaiteur. L*auteur de notre apologue semble s'être inspiré de cette légende; mais préoccupé de faire ressortir la vilenie des hommes, il dispose en contrepartie les épisodes empruntés : pour lui, le zèle du renard est absolument désintéressé ; la scène de l'ensevelissement ne précède pas, elle suit le récit des bienfaits, et c'est une scène d'ingratitude, non de charité de la part de l'homme. Ce dernier n'offre de rien partager et se borne à une simple promesse de funérailles que le renard échange, d'ailleurs, avec empressement contre une ration de poules.

1. Jp . — 2. A->-. — 3. JU). — 4. Apologue raconté par Ali d'Andan (WadiHalfa).

arrô aiion. » — « ToasiV aig àk kèr inna wirkon aiion, » apporté dit-il c*estleTossiqui moi ôtaat montant ici a jeté dit-il

Issagengôni ëôba inna wirkidan; in

et c'est qu'il a maintenant un long temps ici mon état d'avoir été jeté cet

agarkôni agar anna immun, wala^ nôg anna immun. Ikkôni et endroit endroit de moi n'est pas ni habitat de moi n'est pas et toi

aiV maskig atckkan^ aiga amanna atcro. » — air aiga, â moi une bonne action tu ferais moi dans l'eau emporte toi à moi

amanna awrokkai, minga fa-dènîî » Takkôni : « inn aiC dans Teau si j'emporte quoi donneras-tu et lui de toi à moi

maskig awsin nageiiay" aigôni maskig illa

une bonne action Tacte d'avoir fait de même que et moi une bonne action à toi

f atoer^ on ikkon naddinnam. »

je ferai alors toi tu verras

Id wîda masai, sokkoda* amanna guwon.

L'homme alors accordant (disant bien) ayant soulevé dansTeau alla

Ulum wîda « inin kelV aiion, » Id wîda « amann* le crocodile alors ici jusqu'à dit-il l'homme alors dans l'eau

in imnC aiion^ ai iuronger fa nogre 'ion. »

ici n'est-ce point dit-il moi je suis pressé je voudrais m'en aller dit-il

Ulum wîda a inin- kell'ummunn aiion, inn U bannakummun le crocodile alors ici jusque ce n'est pas dit-il ici nous n'avons pas convenu

t'a apporté ici ?» — « C'est le Tos qui m'y a jeté. Mais il y a longtemps de cela, et ce lieu n'est point de ceux que j'habite, ni où je puisse séjourner. Fais donc une bonne action en me portant au fleuve. » — « Et que me donneras-tu si je te remets dans Tcau ?» — « Service pour service : tu verras (ma reconnaissance). »

L'homme alors le prit et le porta au bord du fleuve. « Jusqu'ici? » dit le crocodile.

Et l'homme : « Ne voilà-t-il pas l'eau I Laisse que je m'en aille à mes affaires. » Le crocodile repartit : « Ce n'est pas

1. Vj- — 2. La forme ordinaire est sokkeda. Le narrateur ayant insisté sur Fexactitude de la prononciation sokkodaf il faut admettre un composé sokk-o-cda, que je n'ai pas encore rencontré, et dans lequel ed, ad, au lieu de s'adjoindre au radical simple, s'adjoint au thème Rad + o.

aiiorty amanrC aig udr aiion, » Masai, kurtil dummilla dit'il dans Teau moi entre dit-il ayant dit bien an genou en saisissant

eda guicon. n Wldagon^ aiion. » Fudin kella, dummilla^ emportant il alla et encore dit-il le nombril jusque en le saisissant

egguwonAiWidagon, aiion,)) lin-kella, dummilla egguioon, il emporta et encore dit-il du cou à la limite en (le) saisissant il emporta

Id vDïda îgateron : (( maakig iW awkumminneia f L'homme alors lui dit une bonne action avec toi n'ai-je pas fait

kirè^angon dènki, nogagongeddtllèn*.)) Ulum

salaire de mon donne-moi je voudrais bien pouvoir m*en aller le crocodile

wîda « la ' aiion, ai èôbaimmi kabakka kabsid-

alors non dit-il moi longtemps n'est-il pas la nourriture Taction d'avoir

dotôni! illogo fa ken aëèidanger^, aharrogon*

mangé depuis de toi étant avec je vais me faire un souper et finalement

maskig awal illa, » Innogo wîda em^rki dawwi une bonne action je ferai avec toi à cause de cela alors une querelle grande

jusqu'ici, et telle n'est pas notre convention ; entre-moi dans l'eau. » L'homme le porta jusqu'à ce que l'eau lui montât à la hauteur des genoux. « Encore 1 »

Et il l'emmena ; l'eau lui venait à la ceinture. « Encore I » Il continua plus avant ; l'eau lui arrivait au cou : « N'en ai-je pas bien agi avec toi, dit-il, paye-moi donc mon salaire, car je voudrais bien pouvoir m'en aller. » — « Non pas ! » répondit le crocodile ; « depuis si longtemps je suis privé de nourriture I Je souperai de ta personne, et tu me fourniras ainsi l'occasion de faire à mon tour une bonne action. » Alors une grande querelle s'éleva entre eux. A ce moment passait

1 . I 5^ —2. Se décompose comme suit: Nog-a-gon gen-dill-èn, M. Lrpsius a signalé le paradigme R — agon gen-, « gen » ayant la signification « être ». Ici, le verbe gen est au futur en dil avec adjonction du suffixe en qui indique la possibilité ou le moyen de faire l'action. Placé avant la flexion, en reste invariable ; après, il subit les modifications indiquées par le paradigme suivant: Ai nogagon geddillen (avec ou sans i. final), ir — geddinnammeni, tar — geddlnnani; u — gedduUonij ur — geddillokkommenij

ter — geddinnananL — 3. V. — 4. »VîLp. — 5. j>.L

fakkitennil kuttôson. Innogo toîda arab * bèi, kam mèkka entre eux s'éleva à cause de cela alors Arabe un chameau u a

dogintan, emerkig ukker, sukka kèron aman garra, qui monte la querelle entendant descendant vint de Teau au bord

iakkigon, a Minaminnûiaf )) Bahnitta wîda iffijatissan. ^rab* il leur cria qui êtes- vous donc l'affaire ensuite ils lui dirent TArabe

wîda « ëaddo falakkan aiion, ai fa bahhid unnig alors dehors vous levant venez dit-il moi étant affaire votre

nalatikkerèni, » Uwonga wîda « masa » Usan ;

je pourrais voir pour vous les deux ensemble alors bien dirent-ils

masaiagôni faëàan barrila*. Id wîda

et ayant dit «bien» ils se levèrent et allèrent au bord Thomme alors

bahhitianga bannigon» Arab^ wîda ulumg iasigon: histoire son raconta complètement l'Arabe alors le crocodile interrogea

« i> gabalin* gasko wirka fîonà? )) Id wîda: a eiiô

toi du désert au milieu jeté tu étais couché l'homme alors oui

'û'on, alèi aiion, "» Arab^ wîda ulumga igateron: a siwil dit-il c'est vrai dit-il l'Arabe alors au crocodile dit sur la dune

fala^ fîi aiion^ iffîsin nagetta, »

étant allé étends-toi dit-il de toi de Tètat d'avoir été couché à l'instar

Ulum erdafîkummun^. Arab^ wîda îgaieron : nai bahhid le crocodile ne voulait pas l'Arabe alors lui dit moi affaire

un Arabe monté sur un chameau ; il entendit le bruit, et descendant de sa monture, il vint vers la rive, leur criant : « Qui êtes-vous ? » On lui dit le sujet de la dispute. « Sortez de l'eau, fit l'Arabe, je jugerai votre différend. » Ils répondirent ensemble : « Très bien ! » Ils montèrent au bord et l'homme raconta l'histoire. L'Arabe dit : « Est-il vrai que le crocodile était jeté sur le dos ?» — « Certes, et bien à plat I » Alors l'Arabe ordonna au crocodile de monter sur une dune, et de se laisser coucher dans la position où il était, et comme il s'y refusait: « Eh quoi I reprit l'Arabe, n'ai- je pas à juger entre vous, et ne faut-il point voir (par moi-môme) I » Quand

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unnig naddillei kirkumminnèh) Ulmin galhisV^

votre afin que je voie suis- je pas venu du crocodile de l'état de s*ètre retourné

waqtig*, arâbiri* werwètenni takkiffa ulumga kaiie/ossan^. à l'instant les Arabes les uns les autres s'appelant le crocodile garrottèrent

Arab* ulumg îgateron : a usilion masilton ailing* irbireia. )) l'Arabe au crocodile dit du mal du bien toi-même que tu sauras

Koffossan, ils le transpercèrent

ils eurent renversé le crocodile, les Arabes s'appelant les uns les autres le garrottèrent. Alors celui (qui s'était fait juge) lui dit: « Apprends à distinguer le mal du bien I » Et ils le transpercèrent.

Id terè idèn terèkka edôsoni, iôd wvoog unniffon^ Homme un femme une épousa et garçon deux enfanta

wèkkon ëûter* Ali*f wèkkon ëûier* Mohammed'' -ia semmôson*. et un malin Ali et un malin Mohammed nomma

Tennèntôdi dïôsoni, kiragon ièffàh idèn kud wèkka leur mère cette mourut et et venant leur père femme ennemie une

edôsoni; wo ëûter^ ikkon darkunnal Wîda idi wildîga^ épousa et ô malin et toi tu y étais alors Thomme les enfants

Pauvre Ali, heureux Mohammed.^'

Un homme avait épousé une femme dont il eut deux enfants, run qu'il appela Malin Ali, l'autre qu'il appela Malin Mohammed. La mère étant venue 5 mourir, le père prit une seconde femme, — une marâtre; et toi, ô malin, tu étais là ! Or, cet homme partit en pèlerinage, laissant ses enfants à sa

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