Cij. - 3. ij,j^. — 4. ,Jx5^. - 5. ^li
— 7. JU-î*'*. — 8. ^U-. — 9. jjj. — 10. Histoire en dialecte d'Afia (en face Ibrim), racontée par Soliman Shérif.
idèn-ian-dan mugoffffa higàzil^ kèrôson; iahûdi^ wèi femme sa avec ayant abandoiiué aa Hegaz partit juif un
idènga wèrakiredon, Wîda idèn tôdi dirbad wèkka gogôsa, la femme cohabita avec or femme cette poule une ayant égorgé
wildî^ iûhi gerayalion^ kira, ffaw totta iokka -kabgisan, enfants ces de l'école venant gésier ce faisant cuire mangèrent
Yahûdi* totton gaw-ian-dan, dung us- tan-dan, ur-tan-dan firgin juif et ce gésier son avec intérieurs ses avec tête sa avec désirée
kenkunin, Idèn iôd wîda wildi^ tahiga gogôgalleioni^, (l)'avait femme cette alors enfants ces voulut les égorger et
doaeëëan. Gu . idèn duwîierèn nôgil fioëëan birië* ils s'enfuirent allant femme vieille d'une dans la maison ils couchèrent natte
ëèlla, aëa'' kihnin uskuroëëan; wîda kutta nogsann aharra*, sur une souper sans demeurèrent puis se levant ils partirent à la fin
wîda ëàier* Mohammedon ohkani, amanolli sukkinaii; giggôor malin Mohammed si il pleure la pluie descend et
kangon^ deheb^^ fôga sukkinaii ; wîda in idèn duwin s'il rit de l'or se déversant descend alors cette femme vieille (de)
nôgilla ièrin fîsinn agarra, gigirin
dans la maison d'eux de l'acte d'avoir couché dans le lieu de l'appuie-téte
femme. Elle se donna à un juif. Un jour que cette malheureuse avait tué un poulet, les enfants revenant de l'école, en firent cuire le gésier et le mangèrent ; mais le juif voulut manger la poule avec le gésier, l'intérieur et la tête*\ et comme la femme disait qu'elle allait égorger ces pauvres petits, ils s'enfuirent. Ils passèrent la nuit chez une vieille femme, étendus sur une natte, sans avoir soupe, et la quittèrent au matin. Or, depuis leur départ, toutes les fois que Malin Mohammed venait à pleurer, il tombait une pluie, et s'il riait, c'était une averse d'or. A l'endroit où leur hôtesse les avait fait coucher, l'or était en tas près de l'appuie-tête.
1. 3^- - 2. ^3^. — 3. jjj. —4. Vulg. 4i\j (lecture). — 5. Mot-àmot : je les égorgerai (se dit). —6. ^j, — 7. * lîLt. — 8. ^1. — 9. I?lii • — 10. ,^^^. — 11. Calomnie contre les Juifs. Ceci ajoute au dégoût que
le conteur veut soulever chez ses auditeurs contre cette femme.
BiBL. ÉGYPT., T. m. 25
tatoo, deheb^ kômanga* fini; wîda idèn dugi* tôdi au-dessous Tor en morceau se trouve alors femme Tïeille cette
ogakkon: (( kir in deheh^ unninga ennan aiion. » Tèkkon: « min les appela venant cet or votre emportez dit-elle et eux quoi
in deheha ^ 'issan, tco un aw ton f )) Wida deheh '
cet or est dirent- ils ô noire graud'mère notre petite alors or
tènniga lepiakira ennakka nogsan. Nogafigintâni
leur retournant ayant partirent et pendant
complètement enlevé qu'ils sont s'en allant
fannoêëan; fannogffagon, ëdter* Ali* ftiôson m-eska:
ils curent faim et ayant eu faim malin Ali se coucha n'en pouvant plus
wala* irka-immôf ffabalin'' gaskoa, Kiragon ëâter^ et point pays ce n'était pas du désert c'était le milieu et venant malin
Mohammedi* sokkedon; wida aokkeda noga fîni^
Mohammed l'emporta puis ayant emporté s'en allant comme il était
dawi wètèrèdanga fiia, wîda ugonffon* . Wida êdter * le chemin unique à l'état de qui était ensuite devint double alors malin
Mohammedi^ nôrka fèddon, gUt* durûri^* wèllogoaûga Mohammed dieu implora « Taliment indispensable » par une nous
erzogoggeia^^ »; wîda nôrin konatôni Hier aahan^^
qu'il nous ait donné subsistance alors de dieu par la propriété mauves plats
La pauvresse les rappela : « Venez, dit-elle, enlever votre or. » — « Qu'est-ce que cet or, répondirent-ils, ô notre bonne grand'inère? » Et rentrant, ils prirent Tor et s'en furent. Chemin faisant, ils eurent faim ; Malin Ali, n'en pouvant plus, se coucha: il n'y avait pas d'habitations, c'était au milieu du désert : Malin Mohammed chargea son frère (sur ses épaules) et s'engagea dans un sentier ; il marcha jusqu'à ce que ce sentier bifurquât. Alors Malin Mohammed adressa à Dieu la prière des affamés, demandant qu'il soutînt leur vie ; et la puissance divine leur envoya deux plats de mauves
1. ,^^^. — 2. ^S^' — 3. Remarquez le w changé en g. — 4. «Ult • — 5. ^. — 6. Vj. —7. J^. — 8. JU^. — 9. Ojï. — 10. t$JJtri>'
— 11. jjjJ' "~ 12. -j^' Un plat de mauves accommodées à peu près comme nos épinards est en faveur auprès du populaire, dans la vallée du Nil.
uwôgon, kabed uwôgon sukka tikkoni ; kabeda nôr tènnig et deux pains et deux il leur descendit et ayant mangé dieu leur
hamdeda\ kutia datoi uwongsani, èaier^
ayant remercié se levant les chemins comme ils se divisaient malin
Mohammed * (( annèngû iôd, ikkon innog gu, aigon innog Mohammed ô mon petit frère, et toi par celui-ci va et moi par celui-ci
fe gurèni.)) Gutoagon, éàier ■ Mohammedinan ' datoi salamanj'irai donc et étant allé malin de Mohammed le chemin était
gonsoni^ ; ëàter* Mohammed^ ffuioa, irki wèlla sukkôsoni; sûr et malin Mohammed allant ville dans une il parvint et
wîda tar irkin sultan * iôdi diôsoniy àdemiri tar irkin alors cette de ville sultan ce était mort et les hommes cette de ville
uttui, taiganîdga* dukkaîcka menginnana; èâter^ Mohammetton} habitants leurs bonnets ayant enlevé sont debout malin et Mohammed
guwaiaiga* tanga dukkeda mengôsoni; sâgir"^ wèi âga allant bonnet son ayant 6té comme il était debout épervier un étant
loàia girîdiniy gu ëctter^ Mohammedn* urra
volant comme il va et vient allant de malin Mohammed sur la tête
okkinein; okkikangon, garib* garibinnanein*. Wîda voilà qu'il se pose et étant posé merveille voilà qu'il s'émerveillent puis
waiôson, wîda gelba* kir okkon ëâter^ Mohammedn^ il vola ensuite se retournant venant il posa de malin Mohammed
et deiix pains. Ils mangèrent et rendirent grâces à Dieu. Puis, se levant, en face des deux chemins. Malin Mohammed dit : (( Mon petit frère, toi, prends par ici, et moi j'irai par là. » Ils se séparèrent. La route de Malin Mohammed était sûre. En la suivant, il arriva à une ville dont le roi venait de mourir ; tous les hommes, ayant retiré leurs bonnets étaient debout. Malin Mohammed alla se placer parmi eux et ôta son bonnet ; à ce moment, un épervier, après avoir tournoyé (dans les airs) vint se poser sur sa tête. « Merveille ! Merveille ! » cria-t-on à cette vue. L'épervier s'envola et revint à nouveau se poser sur la tête de Malin Mohammed. On fît
\. JJh, —2, ja\^. — 3. JU^. — 4. JL. — 5. ^^^ILL- . —6. <i\L • — 7. JL^- — 8. ^«^ jt» — 9. i-»* «
urra; wîda sultana^ kiroaaani^ hokmon*; wïda gurra sur la tête alors sultan comme ils firent il prit le pouvoir puis heureux
aharin-kèllangon*. Wida ëàter* Ali* ëâier* Mohammedin* jusqu'au comble il devint or malin Ali de malin Mohammed
iann èngài ffu dàwi dungilla iorffôroni, fanhôsa,
son frère allant chemin dans perdu (obscur) comme il entra ayant eu faim
amanga gokkôsa, dîôson. Wïda
pour de Teau ayant fait le mouvement mourut or
de langue et de mâchoire de celui qui mange
ièffàb kiron Higaziliôni'^ kiragoni issigon wildîlùi(a)* leur père vint du Hegaz et comme il vint il interrogea où sont les enfants
idènga, « Wildi* dioggisan aiiô.» — « Wildingon* tèkka la femme les enfants sont morts ayant dit et des enfante le tombeau
aiga amantirè^iioni;»wîda koiiri wèkkûga kuhhirèkka moi fais voir il dit et or morceaux de bois quelques (les) ayant enseveli
àg kunin. Kiragon findièéan, findakka gawa koîa elle était et venant ils fouillèrent et ayant fouillé allant c'est du bois
kir elsan. Wïda idi inna manna waragîga* idera in venant trouvèrent alors Thomme par ici par là des lettres envoyant ce
ëàier^ Mohammedn* àginn agarka elôson. Wïda kuiia malin Mohammed de du résider le lieu trouva alors se levant
idèngon oëèakkon erikkirèkka guwon ; guwagon (( angà et la femme et la fllle esclave (les) ayant prises il alla et allant mon fils
roi Malin Mohammed qui prit le pouvoir et vécut au comble du bonheur. Or, son frère, Malin Ali avait marché sur une route sans issue ; il eut faim, sa langue frappa contre son palais desséché, il mourut.
Cependant le père revint du Hegaz, et à son retour il demanda à sa femme où étaient les enfants. « Ils sont morts, » dit-elle. « Fais-moi voir leurs tombes. » Or, la femme avait enseveli des morceaux de bois. On creusa, et on en vint à trouver les bois. L'homme alors envoya de toutes parts des lettres et trouva le lieu où résidait Malin Mohammed. Il prit avec lui sa femme et une esclave et partit. A son
1. ô\IaL- - 2. 5^. - 3. ^1. — 4. jg\^. — 5. ^. - 6. JU^. - 7. 31^- — 8. jJj. — 9. Jjj •
tôd min ukka inn agarra ekkakirô Hionif » Tar wîda îgateron : petit quoi vous ce dans lieu a amené comme il dit lui alors lui repartit
(( idèn-inn Uga yahûdig ^ wèrakireda turoggon aiion, » Tèffâh ta femme nous un juif ayant cohabité avec a chassés dit-il leur père
wîda kam toèkka gaèèit * timmôni, wèkkon amanga
alors chameau un paille ne (lui) ayant pas donné et un eau
timmôni^ iom^ tuskôg mengakkon. Wîda idènn
ne (lui) ayant pas donné jours trois (les) fit rester ensuite de la femme
olèkka kam wèlla dag giron, tcèkkon kam owuitinil dag giron; pied un chameau à un attacha et un chameau au second attacha
kam gaëëig* firgin-kanokkon, amanga iiron; amanga chameau la paille et qui avait désiré de l'eau il donna de Teau
firgin-kanokkon^ gaëëii* tiron: wîda tolla baèaëêan,
et celui qui avait désiré de la paille il donna ensuite tirant ils la mirent
en lambeaux
Wendutingon ëogoltanna * nogon.
et chacun à son affaire s'en alla
arrivée : « Mon cher fils, comment avez-vous été conduit dans ces lieux?» dit-il à Malin Mohammed. Celui-ci répondit : « Ta femme s'est faite la maîtresse d'un juif et nous a chassés. » Et le père prit deux chameaux qu'il priva l'un de fourrage, l'autre d'eau, pendant trois jours ; ensuite il attacha à chacun d'eux sa femme par un pied ; devant celui qu'il avait afifamé, il plaça de l'eau, et devant celui qui avait soif, il plaça du fourrage. Les deux chameaux ayant tiré, ils mirent la femme en pièces*. Puis chacun s'en alla à ses affaires.
1. ^3*4). — 2. tj, — 3. My, — 4. J—. — 5. Ce sévère châtiment sert aussi de moralité, avec des détails identiques, à une jolie histoire qui m'a été contée par un indigène de TOasis de Tafilelt (Maroc), La Montagne mcrceilleusc. Il semble hanter Tesprit du Berbère altéré de vengeance. Un officier qui commande dans le Sud de l'Algérie, M. Le Chatelibr, rapporte (Reçue Africaine^ 1885) qu'un homme des Oasis ayant surpris le jeune fils de son ennemi, le fit pendre immédiatement par les pieds, les jambes écartées, et d'un coup de son épée, le fendit en deux, dans le sens de la longueur-
J'ai hésité à donner les trois contes suivants. Les prouesses du héros des deux premiers, le sujet du troisième, feront comprendre mon scrupule. Le comique des rac^s africaines n'est pas délicat. En m excusant auprès du lecteur, je laisse cependant apparaître, sous deux de ses noms, Témule nubien de Polichinelle, de Garagous et de Goha, parce que les aventures de ce type obscène, turbulent, ingénieux pour le mal, justicier inconscient des vicieux, racontées dans les n^^ vni et ix, ont été disposées par le narrateur avec une intention nettement morale qui les relève, et parce qu'elles nous renvoient quelques échos de l'antique farce égyptienne.
Ce personnage, phallique le plus souvent, qui, dans l'Orient de la Méditerranée, se fait l'agent provocateur des joyeusetés grossières, et conserve la mémoire des mieux inventées, n'est pas né de l'imagination asservie par l'animalité. Ses origines doivent être recherchées autour des temples d'Osiris ou des dieux similaires de Syrie et d'Asie- Mineure. Les mille incidente qui composent son épopée ont été créés et propagés à l'occasion de ces fêtes bruyantes en Egypte, comme les Dionysiaques et la folle pompe de Lénée, dont les pratiques étranges avaient, au dire du pieux Hérodote, une raison, « laquelle lui fut trop mieux séant taire, encore que point ne Tignorast ))\
Les sanctuaires de la Haute-Egypte nous ont livré le secret. Un peu avant le solstice d'hiver, au mois où le soleil semblait au prêtre égyptien un vieillard décrépit qui va céder la place à un soleil nouveau-né, où le Nil épuisé avait abandonné la plaine, aminci déjà, dans son lit, par les longues traînées de sable, où le fidèle, faisant la semaille, croyait enterrer les membres desséchés d'un dieu qui allait reprendre vie en émergeant jeune plante, on proclamait dans tous les centres religieux la grande loi de la nature, — tout meurt, toute vie sort de la mort, — par des cérémonies