‹ Œuvres diversesChapitre 152 sur 169 · jL;. — 7. J^, - 8. Jlj. - 9.^. - 10. .jL-T". — 11. j · texte numérisé non relu

jL;. — 7. J^, - 8. Jlj. - 9.^. - 10. .jL-T". — 11. j

kutia ôdankîg * fatiikkintan* fala sikkadin gèr* wèka màrissan. Wîda bannisan : « fe ffurôi kagin norrog ! »

Kagin norkon tèrin fe guwen nakarka * irbireda, tann èngâ îgatiron: aaife gu gahhir wèka enneda ièla fe torgôlèni; tèrin kaiëkikatcwan, îgattikk 'aiion, an gd dîosoneiia; tèrin gu tèkka amaniikk ikkawan, tèkka amantirôga nog 'aiion, » Wîda tûni kir issigsan : (( in gâ-lôiâf )) Idèn wîda îgatikkon: (( an gd ell nahar^ kemso walla^ diga immi tarin dîsineiia. » Tûni wîda igatissan « gu tèkka amantikkeiia ». Idèngon gu amantirôga sokkôsoni, wîda tod dawwun-kèli soronga udron gatti dukka kokkan, fe nar eiia ; takkon soronga kekkètiron; uwutti gu udrongon meratiron, tuakitti gu udrongon kekkètiron, kemsitti gu udrongon kekkètiron^ kududinkèlka duwwô-fâmin gu udrongon kekkètiron. Kududin-kèl wîda wiggon, « sorong an daffon eiia ». Wîda kàmil • tènni sorongon daffonei wigga, irki tènni tîr gu kargirekka wîdakaèëan,

Wîda SîD-EL-H*OMÂR-/fon% tèrin fe kakkan naharka^ irbireda^

visite de toutes les chambres ; toutes étaient en semblable état. « Allons, » firent-ils, « chez le maître de Tâne ! »

Celui-ci avait compté les jours et les attendait ; il dit à sa mère : « Je m'en vais, avec ce rasoir, m'ensevelir dans une tombe, si nos amis se présentent, racontez-leur que votre fils est mort ; s'ils insistent pour voir ma tombe, vous la leur montrerez. » Les frères vinrent : « Où est ton fils? » — <* Mon fils, il n'y a pas quatre ou cinq jours qu'il est mort. » — « Nous voulons la preuve! » Alors, elle descendit avec eux jusqu'à la tombe : l'aîné se coucha et introduisit le nez dans la terre pour sentir l'odeur, disant : « Il faut voir, »... un coup de rasoir lui trancha le nez. Le second sentit aussi et il laissa son nez, et le troisième, et le quatrième, et les autres jusqu'au plus jeune qui se mit à crier: « J'ai perdu mon nezl » Tous pleurant leur nez, s'en retournèrent chez eux pour se soigner.

Or, Monsieur de Vâne fit encore le calcul du jour où ils

1. îJ^jl . - 2. jà . - 3. jû; . — 4. jW • — ^- "^'j • — ^- d^^' ^

tL. ^■' ?-'* !•'- ^T £j* 3^ î^

r-'. IrL-IrA -•'.î. r *-.: rj-a on m .-^ a. j»rlî I^ vef^ie. la rem- }...l <]•? *a^k' »rl iatt-s-lM au «?.'.j de t>a ïLtrre : « Ils vont arr.".-r : ;•: Ir* ir.*. .>.-r^i à p:*r::Jre '^jel^ue nourriiure. je te rf.rai : Nî'.-rr-. ie d^^j^-in^rr ! A!-.*r^ tu n.e r-^p-'-cdras : Dieu te fii--e 'y:\:.*:T XfÀ et te- h'-î».-- ! » A:n-i fut. La m^re dit s^:»a ifr,!fr»>:;i*.I..n. et Morusieur de fôNe, >auîant sur elle, éîroreea la \»-«ie — l>r >arii/ jailli d*^ t'»uU-s part< ; la fi^mme t*»inba f;ti<J.'- Mai* Mon.^if^ur ilt- 1 nue prit un o> : il l'apprcK-ha de la ti^ijie d»: -ia iiiêfe et ^*iiM!a d-iJan> : il le mit au fondement et •'oulfîa : la U-nnur ^';â;jiia : hit-nu-t elle fut d^rlxiut- •« Donii'fz-vuii>cel o- |>*'Urd»j l'ar jt-ni? «dirent en^mble les frères. Il le donna.

Au'-^itôt qu'lK furent dan> K-ur villa^re. Taîné égorgea sa

femme. I'ni> il >^ mil â souffler, }»ar devant, par derrière

la femme point ne l>ou;.'f-a. Il (lâtlia) los et le lit porter chez son ead','t (comme il était convenu). Celui-ci égorgea aussitôt sa femme, souflla a la ligure, au fondement... rien ne hougea. Il envoya l'os au troi-siôme frère qui tua sa femme

. — 2. j^. — 3. ^. — 4. Vulg. JÎ. — 5. jL^'

fi

f^'Vft ^ ' >.i V.—* c»'ir, ,*•.:*- i^-..** I >i •. -.-■: - ^»: ^ *-z^.rmtir^ti^,

/.j*'.', 'i. r-#-. " , û -'.*::••:•. 7"*»-..:: ^. .m <*••:« its-r-i rjr./^s ^:. 7>i<x nr^ cyiro >--:-,^ jfc*../^ c>iA<:-LJL:<r *i^.r^L:;7r>* % i:k;^:r»-v?no»i.

kemsittig àwiriiron. Kemaittigon digittig àwiriiron, digiiiigon gorgittig âwirtiron, gorgittigon kolodittig awirtiron, Kolodittlgon kutta wiggon « giairrog ènki tènnigUg àhireicka, gisirn usangsin kèlla, arradèssan aiion)). Wîda kuita tod kolodin-gar èngâ nôgirig fattikkintan ^ , fala kolodingâri tènnin ènki dîa Jigginnan ela, gu kunirôffa, toidakir, id nôg haràba^ halliga* koffafîwèla busmar^ kollotta îgil tèlired àgin ela, « salam' àlikom* » issan, Takkon « àlikom* essalàm^^ faddilôgan'^ » aiion, Wîda tod dawwunkèl warffa iôr ffuwoni, takkon busmar^ wèka usurra okkirôtiron; tod dawwun-kèl wîda wargafalon (( aiga uëron eiia)). Wîda uwutti guwongon gugekkon busmar * wèlogo ; tuskitti guwongon, ingir Ctwon, kemsitti guwongon, ingir àwon ; digittigon guwon, gorgittigon guwon, kolodittigon guwon, gugekkon, kutta wiggon « usr-an guggon eiia! )) Wîda Jirrajiiènni kutta wigga nogsan irki tènnig tîra.

et s'époumonna. L'os passa ainsi chez le quatrième, chez le cinquième, chez le sixième, chez le dernier. « Ah ! » cria celui-ci, « ils ont tous ranimé leurs femmes, ils en ont abimé Tos, et maintenant ils me l'envoient ! » Les frères se réunirent pour examiner l'affaire : dans les sept appartements gisaient les sept femmes. On les enterra. Après quoi, ils se mirent en quête de Monsieur de l'âne. Ils le trouvèrent dans une maison bien barricadée et entourée d'une palissade ; il était occupé devant un foyer à faire fondre sept clous. Ils l'appelèrent : « Le salut soit sur toi !» — « Dieu vous le rende ! Donnez-vous donc la peine d'entrer. » L'aîné sauta par-dessus la palissade. Vivement, Monsieur de l'a ne lui mit un clou rouge à blanc en plein derrière. « Au secours! » cria-t-il. Le second frère sauta la palissade ; il eut le deuxième clou au derrière. Arriva le troisième, le quatrième, le cinquième, le sixième. Chacun son clou. « Mon derrière brûle ! » hurla le plus jeune, et tous^ poussant des gémissements, coururent jusqu'à chez eux.

1. ^Jli. — 2. Vulg. i»l^. — 3. jJU . — 4. j\^w» . — 5. ^iUJl. — 6. ^Hp. — 7. Jk^aiL-J*

Kar§irekka widakir id hatahan^ kidil àgin elsan. Wida id îgatikkon : « adî • indô agrèn^ kir urin /* àwakka àwan aiion. » Tèkkondumma garar* wèlaudir degirôsa, effffu baharin* molla uskirôsa, kèrôgisan gadddg^ fe §u kabrôiia, Wîda in id àg wîgingon ûrab* wè kir sukkonurtigirîgon^ ragikkon'^, tig&gonga kàginiâni; sukka guwongon (( mina illim àga ohl *ionf)) Tar wîda igatiron : « toèku aiga edakir inna uskurôsa futur ka • ffu kabeda kir baharra^ wirk udiddilleiia, » Arab* wîda igatiron: « falôsa aiga udrôs aiion,» Takkon falôsa arabba* garar* udir degirôsa, uriigirîga^ iragikka'', tîgûg wègekka nogon, Wîda tod kolodin-

Us se médicaraentèrent, et, se sentant mieux, ils repartirent pour donner la chasse à Monsieur de Vâne, Ils l'aperçurent assis sur une pierre dans Tembrasure de sa porte : « Me voici, » leur dit-il, « eh bien ! faites de moi ce que vous voudrez. » Aussitôt ils se saisirent de lui, renfermèrent dans un sac, le lièrent solidement et le portèrent jusqu'au fleuve. Après ce travail, ils voulurent remonter pour prendre le repas de midi et laissèrent le sac sur la rive. Monsieur de Vâne se mit à crier à Taide. Vint à passer un Bédouin avec ses esclaves, ses troupeaux de bœufs et de moutons. Il entendit, s'approcha du sac et dit : « Qu'as-tu donc à crier ainsi ? » Monsieur de Vâne répondit : « Des gens se sont emparés de moi, et m'ont apporté ici ; ils sont ^Ués déjeuner; quand ils reviendront, ce sera pour me jeter à l'eau. » — « J'en fais mon affaire. Sors de là et mets-moi à ta place*. » Monsieur de Vâne sorti du sac y enferma le Bédouin, serra vigoureusement les nœuds, et prenant esclaves, bœufs et moutons, s'en alla. Les frères, de retour sur le bord du fleuve, se mirent en devoir d'envoyer le sac au fond de l'eau :

1. iJ^ . — 2. S[ vulg. ^^^1 ; ^^1 « me voici ». — 3. dj|^. — 4. ^^ •

— 5. •lot. — 6. (Jl^. — 7. Jlij, — 8. jJai. —9. Les Nubiens raillent la naïve vanité des Bédouins, organisateurs toujours prêts, arbitres-nés. Voir plus haut, p. 380-384, le conte intitulé : L'Homme et le Crocodile.

gar kir baharra^ wirk udiddilleissan, àrab* wigffon: a ai ûrab^ ameneiia, ai ntiha immuneiia ! » Tèkkon wirk udrôaan,

Wîda Sîd-el-H'omâr' in urtigirîg toègekkoni, kiron ium* tuskon aharra *. Wîda iod kolodin-gar issigaan : « U ikka baharra ' toirk udirkumminnô ? sillog kirô ? » issan. Tar wîda îgaiikkon : « iàrît^ innakin awwolakin wirk udirkokkawôi Hon, fe diiakir ekkis aiion ! » Tèkkon : « Ugon wirk udrôff » eissan. Takkon wirk xjidrôga nogon, urtigirîg wègekka, — KHemef.

le Bédouin vociféra : « Je suis un Bédouin, moi 1 Je ne suis pas un Nubien ! »... Le sac roula dans les flots.

Cependant Monsieur de l'âne devenu propriétaire des biens du Bédouin s'en fut, trois jours après, à la rencontre des sept frères. En le voyant, ils s'exclamèrent : « Eh quoi 1 ne t'avons-nous pas envoyé au fond du fleuve ! D'où vienstu ? » — « Ah ! plût à Dieu que vous m'eussiez envoyé encore, encore plus profond, j'en aurais rapporté bien davantage !» — « Il faut que tu nous jettes au même endroit ! » — « Volontiers. » Il les noya, et poussant devant lui ses esclaves et ses troupeaux, il quitta la place. Fin.

Id ierè idèn terèkka edôsa ffuniakirôsa diôsoni, idèn wîda iod wèka unnôsa Sîd-et-Tôri ■ tangisk* udrôsa dôna dawwukkirôsoni, Wîda tann ènga issigon : « aie io, abô minga kunin-kanô 'iia ?» Tann èngon îgateron: « gorondi wèka kunin-kanon eiia. » Wîda wilid*

Les marchés de Sire du taureau.^*

Un homme s'étant marié, rendit grosse sa femme et mourut. Or, la femme accoucha d'un garçon qu'elle appela Sire du taureau ; elle l'éleva, et il grandit. Quand il fut grand, il dit à sa mère : « Maman ! mon père avait-il du bien ?» — « Il avait un taureau, » répondit-elle. Le gars

1. jfe). — 2. tjy. — 3. j\^l JL-. —4. ^jp. —5. ^1. —6. Vulg. C^l • — 7. C.*ji.. — 8. j^l JL— . —9. jJj. — 10. Conté par Osmao R'amis d*A'Déba près Ibrim.

BiBL. ÉOYPT., T. III. 26

gorondi totta wègadon fa ffu ffanôleiia ; ffuwagon id wèka iîron gahalin^ fakki wèla, saldmôsagon* issigon: « sillanga/iia? » Id wîda îgateron : « fa ffu il wèka ganeiia. » Tar tcîda îgaieron : (( aigon in gorondig fa ffu ffanôleiia, )) Id wîda îgateron: <( aiga ffanôdèfl eiia ! » Sîd-et-Tôr ■ wîda îgateron : « maaillinnan, kir man ffabalin^ tawwo kedekka dènôsa dummed aiion^. » Itton ffu duniag * guhôsafiiôteroni, awèkka • kutta gorondi tanga wègadon. Id îgateron : « Sîd-et-Tôr % U sikkir ikkôsû, on ir kutta gorondig ûg wègi Honf n Sîd-et-Tôr wîda îgateron: « tèmmina-W konôf Nai eftah allah • au stur allah-i • ikkonô *iion f in galagèkôlogo-lè gorondi wèkug dummiffintan dakkin aiion ! illim irkinna âgintan gorondi wèka dummèmin falafî ^ionf )) Wîda inin ak^arra^* Sîd- ET'ToRKos gorondi tanga wègada nogon. Itton terin nogafîsin^ agarka-tîr nogon,

prit le taureau et le chassant devant lui, s'en alla pour le vendre. Chemin faisant, il rencontra un homme en plein désert, et après le salut, lui demanda où il allait. « Je m'en vais acheter un bœuf, » dit l'autre. « Et moi, vendre ce taureau. » — « Vendez-le-moi. » — « Fort bien, reprit Sire du taureau, là-bas, contre cette montagne, si vous m'accordiez quelque petite chose, vous recevriez le taureau. » L'homme consentit, regarda autour de lui, et . . . Sire du taureau très satisfait, se mit à chasser son animal pour l'emmener. « Comment I dit son partner, nous n'avons donc rien dit que vous partez avec le taureau? » — « Avez-vous fait un prix ? Qui a répondu : Que Dieu métrennel ou : A /a grâce de Dieu ! 11 n'y en a pas mal qui s'en offriraient des taureaux à ce compte I Au fait, que n'achetiez-vous celui qu'il vous faut dans votre village I » Et poussant le taureau, il s'éloigna. L'acheteur alors s'en alla ailleurs.

l. J^» — 2. JL . — 3. jjîll JU-. — 4. Cf. épisode semblable dans Li Rbinisch, Nuba-Sprache^ p. 236. — 5. U^. — 6. fîiôteroniy awèhka ...

vir postquam accubuit, ille, re perfecta... — 7. /x. — 8. 4J)I ^. — 9. <ttl Ja- ég. vulg. — 10. A,\,

Wîda SîD-ET-TôR gu in idin nôgin èà-la tîgôaoni, idin tann en, fala gu salàmô8a\ issigon sillakin falajiia. Tar wîda îgaieron: (( in gorondig fa gu ganôleiia. » Idèn wîda îgaieron : « an gcL iî wèka ganallei fala/inâni, iîgôs aiion tarin kirô-fàmini; tallè wèka ganakkirô, gu barrai* ganallammèni ; on tallè gànakkirkummûni gorond inga ganallôni. » Takkon îgaieron : « mingè aiga f U8kèruiia tarin kirô-Jamini f ta in gân idèndan in awwô aiga nèrkirôsa gorondig wallô dummedan aiion, aigon nogallèni, » Wîda awa firrafika idèndan flia, fagirrog ' kutia sukka, aman tanga kuggeda, galle wèka ennada, kèra guwon, faitirôsani* ; wîda kahakkon dirbad hammirafikôga^ êuggal^ surrôtissani'^ ^ gu sukkin agarra kèn amanga niddinnammeiia aurrigaiissan'^ , Ak'arra* iakkon sukka gorondig ctg kusini, iôdin iann-èn gu issigon: « Sîd-

Or, ce fut vers sa maison que se dirigea Sire du taureau ; il s'assit devant la porte ; la mère de Thomme sortit et vint le saluer, lui demandant où il en avait : « Je cherche à vendre ce taureau. » — « Tiens ! » reprit la femme, « mon fils est en course pour acheter un bœuf ; attendez donc son retour ; s'il a trouvé son affaire, vous irez vendre votre bête plus loin, sinon, nous la prendrons. » — « Pourquoi tarder jusqu'à son retour? Laissez seulement sa femme me donner l'hospitalité cette nuit; c'est un moyen d'avoir le taureau pour demain; je partirai ensuite. » Il passa toute la nuit auprès de la jeune épouse. Au matin il se leva, descendit prendre son bain, se choisit une canne et remonta à la maison. Alors on lui servit un déjeuner; on lui en disposa un autre dans son écharpe*, composé de pain, d'une poule rôtie. (( C'est pour votre route, lui disaient les femmes, et voici de l'eau pour boire à votre soif. » Sur ce, il se leva et descendit détacher son taureau. « Que faites-vous. Sire du

1. JL. — 2. j^. — 3. J-, — 4. iai. — 5. j;^. — 6. AjlL. — 7. ^^ •

— 8. À.\, — 9. èuqqah, iH ; longue pièce de cotonnade dont les Soudaniens se couvrent le torse et que les Barbarins portent négligemment enroulée autour de la tête. Elle sert à mille usages.

ET-TôR, a aikkir widdib ikkoasu *iion f » Tar wtda îgateron : « temanga-lè* bafifiakossuf nai iftah* aUah au suir* allah ikkonô *iion? in galagèkologo-lè gorondig tikkintan irk unnil àgffîn aiion, » Ingir îgàsagon gorondig wègon: gorondi ak'k'ara^ menffoniy îgateron uirôsa: (( ir widdib kin in bahhitia-lè ùg ukki-

rôiiat »

Wida wègada^ tarin nogsin ak'arra, id kir haiirtakkôsa * tîgoniy idèn tanni wida îgateron : (( aiiengani inn èn-nim Sîd-et- TôR Aa awajirrq/ika aiddan uskurô^ gorondig fe dènîcineiaf »

Wtda SîD'BT-TôR gu idèn wè amanga àg ollini elon; idèn wîda îgateron: « h*ataba* an ûnna iilè kid uwwôg illi kittam aiion; illè kid wè terekka, illi kir aiion. » Wîda Quwagon îd ikki wèka elôsa îgateron : « illè h'ataba* Unna, kid uwwôg y illi kittam aiion ; illè wè terèkka, illi kir aiion. » ôuwagon^ kid uwwôg

taureau f dit la mère. N'avons-nous rien convenu hier au soir ?» — « Avons-nous fait le prix ? Qui a prononcé : Dieu étrenne /ou : A la grâce de Dieu f C'est sans doute dans votre pays qu'on laisse les taureaux à ces conditions. » Et il chassa la béte ; mais celle-ci refusa d'avancer ; alors il frappa en disant : « Toi aussi tu donnes dans l'histoire d'hier I »

Quand il fut parti, le mari rentra encore tout troublé (de son marché) ; il s'assit sans rien dire. Alors sa femme lui parla : « Pourquoi donc ta mère m'a-t-elle fait coucher toute la nuit avec Sire du taureau ? C'était soi-disant pour que nous ayons un taureau' ?. . . »

Or, Sire du taureau rencontra peu après une femme qui portait de l'eau. La femme l'arrêta : « Si tu trouves deux pierres dans notre provision de bois, dit-elle, n'entre pas chez nous ; si tu n'en trouves qu'une, tu peux entrer. » Elle continua son chemin et avisa un autre homme: « Si tu trouves deux pierres dans notre bois, n'entre pas ; si tu n'en trouves qu'une, entre. » Puis elle s'en alla chez elle, mit

1. Je. — 2. <ttl pil). — 3. iCttI Ja-. — 4. ^LJ# jil- — 5. JJ^. — 6. i^riar^- ~ 7. Cf. Léo Rbinxsch, l. l.

Katahal^ awakàkka îd tandan, fîiôson. SîD-ET-TôR-A:on gu kid wèka ennedon Katabalioni ^ ; wîda in îd uwutti ffu kid wè ierèkka elôsa iôraffuwon, idèngon îd iannadanfînù Wîda îd kuiia dummeda àg iôgini. SîD-ET-TôR-/ron « oggang ^aiion, aiin kir ikka duwwô-Jàmini ! » Wîda Sîd-et-Tôr-Ao/i gu idèn tdiddan toèrangôsa^ tôgafàirôaon dîo-Jàmini. Wîda idèn îd SïD-ET-TôR-Aa îgateron : « inga sikkir aweiia f » SïD-ET-TôR-fton îgaieron : « 6i àdamiri ! inga àg ukkèrô^ in îd àwèr aidan ddrokka Jàirôaa, aigonfàiddilleia àg îgikkai; » ingir îgôsagon, toarawôson. Itton ffu dummedon, « inga toé-log bahhatammè Hion, ffenè* ëibir wèkon fe koëkatèréni)), Guwagon ffenè* ëibir wèka tirôaon, sokkeda^ gorondi tangon wègeda nogon; tann èn-nogon ffu, ffenèn* ëibirka tann ènga tirôson, « inga uskirôs eHa, ai fa ffu gorondig ffanôsa, kirèni ». Guwagon sUgilla ' sukkon.

Wîda in sugilla ' ènga iusko darkunin, ièffab-log kamsonga,

deux pierres dans le bois et se coucha avec son mari. Sire du taureau (qui la suivait), retira une des deux pierres. Son compagnon de bonne fortune vint bientôt, vit une seule pierre, pénétra dans la maison, et se trouva face à face avec le ménage ; le mari se redressant, le saisit et se mit à le frapper. « Courage I criait du dehors Sire du taureau, je suis à vous I » Et s'unissant au mari, il cogna tant que l'intrus resta sur la place. Le mari dit à Sire du toareaa.-a Qu'avonsnous fait ? » Alors Sire du taureau cria : « Au secours 1 Bonnes gens, écoutez, on vient de tuer mon ami, on veut me tuer aussi ! » Et il se mit à fuir en donnant de la voix. Le mari le poursuivit^ et le saisissant : « Pas un mot à personne, dit-il, je vous donnerai un panier plein de guinées. » Il apporta le panier, le Sire le chargea sur son épaule, et poussant le taureau, s'en retourna chez sa mère : « La mère, gardez ces guinées, dit-il, je vais vendre le taureau, et je reviens ! » Il repartit au marché.

Ce marché était fréquenté par quatre individus, trois

Page 1