‹ Œuvres diversesChapitre 154 sur 169 · Jy^. — 2. Vj. — 3. *l · texte numérisé non relu

Jy^. — 2. Vj. — 3. *l

àg îginnan aiion. » Tèffab wlda igaiikkon : « ai unn en dîsinda idènga nalkummunnèniy aiga mugùdènan aiion. » Tèkkon masillinè! mugùtir, simarkiffa nogsan, Id wîda kutta^ amantirort kirri nôgiddo fikka, urtigirîga, gorondi Sîd-et-Tôr- ro^on dummîsanga, ëongirka, sigàga*, labbat^ àdamirig kenjàiîckinke^sanga; infirrajikka amaniikkagon^ id wida gujtiôson, gangeiia; iar ûg ffangagon, id nèrôson, Takkon kuita labbut ' wèka tir iitafàiràsay sondug* wèka sokkeda, idèn duwicilog §a ïgaieron: « in sondugka* uskirôsa, kitli zètil* tqffa/î wèkug arradèn aiion. » Idèngô* ffu kittig arekkaiironiy udrekka §u sûgin* gaskôton tigôson^ fferka gabadkkireiia*.

Wîda in iûhi tuskongar fferka ffabatikki wèka siddofellui, ffu elôsa, îgaiissan: « a fferka ffabatikki wèka firgirôn kutia kir

depuis que défunte votre mère m'a quitté, moi qui n'ai pas vu ombre de femme ! Ne me la céderez-vous pas ! » — « C'est bon ! » firent-ils, et ils s'éloignèrent très mécontents. Le vieux se leva pour faire à Madame les honneurs de la maison ; il lui montra l'ameublement, les bestiaux, le taureau pris au Sire, l'argent, les bijoux, les gourdins à assommer les clients. Après cette visite, il l'emmena coucher, plein d'ardeur ; mais au milieu de ses efforts, il s'endormit. Aussitôt Sire du taureau se leva, saisit le gourdin et assomma le bonhomme ; puis prenant une caisse d'or, il l'emporta chez la vieille : « Rangez cette caisse, et apportez-moi des vétetements trempés dans l'huile. » Les vêtements apportés. Sire du taureau les mit en place des premiers, et alla s'établir sur le marché, se donnant pour masseuse d'échiné.

Or, les trois jeunes gens sortis en quête d'un rebouteux, avisèrent la femme huileuse^ : « Nous cherchons quelqu'un pour masser le dos de notre père. Voulez-vous venir avec nous ? » Sire du taureau les suivit, et ayant fait son oflBce,

1. a*^* — 2. iZjuIî» — 3. ^JJJC^^ — 4. ^^3" — ^* 3^' — ^' -^' — 7. Marque de son métier. On peut supposer que Sire du taureau est voilé, ce qui empêche de le reconnaître.

a/abba fferka ffabatirei ))/ erikkiressan; ffu ffabôtiragon, îgaieron : a gata^ gitti wèlog kida Jtieia » ; kîdirôsa ffu wîdagon labbatt* uwaitig edakir Jairôaa îgaieron: « ai Sid-kt-Tùr- ingâni, ia mugrin todil » eiiôsa, sendûgin uwiitigon enneda, nogon,

Wida wilid^ nôgiddo ffusan, tèjfab îgatiîckon : « ur Sîdet-Tôrkalè aiga arradèasû, idèneiia fferka âabaiiickineiia, » Wtda wildig tgatikkon: « issagon gu dîsaka guwwatikki wèka arradènan aiion, » Wîda in Sïd-et-Tôr idènga îgaieron : « kiiii dîsanga/î wèkon guwwirkonga arradèn aiion. » Idèn arrekka tirongon, udrekkay guwagon sagil^ âgini, iuhi ffu îgaiissan: « a dîsaka ôsaiikki wèka Jirgirùn kirei, )) erikkireda gusan. Takkon ffu îgaieron iiia : t inn agarr innai gerka urraieronf» iakkon <( eiiô, iall agarr in aiion » ; okicatera, « raiiak'iakkafîi ' aiion, iaaàg fe wèiinammèni )):fîîô8in kèlangon, gu labbni* wèka edakir, fûiôsa^

il invita le patient à s'envelopper dans une grande couverture. Alors il saisit un deuxième gourdin et frappa à tour de bras sur la couverture, en disant : « C'est Sire du taureau (qui cogne), chien de vieux ! » Et quand le vieillard fut insensible, il chargea une autre caisse d'or et partit.

Un peu après, les enfants rentrèrent voir leur père qui leur dit : « Eh quoi ! vous m'annoncez une rebouteuse, et vous m'amenez Sire du taureau ! » Puis il ajouta : « Maintenant, c'est un chirurgien qu'il me faut, pour me saigner. » Or, Sire du taureau était allé demander à la vieille des habits ensanglantés et une lancette ; il s'équipa et retourna sur le marché. Arrivèrent les jeunes gens qui l'engagèrent pour faire une saignée. « C'est bien là, demandait-il au père, l'endroit du dos qui a supporté tout l'effort ?» — « Oui, c'est bien là. » Sire du taureau saigna : « Reposez-vous, étendezvous bien (sur le ventre), vous allez être complètement guéri ! » Et aussitôt le gourdin (n° 3) pila le bonhomme qui resta aplati. Sire du taureau enleva une troisième caisse, la

1. •LLp . - 2. il)jLJ . - 3. jjj . — 4. J^. - 5. Vulg. ^JL— I

sendfif/in* tuskitiig enneda, gu duwwig tirôsa, widagon kuita ikkig lidrekka gu, in td tarin togsingon nôgin Qerra Qaha mèn§in,

Wida icilid^ sùgilton* kaèsan, ièffàh igatikkon: « ai Sîd-et- TôR-rog cska inn agarra à Jiimmunnèni, aiga faQirrog * nôgin gcrra, Qu uskirassan aiion diôsoneiia, urin sfigillon kakkù/àmini.n Wida SiD ET-TôR inga ukkirekka tahid èlog ffu issigon: « ir minga torbarilaton dummè sanèla^? Ai ikka sanèl^ dummekk eli fa terèn\ issan kè icèr fag ait ikka aiga kaiôdèn aiion. » Takkon kaiùieron. Gu icida kitiin fartan wèkixg gaiierekka* /affirrog

(Juwatikkon; wida in iCini tèffàh angarè wèla ukkirôsa nôgin fferra f eggurei à sokkinnan, SîD-ET-TôR-/ron ièd-dan angarèn ùi icèka dummcda, issannog, tan gd dawwun-kèlin mollog, ïdir êakkon\ Itton : « èh' ! SiD et Tôr uddan dàn aiion! )) Tèkkon igatissan : « ir SîD-ET-TôR-ro(70-/è ken tàm issan, Sîd-et-Tôr

confia à la vieille, et changeant encore de vêtements, alla s'embusquer derrière la maison de Thomme aux gourdins. Quand les frères revinrent du marché, le père leur dit : (( Sire du taureau ne me laissera ici aucun repos ; demain à Taurorc, portez-moi derrière la maison, et laissez-moi là, comme si j'étais mort, jusqu'à votre retour du marché. » Le Sire ayant entendu la recommandation, courut chez un forgeron : (( Que gagnes-tu, en un an, avec les paysans? dit-il; je te le donnerai aujourd'hui. Fabrique-moi seulement un poinçon d'une coudée et demie. » Le poinçon fut fabriqué. Au matin, Sire du taureau se couvrit de haillons, et se rendit h la maison, au moment où les jeunes gens transportaient sur un lit leur père à l'endroit désigné. 11 prit avec eux un des pieds du lit", et darda son poinçon par-dessous tout près du fils aîné. Le vieillard se souleva. « Hé ! Sire du taureau est avec vous !» — « Vous rêvez de Sire du taureau, dirent-ils en chœur; il n'y a pas de Sire du taureau ici. »

1- (Jj-U,^- — 2. jjj. — 3. ,3*-.. — 4. j^, — 5. iu-». — 6. jjt. —

7. vfi^* — 8. Les passants rendent hommage au mort, en aidant à le porter. Le cercueil va ainsi d'épaule en épaule jusqu*au cimetière.

dammunei. » Sokkisan. Wïdagon wèka ëakkon\ Itton kuita tîgon angarèn dôro « Sïd-et-Tôr ud-dan dàn aiion ! » Tèkkon issigsan: « Sïd-et-Tôr sillog ikka ëakkeiia^?)) Takkon îgatikkon: (( angarèn awwelin ôîn kèlin mollog ùg èakkin ^ aiion. » Tèkkon îgaiissan: « in gà-lè à ëakkeiia^ f )) Eggugon nôgin fferra uskirôsan, Wîda îgatikkon: « tinon barril* tikkowo Sîd-et-Tôrrog arKâg^ f elmunôni; fagirra^ mat ion barril* / addôgirô^ Hion. ))

SiD-ET-TôR-/co/i inga ukkirekkon tèd-dan mèngintàni, Guwagon sigirin raiiska* îgateron: (( sanèV irin dummekka ai ikka elîfa ierèn, sigirka aiga eli dèn aiion. » Tirôsangon^ gu nôgin tawwô, gu sigirka mèngirôaa mugdàjtg • àg adligrei ■ karadawa girîdon. Ter wîda kuita sukkisan, sigirra addalloia ^ ; iibid voè mèngingon, wîda Sïd-et-Tôr daj^g ^^ Jihhakiron, Ter wîda gag a issigsan: m sikkir aweiia? )) Tar wîda îgatikkon: (( in gardrra^^

Et ils continuèrent leur marche. Deuxième coup de poinçon. Le vieillard se dressa sur son séant : « Sire du taureau est avec vous !» — « Et où est Sire du taureau ? » — « C'est près du pied de devant que ça larde !» — « Allons ! c'est votre fils qui vous blesse ? » Ils le déposèrent derrière la maison. Le père reprit : « Je n'aurai point de tranquillité de ce côté du fleuve ; au matin, il faut que nous passions sur la rive orientale. »

Le Sire ne perdait pas un mot ; il alla s'aboucher avec un marinier : « Ce que tu gagnes en un an, tu le gagneras aujourd'hui, mais je commanderai ton bateau ; » et conduisant le bateau, il accosta au pied de la maison, parant sans fin les rames et menant grand tapage. La troupe vint et s'embarqua. Sire du taureau largua. Il y avait de la vague. Sire du taureau donna de la barre à faux. Un grand effroi saisit les quatre passagers : a Que faire? » gémissaient-ils. — « Mettez-

1. dii. — 2. j. — 3. ï^lj. -. 4. ^. - 5. jâc. — 6. ^j. — 7. i: — 8. ^Ijùt«. - 9. Jop. — 10. S^, — 11. »jl^.

(orffekkan aiion, motion barril* /a ffu okkirèni; » torffekkisangon 8okka bah'arra* trirk udrôffon; wigsangon, igatikkon : « ai Sîd- ET ToR amèni^ id * mugrin œilei * Hion ! »

Guicagon, raîiskon* beèiateron, tabitton beiiateron, îdèn duwwigon beUateron^ kidokkon t(gr dummekka ken nbgiddo ttgon, tann ènga idir ekkira. K'timei*.

vous dans le sac, je pourrai vous amener à la rive Est. » Ils se mirent en sac, et il les poussa à Teau. Ils criaient- « Ah ! « — Ah ! criait-il aussi, le voilà Sire du taureau, tas de misérables ! »

Il aborda. Le marinier, le forgeron et la vieille eurent leur récompense. Sire du taureau garda le surplus des déj>ouiIJes des noyés. Il s'installa dans leur maison et y fit venir sa mère. — Fin.

Toutes les mêmes.

Un homme avait pris femme. Un jour sa femme lui dit: <* Il y a là des petits chiens, va donc les vendre. » L'homme prit les petits chiens, les mit dans un panier, et partit pour le marché. Il rencontra un compagnon qui lui demanda : « Qu'est-ce que c'est que ces petites bêtes-là ?» — « Ce sont des petits chiens. » — « Et qui te les a donnés ?» — « Ma

1. j » — 8. Je) .—3, u»— "4. JU^« — 5. ^tt^j» — 6. ^ - 1 "'^ - — 7. \^y^ •

— 8. ilîfzi wè, — 9. ingut 'va, — 10. Conté par Mohammed Abrabè de Tomas, canton d'El A'âah.

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femme. Elle m'a dit : Va donc les vendre. » — « Ta femme est une pas grand'chose. » Le mari reprit le chemin de sa maison et arriva comme un homme était couché avec sa femme. Celle-ci se leva, poussa Thomme dans une jarre à provisions, et mit le bouchon ; puis elle vint à son mari : « Tu rapportes les petits chiens, fit-elle, pourquoi ne les as-tu pas vendus? » — « Bah ! Il n'y a que la jarre bouchée qui trouvera amateur au marché I » Il chargea la jarre sur son dos et sortit. Il se hâtait vers le marché, quand il aperçut (au bord du fleuve) la femme d'un savetier occupée à laver une peau. Un homme la tenait embrassée par derrière. La savetière (entendant quelqu'un) cacha l'homme sous le cuir. Le porte-jarre s'arrêta, déposa son fardeau près d'eux et s'assit. Survint le savetier : « Voilà tout ce que tu as fait ? dit-il à sa femme. Qu'est-ce qui t'arrête ?» — « C'est cet

1. èan-man-eua. ^2, nôg-ka tira, — 3. tannidan, — 4. tanga, — 5. JL-. — 6. iongirka, - 7. sûg-ka, — a cièn pour idèn, « femme ». J*ai rencontré plasieurs (ois cette forme. — 9. nalakHon. — 10. dèn-gon.

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individu avec sa jarre, il m(^ bouche le passage et je reste là. » Le saveticT dit au mari à la jarre : « Si je prends une tri(|uo. je te démolis ta jarre! » — « Moi je prendrai une tricjuc ot je crèverai ta peau! » Le savetier frappa. . . D'entre les morceaux, un homme bondit et se mit à courir. L'autre prit un bAton, en donna sur le cuir.. . De dessous un homme se dressa et se mit \\ courir. Le savetier stupéfait s'arrêta de frapper. Il dit au propriétaire de la jarre : « Qu'est cela ? » — « Cela, c'est mon lot et le tien. »

Alors tous deux firent vsociété. L'un fournit un bœuf et l'autre un âne. Puis ils se mirent en campagne. Ils s'étaient dit:(( Si nous trouvons en chemin femmes de cette allure, nous reviendrons auprès des nôtres, et tout sera dit. Si nous n'en

1. ica(iian(jôfân. — 2. ^t. — 3. jH^. — 4. utcongar. — 5. iJjLL. — 6. banhis^an. — 7. ènki-ûncfû-dan. — 8.

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trouvons pas, nous vendrons lo bœuf et l'âne, nous payerons les dots et divorcerons. » Bientôt ils avisèrent un homme et lui tinrent ce langage : « Nous sommes morts d'amour ' ; pour ce bœuf et cet âne ne nous enseignerais-tu pas quelque femme (qui mettrait fin à nos maux).» L'homme indiqua sa fille'. Le mari à la jarre entra dans la maison. On ne lui refusa point le remède^®. Il redescendit, et, à son tour, le savetier entra. 11 eut aussi le remède^*. En sortant, il posa quelques questions sur ce qui venait de se passer ^\ L'explication lui arracha des cris perçants :((... (Alors, ce sont des enfants que j'ai laissés là haut) I Mes enfants sont perdus ! » Le père (craignant qu'il n'attirât quelqu'un) l'arrôta : « Laissez-nous en repos avec vos bêtes, prenez de nous un autre bœuf et un autre âne et allezvous-en. » Les deux maris retournèrent chez leurs femmes.

1 . îij. — 2. mJt- . — 3. S^ 3. — 4. onôsort. — 5. Jli . — 6. ^r^ • — 7. tèk-

kon. — 8. Mulierum desiderio confecti. — 9. Toutefois, ce père redoute plus le qu'eu-dira-t-OQ que les Pharaons des conteurs de Mempbis. Rhampsinite, pour connaître le voleur de son trésor, voulut que « sa ûlle tint l'huis ouvert, » lui commandant... contraindre chacun lui dire ce qu'il avait fait en sa » vie. . . » Chéopa paya les dépenses de la grande pyramide avec la beauté de sa ûlle qui, en exigeant pour sa part, une pierre de chaque amant, se construisit une autre pyramide. (Hérod., II, 121, 126.) — 10. Puellam iuivit. — 11. Viro quaerenti quid de pêne emisisset, responderunt : « Indô Ûunt pueri. i»

Le Trésor de Kerma (xi) a conservé quelque souvenir de l'antiquité. Le serpent qui hante la ruine est une très vieille forme de la divinité dans le Delta, un totem, adopté par les Hébreux, mais qui, de leur temps, avait déjà perdu son haut rang, pour n'être plus que le génie du temple, un gardien de portes, un talisman et un emblème au front des dieux et des rois. On verra que de nos jours, il exige encore la fumigation rituelle et certaines formules de passe.

Kerma (troisième cataracte, rive Est) existait sous Tehotmès III ; le trésor git dans l'un des deux monuments qui dominent sa nécropole. Son suzerain, le roitelet Tombol, appartient à cette famille d'Argo qui détenait la province de Dongolah, au début du siècle. Il succéda, après son père Mohammed, à Tombol, fils de Tombol et père du chevaleresque Ziber\ « Savant docteur, aussi riche qu'avare, » dit une chronique, il fit de l'opposition à l'Egypte et périt empoisonné. Cinq ans après lui, son parent Or H'amed^ collecteur peu zélé, fut remplacé par un compétiteur, Or H'anhamet, fils de Sittana, qui se soumit en 1884 aux Mahdistes.

Barbari* wèr kawagi^ wèkkonon k' admè-bukon^ , Eskenderier * k'amsa u ialailn sanag • ièkkon. Sa/arèreki ' k'awaffig * wètirkon: « an mahiég • wersiri, andar bu QUri, ann adèmigi • bu ffûgi na-

Le trésor de Kerma. ^'

Un Barbarin était resté trente-cinq ans à Alexandrie au service d'un Européen. Il se décida à retourner au pays : « Payez-moi mes gages, dit-il à son maître, il faut que je

1. Lbpsius, Nubische Grammatik, p. 242 sqq. ; Cailuaud, Voyage à Méroé, pa88, — 2. iSxj,' — 3. ï>-'j>"- — 4- f J^» — 5- î»jJÛSC-l. — 6. Oj»^j <*-^ îi^. — 7. iL#. — 8. î^lt. — 9. ol Cj} • "" 10- Conté par le sheikh Mohammed Abdallah d'Argo (Dongolah).

leddi, an gurba^ iôwilèroskon^.» K'awagigon^ iekki «en méhiègi*, Dungular gagi sokkèro 'kon)). Tekkon: (( al minegi sokkèri ekonf))

— «Ai 'kki hûgi ten iëâragi^ wètidcV ekon. )) — (( Mine bu wèdènin ekonf » — (( En damânagi* eitakin, bu vééidd* ekon, er ffûgi adèmigi'' bu wètiririn,)) Tekkon damana^ tendigi eggakon a ter aigi amentingi àg Qu wèkki amentirmendigi )). K'awagigon^ ten damàna^ geblèroggi*, bak'ur* wèkki tirkon iâsa^^ loèkkonon, « Dungular gu, k' ut ^^ Argor, Kermah dujq/a owungarro, tiddoton wèddo bak'urk* àg Sûgi arkirkin, kussirki èrialloton^^ imil owu sokkè, ginertongon^* donal wèkki sokkè- Bak'urk^ arkirkin, ekkibâb*^ bu kussirin, isandimmengon tentûr tôffu; sokkedin bdder^^j tokkon 8àa ^* wèkki tègmen, bak'ur on dioakin, ekki bàb ^*

parte pour revoir les miens ; mon absence s'est prolongée. »

— «Tu toucheras tes gages au Dongolah, » reprit le Khatoagah^\ — « Comment les toucherai-je ? » — « Je t'indiquerai un moyen. » — « Un moyen? » — « Mais, tu me fourniras caution, car tu irais répéter ce que je vais t'apprendre. » Le Barbarin amena un garant qui répondit de son silence. Le Monsieur accepta la caution et remit (à son serviteur) un morceau d'une sorte d'encens et une cassolette. « Va au Dongolah, dit-il, dans le canton à!Argo, à Kerma, où sont les deux constructions antiques ; dans l'une d'elles, tu allumeras cet encens, elle s'ouvrira ; alors, prends-y deux cents réaux et un millier de guinées. Dès que tu allumeras l'encens, la porte s'ouvrira pour toi, et tu pourras entrer sans crainte ; mais après avoir pris ton argent, ne reste pas un instant, si l'encens venait à s'éteindre, la porte se referme-

1. ï>/- — 2. Jjl?.. — 3. ï>.l^. — 4. Î^U. — 5. ejl^l. — 6. ï)\^^ •

— 7. *^1 ^\ . — 8. Juï. — 9. jJtJ. — 10. i-»lL langue fraaque. —

11. Jai. — 12. jlj. — 13. i»l^ guinée. — 14. ,^1.-15. JU).— 16. ÏpL-

— 17. Le K'auoagah^^i « un monsieur^ un bourgeois».. Dans la bouche des Égyptiens du peuple et des Barbarins, c'est le terme poli pour désigner un Européen, quelle que soit sa condition. Les citadins le remplacent volontiers par mesiou, « Monsieur ».

BiBL. ÉGYPT., T. III. 27

bu kohedin, » Tekkon « ià wèkki wètirmenf Sabà^ seningi* tègoggi in baladir^ iarèy en mehiègon * berdu * nogbUn er tâm bokkon ».

Barbari* sa/arè* ffakon. In ter wèsin kirgi bakurki"^ weltèkon*, bûb* kussirkon, ien dungigi §u sokkèkon ter wèsin kirgi kullu^^ gensirton*\ indeb belkon, bdb^ kobkon ter belsim bùder^*, Tindar gugon, sana** toskig tèkkon, ten dungid deingon**,

Ademi^* ffagi Or Tombolgi wètirkoran: (( Filan^^ Filam-mèn^^ dungigi bireggi, tdgi^ dgi, sar/èn** ginautti**, rialatti^* ; adem malle Masurro** gamenda'? In dungigi ter isayir èlkon? n Or tekki areggi, tàkon : « Er isayir in dungi mallegi er èlkon f )) — « Hadmèkori" Masurro^\ » — « Er èlsingi wèmenkin, ai ekki bugi tôgiri. » — « Er on aigi tâkkingon^ umbelkingon^ hagigki^*

rait sur toi. » Il ajouta : « Surtout, ne dis mot à qui que ce soit ! Après sept ans de séjour dans ton pays, tu reviendras ; jusque-là, je laisserai courir tes gages. »

Le Barbarin partit. Suivant les indications de son maître^ il alluma l'encens ; la porte (du monument) s'ouvrit; il enleva l'argent, comme il avait été dit, en monnaies diverses, et sortit avec son fardeau ; derrière lui la porte se referma. Il alla dans sa famille, et pendant trois ans, il demeura, dépensant ses richesses.

On vint alors dire au roi Tombai : « Un tel, le fils d'un tel a fait fortune ; il est de retour et dépense guinées et réaux. Est-ce que tout le monde ne va pas en Egypte ? Où a-t-il trouvé cet argent ? » Le roi le fit prendre, et quand il fut devant lui : « Où as-tu trouvé tout cet argent ?» — « Je servais en Egypte. » — « Si tu ne réponds à ma question, je te frapperai. » — « Vous pouvez me frapper, me tuer, je dis

1. Artr^rr" — 2. 4JU-- pi. de ÎJL-». — 3. iJi^U. — 4. Vulg. ^^j. — 5. (Jj^x* — 6. iL. — 7. jjitù. — 8. Jj. — 9. ,^1. — 10. JT*. — 11. ,j^' — 12. JUi. — 13. iu-. — 14. «li. - 15. ol ôrl. - 16. J^ - — ^7. 0;! ô%. - 18. ^-^. - 19. Zs^. - 20. Jlj pi. vl»Vlj. - 21.

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