‹ Œuvres diversesChapitre 161 sur 169 · Le cha · texte numérisé non relu

Le cha

^^tn dans le pu

qui lui pari

Il . ^^de (M puit

roccasion, ■

Il ^BBmonter;ai

il leva un n

^bua^l^

« Prends ; i

je serai & U'

^^^Bj

* tréqneuter

Han ian urgaz isa'wuln ser s g' uwa'nô, inna i as : « ig' iin tùsit', g' ik elli t'skert' i g'win iâ'dni, ra d ak skerg' iat tg'a'usa elli wursar t'tut'. » la'sï t'in ar afella in wa'nô. Inna i as : « gîla tûsit iin, amz a Isirt » iut t' s iat t'ukîiimt' g'iggî ink'ar" iat t'uktiimt' g'iggi n ualn d iat' t'krat' g'iggi n imî. Iftun fi h'âlt-'*s.

Han amdah'^* an if tan s temazirt' ar iat' ta-le-blast". î'bdun" ar itlaab" iut' tagmomt', isers t g' wakal ar t'sawal ar t'e'ni « a'gellîd s waske'wn ennes » krat tuwal. la'sin tallûnt', iut' isers t'in g' wakal, ar tsawal ar t'éni « giimâ aiin ig'ersen f taznukt d elli-s. » Ar sawalen midn, askend sin inik'^znin'^ ar sflidn ma t'e'ni tagmomt et tallûnt'. Ftun s dar u'gellîd, innan as: a a sldî'S han ian umdah*^' ar ikkat' tagmomt' ar tsawal ar t'e'ni a'gellîd d waske'wn-enneSy ar ikkat' tallûnt', ar tsawal ar t'e'ni gumâ ai ig' er an f taznukt d elli-s. » Inna i âsen u'gellîd: « awiat e'd tgim t'in g'buigurdan'*. » Ftun ser s amzun t'in gin-t'in g' buigurdan ".

9. A ce moment, un homme appela du fonds du puits : <c Faites-moi sortir d*ici, disait-il, comme vous avez fait pour les autres, et je vous donnerai une récompense que vous n'oublierez jamais.» Le chanteur tira Thomme du puits: « Maintenant que tu m'as délivré, fit Thomme^ attrape et va te laver I »et il lui bailla sans souffler un coup de poing sur le nez, un coup de poing sur les yeux, un coup de poing sur la bouche, puis s'en alla à ses affaires. Le chanteur (lava le sang qui coulait).

10. Enfin il arriva à la capitale. (11 s'arrêta) sur une place (pour donner une représentation). Il souffla dans son roseau, le posa par terre et le roseau dit trois fois: « Le roi a des cornes ! Le roi a des cornes .' » Il frappa sur son tambourin et mit à côté du roseau, et (voilà que) le tambourin fit entendre ces mots : « C'est monjrère qui m* a égorgé pour la gacelle et le faon! » On en jasa dans la ville; deux hommes de police (se mêlèrent à l'assistance), et ayant entendu le roseau et le tambourin, allèrent rapporter au roi qu'il y avait un chanteur qui faisait dire à sa flûte : « Le roi a des cornes! » et à son tambourin : « C'est mon frère qui m'a égorgé pour la gabelle et son faon, » Le roi ordonna qu'on jet&t ce chanteur en prison .

> 22. ji-l.— 23. i^JÏ. — 24. (j^. — 25. jû.C« » Syiî « museau, extrémité

du nez ». — 26. 4tU. (3* — 27. Plaça « place», en langue franque. —

28. Ijb. — 29. ,,..^. — 30. ôj^ « garde ». — 31. ^^JL-- — 32. « La boîte aux puces».

Ikkan gïs se'n wassan; ar it'e'ni wah'dut'»* « ra d jerrebeg'** imdukâl-înô ellin usig' g' wa'nô. » la'sîd taslesit' innad: « ad jerrebeg''* aigumad entan aizwa'ren. » I&'sîn îmik g'ailli as ifka ulgomad, iloh' t'in^' k'takat'. Ikkan îmik, han algomad ilkem fin, inna i as wulgomad : (c g'id ag'en tëllit'? » Inna i as entan : (( g îd ag en leg\ ik' tezdart', aîin t'sufog't'. » Inna i as : <( zdarg's. Aska ig' d uskan d willi tamznin ilguma'dn, hatnin ra d iksôdn; ik' tuskit', kûn ad wur teksôt gîgi, t'àsît' iin ar berrâ'' 'n temazirt\ tor/emt iin. Askalens tella iat' ferokY roëzzin elli-s n ugellîd, hat'in taazza '* dar s, ra d siîtleg' i umgardennes. Ig d uskan d iai'ssawin " ra tn esseudog , erweln g'èr"' kién ta'sît iin. » Askalens issû'tld wulgomad i iumgard n tefrok't'; inkem tik'de'min** d ilke'men ar t'e'nin « a ia wulgomad issûtl d i illi-s u'gellîd mezzin ! » Innan i u'gcllîd : <( han ia wulgomad issûtl d i tfrokVI » Inker d ar itazzal. Inna i asen : « awiat ie'd willi illanin g' buigurdan" ih'abbasen ** ig' gîsen kra n iaissawin '^ » Ftûn awin d iaissawin.

11. Celui-ci fut donc mis en prison. Au bout de deux jours, il se dit : < Éprouvons mes amis que j'ai retirés du puits. » Il prit la peau que lui avait donnée le serpent : a J'éprouverai d'abord le serpent, « et détachant un morceau de la peau, il le jeta dans le feu. Aussitôt le serpent apparut : « C'est ici que tu es? dit-il au chanteur. — Oui, c'est ici que je suis, et si tu en as les moyens, tu me feras sortir. — J'en ai les moyens. Le roi a une fille** qui lai est très chère. Demain je m'enroulerai autour de son cou; on appellera les charmeurs, mais je les mettrai en fuite; on t'appellera aussi; ne crains rien, prends-moi et va me déposer dans la campagne. » Le lendemain le serpent se glissa autour du cou de la petite princesse. A cette vue, les servantes se mirent à crier : (( Un serpent au cou de la princesse I » Le cris furent entendus par le roi qui accourut en disant : « Qu'on aille chercher parmi les gens qui sont dans la prison s'il n'y a pas quelque aïssawi *' ». On amena de la

33. •JUlj. — 34. ^'j^ . — 35. I^r . — 36. 3^^ • — 37. ^jllc . — 38. ^M- —

39. Aj^, — 40. -...». • — 41. Le discours du serpent est un peu en désordre ;

j'ai dû modifier la disposition des phrases et supprimer les rôpétitîons. -« 42. Membre d'une confrérie bien connue, qui s'attribue un pouvoir sur les serpents et sur les scorpions ; une troupe d'Aïssaouas a donné des représentations à Paris. Ici, synonyme de psylle.

Amzua'ru i'ftan an ia'sî wulgomad^ ar fell as ittakiii wulgomad, issiwit, irwul. Wissin wa kadalik". Wiskrâd iashe'd, walli iâ'dni igâa amdakulns : ia sî fin, inna i u'gellîd : « aii tsamaht' ^* ad a serzemog' eg' la-k'la**. » Inna i as : « asi-t' tawi-t'in s la-k'la, terzomt as, t'wurrid s g îd wur tsekôt iat' hat'in erzemg' ak; iawin algomad ar la-k'la, irzem as, iwurrin dar u gellîd, inna i as : <( a sidi '\ hat'in erxemg' as. » Isa'wul as d u gellîd, inna i as : (( ai i tawût' manig' tûfit' îmasn an. » Inna i as : (( sîdi'S ufig' d iat gomamt' temg in g' wa'nô bik' t'in a"dlok' • t'in sodg'n gis ar tsaVal. Inna i as : « imma tallunt' manig' %' tûfit'? » Inna i as : (( ufig' d elem g'eggi n iat sejart' ** g'erfg' en^^ ser s tallunV, ar t'kat'ek' ar tsawal. » Inna i as u'gellîd : (( zaid aiin erzemg' ek »; ifk az d kra n iqârédn; iftûn. Ig'ran u 'gellîd e uh'ajjâm', inna i as : « ah'aj jâm ' ma k' aillig' g'a tskirkist fell a ? » Inna i as : wur jud nekkin ai skerkîsen. » Inna i as u'gellîd : (( sod k' tagmomt. » Ad iso'den gîs ; inna i as : <( sers t g' wakal. » Isers t'in

prison un aUsawi qui tenta de s'emparer du serpent; mais celui-ci se jeia sur lui et le mit en fuite. Un deuxième charmeur ne fut pas plus heureux. L*ami du serpent vint en troisième, et (sans effort) il prit l'animal et dit au roi : « Permettez que je le reporte dans la campagne **. » Le roi répondit : « Va, emporte-le, laisse-le dans la campagne et reviens ici; tu n'as plus rien à craindre, tu seras libre! » Le chanteur alla déposer le serpent dans la campagne et revint en présence du roi : < Sire, dit-il, le serpent est loin *\ — Conte-moi maintenant, reprit le roi, où tu as trouvé tes instruments de musique? » Le chanteur raconta comment il avait trouvé un roseau verdissant au milieu d'un puits, comment avec un morceau de roseau il avait fabriqué une flûte qui avait parlé lorsqu'il eut soufflé dedans, a Et le tambourin, où Tas-tu trouvé? » Le chanteur répondit encore qu'il avait trouvé une peau accrochée à un arbre et qu'il en avait recouvert son tambourin, que (depuis lors) le tambourin parlait quand on le frappait. Le roi lui fit donner une somme d'argent et le congédia. Le chanteur partit.

12. Le roi manda alors le barbier : « Barbier, lui dit-il, pourquoi répands-tu des mensonges sur mon compte? — Sire, je ne suis pas un

43. «fJiJOj. — 44. «♦«**. — 45. •^(tl • — 46. Un charmeur perd son pounv sur les serpents, s*il cause quelque mal à l'un d'entre eux. ~ 47. Le

voir sur les serpents,^*il cause quelque mal à l'un d'entre eux. ~ 47. Le mot à mot est « je l'ai lâché ».

u'h'ajjâm * g' wahal ar tsawal tgomamt' ar tVnî « a'gellîd s waske'wn-ennesl » krat tuwal. Inna i as : (( ar temnît d ar tsûît ma tVnî tcgomamt ad. » Inna i as : « awal elli s ak ennig' aiad tsufg't manig' t'nnît' awal ad. Hat'in agaiu-nk ira itu'bbâi. » Inna i as ai i tsâmah't' *', ai agellîd, awal ad ennig' t' g' wa'nô wur isilla ian. Inna i as u'gellïd : « isillai ak d orebbi *% ftun s lemakân*-ennek. » lazn az d u'gellid se n irga zen ng m 1 mudlon t' **. lazend s iu-s; hat'in iu§ka d, inna i as : « tgaworn g' el-goddâm**-inô. » Inna i as : « man ikka guma-k, mensk n isegguasen aiad, wur no'mz 1-ak'bâr •• ens, » Inna i as iu-s : « a ba'ba, wur se'ng' man ikka. » Inna i as ba'ba-s : (( ia-k wur t' teng'ît'? » Inna i as : (( la, wur t enrig'. » Isawul n ser s ba'ba-s, inna i as : « ûi' tallunt' an. » lût' tallunt, isers t g' wakal, ar tsawal tallunt' ar t'e'ni « gama' al ig'ersen J iaznuki d elli-s ieziin d baba, » Inna i as u'gellld i iu-s : a ar tsûit g'ila izd îma ilm n ogma-k aiad isawaln. » Inna i as : is t' t'skert', agaiu-nk ira ibbi. » Inna i as :

menteur. — Souffle donc dans oe roseau. » Le barbier souffla : « Pose-le à terre. » Le barbier posa la flûte à terre, et la flûte dit tout haut : Le roi a des cornes ! Le roi a des cornes! par trois fois. Le roi dit alors : «Tu vois ce roseau? Tu entends ce qu'il dit? » Il reprit : « Ce secret que je t'avais confié, le voilà qui court; comment Tas-tu divulgué? Tu (me payeras) cela de ta tête. » Le barbier supplia : « Grâce t mon seigneur, j'ai dit le mot dans un puits; personne n'était là (pour entendre). » Le roi répondit : « Dieu était la! » Le barbier s'en alla dans sa demeure; le roi lui envoya deux émissaires qui le tuèrent et l'ensevelirent.

13. Ensuite le roi fit appeler son fils, et dès qu'il le vit : « Mets-toi en face de moi, lui dit-il, où est ton frère? Combien y a-t-il d'années que je n'ai point de ses nouvelles ! » Le prince répondit : « Mon père, j'ignore où il est. — Ne serait-ce point toi qui l'aurais tué? — Non, je ne l'ai point tué! — Frappe donc sur ce tambourin. » Le jeune homme frappa sur le tambourin, mais quand il l'eut déposé, voilà que le tambourin parla et dit : « C'est mon frère qui m*a égorgé pour la gaselle et le faon que demandait'^ mon père. » — « Tu l'entends, regarde, c'est la peau de ton frère qui parle. Pour ton crime, je te ferai trancher la

48. De del « couvrir ». Cf. ar. Jji « se couvrir d'un voile ». — 49. ASi • — 50. jLiV — 51. Pour : « lesquels envoya. »

« skerg' t' ennig' îs wur ra d iawian ei-ak'bâr **, » Inna i as ba'ba-s : « Srebbi ^" A issEN. Wurrin s le-makân '-ek. » lazn as se'n eng'in t' g'ebbern t'", g'ik elli isker i gma-s. — Leqist" in wudai**

BEN-STITA ** de TASKOKANT' ".

tôte. )) Le jeune homme répondit alors ; « Comment aarais-je pu penser que ce que j'avais fait serait découvert? — Dieu le savait! » reprit le roi. Le prince retourna dans ses appartements. Deux envoyés du roi vinrent, le mirent à mort et le jetèrent dans la poussière comme il avait fait du corps de son frère. (Histoire contée par le juif Ben-Stita de Taskokant,)

52. ji> « couvrir de poussière ». — 53. A^aZ) . — 54. Ar. : 4^*^ . Uda-i

a qui est de Jada ». ~ 55. SUL*» l/.O) sobriquet d'un homme ayant un sixième doigt. — 56. Près d'Eskorah.

Page 1