LE PRINCE MEURTRIER DE SON PÈRE
1. Illa ian ogellîd, ia-was izïd^ dar-s ian ofruk' zun aiur. Inker ig'er kuUu* imunejjimin ' ; aillig' ad iuskand dar-s, inna-i-a'sen :
1. Il y avait jadis un roi. Un jour (la reine) mit an monde un garçon beau comme la lune. Le roi rassembla ses astrologues : « Il m'est né un
. ^Ij. — 2. J^ — 3. f^^ .
446 GONTBS BERBÈRES
« ian ofruk' izîd* dar-i; zrat ma ra igi. » Ar-tmniden aillig' ennanas : « afruk'-ad-enk ig'-injem* g'-izem or-lissa netta ira ig es-sebab* n el-hal-ank'; temmet*, iwala* tageldit. Netta iu-k-ad. » Inker ugellîd iftû s-el-k ala^* aillig' elkem ian odrar, isker gîs ian wano g'edda-wakal. Iserf-ed s-ufruk' ad iat temg rat g'a iossumum. Tawit-id ar dar ogellîd, igguz ogellîd s-uwânu netta ula tamgart tasi afruk' dis; (ajksemn s-ian oh'anu^^ d-waman gîs, ifl-a'sen ogellîd kollu ma ihetaj. leftù ogellîd f-h'âlatu **, ar ittigawar arkig' ikka aiur. Iftu sg'în kolP aiur.
2. Aillig' ikkaafruk' asuggas d-uzgen, ian ongemar ar-igommer g'èr^' izem, ia-was inker iftû a-igommer izem, ia'fen ian izem moqqorn g'-el-k'ala**. Ittfur-t a-t-ing'i; iksem-as-d wanoelleg' illa ofruk' d-et-temg'art. la'fen izem tamgart, issî-t, ofruk' ijrah-t**; ilhu'* ofruk' ar-ialla. Isfeld ongemar ofruk' ar-ialla g'- wano ellî iksem izem. Igguz ongemar s-wano g'-el-h'ïn ^^ ; ia'fen izem,
garçon y leur dit-il, examinez quelle sera sa destinée. » Les astrologues tirèrent (rhoroscope) et (prononcèrent l'arrêt suivant) : « L'enfant qui vient de naître, s'il échappe à la dent d'un lion, causera la perte de son père; il tuera le roi et s'emparera du trône. Voilà le sort de ce fils. » Le roi fut tout attristé par ces paroles. Il s'en alla dans le désert jusqu'à une montagne dans les flancs de laquelle il fit creuser un caveau, et envoya quérir le nouveau-né avec une femme pour l'allaiter. Lui-même descendit avec eux dans le caveau et les y abandonna avec de l'eau et tout ce qui était nécessaire à la subsistance de la nourrice. Lorsque la lune se fut renouvelée, il revint au caveau pour juger de leur état, et ainsi chaque mois par la suite. Un an et demi se passa.
2. Il advînt alors qu'un chasseur de lions partit en chasse dans le désert et y trouva un lion énorme. Le lion, poursuivi, se réfugia dans le caveau où étaient le jeune prince et sa nourrice. Il (bondit) sur la femme et se mit à la dévorer, pendant que l'enfant meurtri poussait des cris perçants. Le chasseur entendit ces cris; il courut vers le caveau, y descendit et se trouva en face du lion. Il le tua et vit alors les restes de
4. ilj. — 5. f^. — 6. , --^. — 7. fj^U; on devrait avoir elak-ank « la perte de toi ». — 8. OU. — 9. ^^J, ■— 10. ^U.. — 11. OjJU- , StU » y^. —