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Le solstice d'été et le solstice d'hiver

2. J'appelle initié, faute d'un terme français plus conforme aux idées égyptiennes, celui qui possède la connaissance des textes sacrés et sait en utiliser la vertu.

on honorait le dieu et ses parèdres. Il était alors réservé aux fêtes particulières de la divinité éponyme, et les sanctuaires secondaires aux rites journaliers célébrés en l'honneur des parèdres envisagés comme ses manifestations temporaires ; pour les solennités pendant lesquelles ces parèdres devaient jouer le rôle principal, on érigeait dans l'enclos divin des naos spéciaux ou môme des temples complets, qui devinrent comme l'image agrandie des sanctuaires et le théâtre d'un culte nouveau. C'est ainsi qu'à Karnak, le grand temple répond au grand sanctuaire, le temple de Moût au sanctuaire de droite, le temple de Chonsou à celui de gauche ; avec cette nuance cependant que Moût et Chonsou devaient être considérés chacun dans l'enceinte de leurs temples comme le personnage principal des transformations divines, et avaient droit à tous les hommages réservés à Amon dans le grand temple de Karnak. A Denderah il y avait, outre la demeure d'Hathor, celle de Sam-Tawi, et une autre consacrée à Ahi. Il y avait aussi la chapelle où la déesse était née sous le nom d'Isis. Enfin, sur les terrasses du grand temple deux édifices pour monter le catafalque d'Osiris, et, au dehors, un mesen monumental, permettaient de donner plus de développement aux cérémonies célébrées sommairement dans la chambre du catafalque et dans celle de la conception dépendant du temple d'Hathor.

Ainsi le temple égyptien peut se subdiviser, se démembrer, comme le dieu qui y est adoré, et les édifices annexes qui en dérivent servent d'asile aux formes émanées du type principal et figurent diverses régions de la carte céleste.

Le temple, en effet, dans son ensemble, représente la demeure des dieux. Les inscriptions dédicatoires, gravées sur le pourtour de la chambre la plus étroite,'déclarent qu'elle a été construite semblable au ciel. « Celui, dit le scribe d'Edfou, qui pénètre dans le temple, pénètre dans le ciel*. » Les colonnes ou les quatre angles sont les montants de la voûte cé-

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