Description de Thèbes, et PI. antiq. II
4. Lettre XIV, dans les Lettres écrites d'Egypte et de Nubie.
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décoration, il en diffère par des détails scrupuleusement discutés ; que les mensurations rapportées par l'auteur grec ne sont applicables à aucun des édifices de Thèbes actuellement existants ;
Qu'enfin TOsymandyeum a été inventé par les prêtres égyptiens jaloux de « frapper l'imagination par la peinture d'un monument qui surpassait tout ce que les Grecs admiraient à Thèbes » .
Toute l'argumentation de Letronne repose sur cette idée que le narrateur qui a fourni à Diodore la matière de sa description, Hécatée d'Abdère, s'il est le coupable, voyageait une roulette à la main, et ne s'aventurait à parler d'un édifice religieux, qu'après avoir contrôlé ses propres mesures chez l'archiviste, pénétré au fond des sanctuaires, entendu les révélations du pontife. Il faut comprendre autrement les touristes de cette époque; ils ne voyaient pas mieux les temples que nous autres Européens ne voyons aujourd'hui les mosquées d'Egypte. Quand des savants, des souverains pénètrent dans la mosquée de Saiedna-1-Hosèn, ou dans l'Université d'El-Azhar, au Caire, ni le sheikh-ul-Islam, ni même Timan particulier ne se dérangent pour leur en faire les honneurs : les gens de service seuls se mêlent au cortège et luttent de bavardages et de niaiserie avec les effendis, les drogmans et les cawas, et la tournée s'achève au bruit des sifflottements des étudiants et des fidèles. La morgue des anciens collèges sacerdotaux ne le cédait en rien à celle du clergé actuel. De plus, dans la vieille Egypte, l'accès des sanctuaires était rigoureusement interdit aux impurs. Ceuxci pouvaient circuler dans le téménos, faire leur offrande à l'animal sacré, mais il ne pouvaient dépasser les cours intérieures, en tout au plus l'Use//. De là, l'interprète qui, pour son métier, avait surtout fréquenté les Grecs, leur décrivait l'intérieur, leur expliquait les croyances locales par des noms